Il était une fois en Lega A Saison 92 – épisode 15

Cette année, on vous décortique la Lega A, première division du championnat italien, à la loupe.

Le ga BasketGrissin Buon Reggio Emilia – Sidigas Avellino  96-73
Sans doute lassés de manger des gressins, les joueurs de Reggio Emilia se sont jetés sur ce match avec un appétit gargantuesque, clôturant le premier quart avec un 32-8 qui laissait peu de doutes sur l’issue du match. Le géant Riccardo Cervi a fait l’amour dans toutes les positions aux géants adverses (15 points, 6 rebonds et … 5 stops !), bien servi il est vrai par l’excellentissime Andrea Cinciarini (17 points, 7 rebonds, 11 assists). Quant à James White, il avait décidé de faire étalage de son adresse extérieure (4/4 derrière la ligne). Rudoyés pendant quarante minutes, les Avellinisi avaient visiblement la tête ailleurs. Seuls Jeremy Richardson (14 points, 6 rebonds) et Jaka Lakovic (15 points) ont tenu leur rang, ce qui ne fait pas tripette. D’autant plus que le guerrier bulgare, Kaloyan Ivanov, était tout raplapla (2 d’évaluation). Une aubaine pour Reggio Emilia qui, grâce à ce succès, se qualifie pour le Final Eight de Milan (du 7 au 9 février prochain).

Umana Venezia –  Victoria Libertas Pesaro  89-65
Parfois inspiré, parfois consternant, le cinq vénitien n’a fait qu’une bouchée des Pesaro Globe Trotters. Ce fut notamment l’occasion pour Tony Easley, discret depuis le début de la saison, de claquer 18 points avec 90% de réussite. Nate Linhart en a lui profité pour se faire bien voir du coach Markovski en inscrivant un panier du milieu du terrain au buzzer (17 punti, 8 rimbalzi) et Andre Smith a de nouveau fait exploser son compteur individuel avec 21 points, 13 rebonds et 5 assists. Chez les Globe Trotters, Elston Turner ayant abusé du chianti au déjeuner (seulement 4points à 2/12), c’est Marc Trasolini qui s’est mis en valeur (11 points, 10 rebonds, 3 blocks). Avec lui, Alvin Young et Andrea Pecile ont prouvé qu’ils n’étaient pas encore cramés (16 et 10 points pour les papys de Pesaro). Venise en profite pour s’incruster au Final Eight où les hommes de Zare Markovski auront le redoutable honneur d’affronter Brindisi.

Cimberio Varese – Acea Roma  78-86
Un Serbe, un Américain et un Italien d’un côté, trois Américains de l’autre. Qui gagne ? Même s’ils n’ont pas démérité, loin s’en faut, Dusan Sakota (13 points), Adrian Banks (16 points) et Achille Polonara (14 points) n’ont pas réussi à déconcentrer le trio de bons élèves Jordan Taylor-Quinton Hosley-Jimmy Baron (58 points). La différence s’est faite au retour des vestiaires, où le discours du coach varesan, semble avoir complètement tourneboulé ses joueurs (dominés 3-23 dans le troisième quart). La louve confirme sa bonne santé, et en voyant la mayonnaise prendre ainsi forme, on se surprend à penser que cette équipe n’est vraiment pas vilaine. Mais est-elle taillée pour aller au bout?

Pasta Reggia Caserta – Giorgio Tesi Group Pistoia  80-74
Ne l’oublions pas: Gallina vecchia fa buon brodo. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes (pour ceux qui n’auraient pas suivi). A 35 ans, Andrea Michelori ne saute plus aussi haut qu’avant, et alors ? Sa science du placement et sa roublardise se marient à merveille avec le punch des Américains voltigeurs que sont Jeff Brooks (15 points), Chris Roberts (16 points, 5 rebonds) et Stefhon Hannah (11 points, 6 assists). Les 12 punti-10 rimbalzi de « Miche » ont permis à Caserta de prendre le dessus sur des Pistoiesi toujours aussi coriaces et notamment sur sa colonie US (Ed Daniel, Brad Wanamaker, Kyle Gibson et JaJuan Johnson : 56 punti). Comme le dirait James Bond, Diamonds are forever.

Granarolo Bologna – Acqua Vitasnella Cantù  69-78
Démarré en trombe en octobre dernier, le championnat est en train de tourner en eau de boudin pour les Bolognais, qui n’ont pas réussi à se qualifier pour le Final Eight. Sur le parquet de l’Unipol Arena, Dwight Hardy (17 points) et Matt Walsh (7 punti-9 rimbalzi) n’ont pas su contenir les assauts de la bande à Pietro (Aradori : 13 points). Les solides performances d’Adrian Uter (18 points, 5 rebonds) et Michael Jenkins (18 points) symbolisent à merveille la qualité du jeu intérieur-extérieur de la horde lombarde. Au lendemain de cette nouvelle défaite, Bologne ressemble à un calzone qui se serait dégonflé. Triste.

Sutor Montegranaro – Vanoli Cremona  90-95
Décidément Cremone semble apprécier ses week-ends dans les Marches. Après la victoire obtenue le week-end dernier contre Pesaro et qui mettait fin à sept défaites d’affilée, les ragazzini de Cesare Pancotto ont obtenu un nouveau succès contre une équipe marchegiana. Il faut dire que Ben Woodside était en mode « Gravelines revival », inscrivant 24 points, lâchant 4 assists, et apportant ce je-ne-sais-quoi qui en fait l’un des meilleurs meneurs d’Europe (quand il est dans un bon soir). Ses compatriotes Jarrius Jackson (26 points) et Jason Rich (13 points, 6 rebonds, 5 assists) l’ont accompagné jusqu’au bout de la nuit. Il le fallait car Montegranaro n’a rien du perdreau de l’année et a une nouvelle fois fait admirer l’homogénéité de son collectif (cinq joueurs à 10 points ou plus) avec la paire Josh Mayo-Zeliko Sakic en tête d’affiche (34 d’éval’).   

Enel Brindisi – Banco di Sardegna Sassari  89-80
Bien positionnés à l’issue des trois premiers quart-temps pour réaliser une O.P.A sur cette rencontre au sommet, les banquiers sardes ont flanché, victimes de l’adresse du go-to-guy pugliese Ron Lewis (10 points dans les dix dernières minutes, 22 points au total) et des inspirations de Jerome Dyson (21 d’évaluation). Si le boss sarde, Drake Diener, a parfaitement tenu son rang (19-4-3), c’est surtout le nouveau venu Drew « Flash » Gordon (13 Belinelli, 11 Marconato, 2 « not tonight ») qui a tapé dans l’œil des apprenties veline* (définition en bas  de cet article)  garnissant la Pala Pentassuglia. Ni vu ni connu, Brindisi vire en tête de la Lega A en compagnie de Cantù.

EA7 Emporio Armani Milano – Montepaschi Siena  66-56
Trois semaines seulement après son arrivée à Milan, Daniel Hackett retrouvait déjà son ancienne équipe. Dans un collectif qui monte sensiblement en puissance, l’enfant de Forlimpopoli l’a joué sobre (8 points, 4 rebonds, 4 assists), laissant les projecteurs éclairer le duo Keith Langford-David Moss (20-5-4 pour K-Freeze & 16 punti + 6 rimbalzi pour King David). Parfois à la limite du ridicule, les Siennois sont paradoxalement restés longtemps au contact des Milanais grâce à notamment à Othello Hunter (12 points, 10 rebonds) et à Josh Carter (10 points, 5 rebonds). Pour le reste, c’était morne plaine (les huit autres joueurs de la Mens Sana cumulent une évaluation de 15 !) et MarQuez Haynes a dû faire faire des cauchemars à plus d’un tifoso toscan (0/7 à 2 points, 1 d’évaluation). Sienne c’est fini !

 

*Veline : Ces filles, belles, très belles même, «ornent» n’importe quel programme télévisé italien. Par définition, les veline ne savent rien faire: elles esquissent quelques pas de danse, chantonnent s’il le faut. Silencieuses par contrat, elles n’ouvrent la bouche que pour communiquer leur l’émotion de découvrir soudain qu’elles sont douées de parole. De nombreux sondages indiquent qu’être velina est le rêve de la plupart des adolescentes italiennes.

 

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Comments

Commentaires (3)

  1. Barbara29

    J'espère pour son club que Drew Gordon ne tombera pas dans leurs filets ^^

  2. Vincent Ricard

    Il faudrait ajouter que les veline font au minimum du 90D. Largement de quoi leur éviter la noyade à chaque fois que leurs blagues tombent à l'eau.

  3. John

    Ne pas oublier aussi que les veline sont toutes à poil digne des pornos italiens à l’ancienne. Faut pas oublier que les veline sont très bonne en chirurgie!