ITW Amara Sy : « Monaco ? Une très belle opportunité »

Après son bail villeurbannais, Amara Sy se lance avec ambition dans le projet monégasque.

A Monaco « ils n’ont pas le temps ». Ils ce sont les dirigeants. Il est vrai que le promu monégasque n’est pas un promu comme les autres. Comme l’explique Amara Sy l’objectif sera d’ailleurs les playoffs. Voir plus si affinités…

BasketActu : Pourquoi est arrivée cette proposition de Monaco ?
Amara Sy : Comme toutes les fois où je suis en fin de contrat j’ai des propositions. Après on étudie lesquelles pourraient être les meilleures pour nous et nos proches. Monaco c’était une très belle opportunité. Certes c’est un promu mais c’est un promu qui a de grosses ambitions. Ils ont les moyens pour le faire. Il y’a aussi la localisation qui joue forcément. Tous ces points positifs ont fait que mon choix s’est porté vers Monaco.

BasketActu : Tu as su rapidement que tu ne resterais pas à l’Asvel ?
AS : Justement non. Depuis la Leaders Cup on était en pourparlers pour que je prolonge. Tout était k, on était d’accord sur tout. Toutes les conditions étaient réunies pour que je prolonge trois saisons, c’était prévu. Ça n’a pas pu se faire car il y’a des joueurs qui sont restés et qui ne devaient pas rester. On était trop sur le poste 4, on était quatre et sur dix joueurs professionnels ça fait beaucoup. Comme j’étais le seul à être en fin de contrat le coach a porté sur choix sur moi, il a voulu aller dans une autre direction. Ils avaient aussi signé Charles Kahudi au poste 3 et sur ce poste on aurait été trois avec David Lighty. C’était embouteillé et finalement ça n’a pas pu se faire. Dans mon malheur je suis bien tombé car j’ai eu cette proposition de Monaco, un club qui est aussi ambitieux que l’ASVEL. Je suis bien.

BasketActu : C’est vrai que Monaco est un promu particulier et certains vous voient déjà dans le Top 4…
AS : Il ne faut pas commencer à nous rajouter de la pression comme ça (il se marre). Je pense qu’en Pro A huit/dix équipes peuvent prétendre jouer le Top 4. L’an dernier par exemple Le Havre en a longtemps fait partie. Nous notre objectif ce sont les playoffs. Ça va être très dur. Sur ces cinq/six dernières années c’est très serré. Il y’a toujours des surprises. Nous avec l’ASVEL l’an dernier on a bataillé jusque la dernière journée pour se qualifier. On sait que cette année aussi ça va être très difficile. C’est la première année en Pro A pour le club depuis 91. Il faudra prendre les matchs les uns après les autres comme on aime bien le dire. On sait que chaque journée va être très importante.

BasketActu : Où en est l’équipe collectivement ?
AS : Pour l’instant il faut dire la vérité on a du retard par rapport aux autres équipes. On avance bien mais quand je regarde par exemple Strasbourg jouer je me dis « oulala je ne suis pas pressé de les jouer ». Ils sont davantage prêts que nous ; ils travaillent dans la continuité même s’ils ont de nouveaux joueurs. Ils ont recruté des mecs qui connaissent la Pro A comme Weems. C’est beaucoup plus facile. Nous on a beaucoup beaucoup de nouveaux, des jeunes aussi. L’adaptation est un peu compliquée mais comme on a des mecs sérieux et que les joueurs ont un bon état d’esprit je pense. On va rattraper ce retard assez rapidement.

BasketActu : Il y’a beaucoup de fantasmes autour du club notamment en ce qui concerne ses ressources financières ; est-ce-que vous les joueurs y êtes sensibles ?
AS : On est forcément obligé d’y faire un peu attention. Ils nous mettent dans de bonnes conditions. Dans les clubs que j’ai fait les choses que je demandais au quotidien ça mettait du temps, là beaucoup moins. Ils ont les moyens ; même au niveau du staff médical ils les ont. Ils mettent la main à la poche ; ils sont pressés et ils veulent aller très vite. Il y’a quatre ans ils étaient en Nationale 2. En Pro A ils veulent aller très vite. On ne va pas gagner le titre de champion dès cette année mais il faut se qualifier en playoffs, être européen, faire mieux l’année d’après. Ils n’ont pas le temps comme on dit. On peut le ressentir au quotidien mais tant qu’on nous met dans de bonnes conditions et qu’il n’y a pas trop la pression il n’y aura pas de problème.

Crédit photo : LNB/Bellenger

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