ITW Antoine Eito : « On a une équipe qui peut surprendre »

Néo-orléanais, le meneur Antoine Eito est persuadé que l’équipe version 2015/16 pourra en surprendre plus d’un.

Le Mans aurait aimé le conserver mais c’est finalement du côté d’Orléans qu’on verra évoluer cette saison Antoine Eito dans un rôle de meneur titulaire. Entretien avec un joueur ambitieux.

BasketActu : Comment s’est déroulée la préparation d’Orléans ?
Antoine Eito : Très bien. On est monté crescendo puis à la fin on avait hâte que ça se termine. On est pressé que ça commence.

BasketActu : Le fait d’avoir un recrutement estampillé Pro A s’est-il ressenti durant cette préparation ?
AE : On n’a que des joueurs Pro A à part Luc Loubaki qui sort de l’INSEP mais qui est un jeune joueur talentueux. L’équipe est calibrée Pro A. On a des jeunes, des moins jeunes, des gars qui ont des revanches à prendre, d’autres qui ont d’autres challenges. Je pense qu’on a une équipe qui peut surprendre.

BasketActu : En parlant de challenge, toi tu as celui d’être meneur titulaire ; est-ce-que le discours que t’a tenu Pierre Vincent à ce sujet tu le constates dans les faits ?
AE : Ça correspond tout à fait ; ça se passe vraiment bien. Je suis content de ce qui est apporté par rapport à ce que je souhaitais après ce qu’il s’est passé l’année dernière avec Erman (Kunter). Après dans notre sport il y’a de plus en plus dix joueurs, il n’y a pas toujours vraiment de titulaire. Je sais que je vais commencer les matchs et avoir un gros rôle mais après on est tous à même d’apporter ce qu’il faut comme l’année dernière. Des fois je n’étais pas titulaire mais je jouais beaucoup. Je l’ai vécu l’année dernière pendant toute la première partie de la saison. Après le coach a fait d’autres choix comme de me faire sortir du banc. Mais là c’est un bon challenge. Pour l’instant j’échange bien avec le coach et avec mes coéquipiers ; ça se passe bien. On a hâte de jouer Dijon samedi prochain.

BasketActu : Avoir ce rôle a été déterminant dans ton choix de t’engager avec Orléans ?
AE : Oui. C’est une évolution de carrière différente. Aujourd’hui je ne me voyais pas refuser un spot comme ça, peut-être que je n’aurais eu qu’une seule fois l’occasion de le faire, d’être au moins titulaire. Après si tu fais une bonne saison, que ton équipe joue bien, t’es bien, tu diriges les choses… ça peut être intéressant. Maintenant il faut juste que les choses soient faites de la bonne façon, en adéquation avec le groupe et le coach. Franchement pour l’instant ça se passe vraiment bien. C’est une évolution de carrière normale et pourvu que ça se passe bien.

BasketActu : On a beaucoup parlé de l’arrivée de Chevon Troutman mais est-ce-que tu as aidé à le recruter ?
AE : Un petit peu (il se marre). Je vais utiliser mon joker. Disons que quand ça s’est fait je l’ai peut-être eu une dizaine de fois au téléphone en une journée. Ça a aidé. Il est un peu comme mon grand-frère. Les dix premiers jours il était à la maison chez moi avec ma femme et mes enfants. C’est comme la famille. Il devait se relancer et je pense que le fait que j’échange avec lui ça lui a donné de la sécurité par rapport à la stabilité du club et de comment ça se passerait. Aujourd’hui il n’en est pas du tout déçu. On a retrouvé un Chevon Troutman comme il était il y’a des années. Physiquement à 34 ans il me surprend. C’est un mec qui connait très bien le basket. S’il y’a un joueur qui est calibré Pro A c’est lui. Il est petit, costaud et tonique. Il a prouvé qu’il pouvait être performant. Pendant la prépa j’avais eu aussi Cellus (Sommerville) au téléphone qui me demandait deux/trois trucs. Mais Chevon on est très content de rejouer ensemble. C’est vite revenu sur le terrain. Ça se passe super bien.

BasketActu : Cela doit être gratifiant que l’on te demande ton avis sur lui, d’être encore plus mis au cœur du projet du club…
AE : Ca après c’est anecdotique. Je n’ai pas demandé qu’on le signe. C’est Chevon qui m’a appelé, qui m’a demandé mon avis. Je lui ai dit comment ça se passait. Ils l’ont pris mais ça aurait pu être quelqu’un d’autre. Ce n’est pas moi qui ai fait le recrutement. Après sachant qu’on est assez proche il n’a pas hésité quinze ans. Il y’a eu du travail d’agent, de coach, de GM. Ce sont eux qui ont finalisé le truc.

BasketActu : Tu parlais d’équipe qui pouvait surprendre ; il y’a un joueur qui pourrait être une surprise c’est Luc Loubaki, que peux-tu dire sur lui ?
AE : Il y’a un truc à savoir c’est que Luc jouait beaucoup, 27 à 30 minutes, parce que Kyle (McAlarney) a été blessé. Il n’a fait que trois matchs de préparation sur dix. Il a eu des petits pépins mais maintenant il est à 100%. Kris (Joseph) aussi a été un peu blessé mais maintenant tout le monde est à 100%. Du coup tu peux te permettre de tirer un peu plus sur un jeune de dix-huit ans. Pendant la présaison, Pierre (Vincent, le coach) est vraiment là pour travailler. Nous on veut gagner. Lors de l’avant-dernier match, que l’on a fait on perd de deux points, on le perd un peu nous-mêmes. On était énervé après nous-mêmes mais il faut savoir relativiser; mais ça n’empêche qu’il faut de la qualité. Là-dessus Luc a toujours été à fond, il sortait d’un bon championnat d’Europe. C’est un jeune de dix-huit ans qui, par rapport à ce que j’ai connu dans ma carrière par rapport aux jeunes, a la tête sur les épaules, qui comprend les choses. Maintenant il fait des erreurs de jeunesse mais il peut être une bonne surprise pas sur le temps de jeu qu’il a eu en présaison mais il peut être un bon puncheur, un gros plus en sortant du banc.

BasketActu : Est-ce-que tu sens aussi une motivation particulière au sein du club par rapport à la difficile saison de l’an dernier ?
AE : Ce qu’il faut savoir c’est que tout a changé par rapport au temps où j’y étais d’où le fait que je sois revenu aussi. Les dirigeants ont changé, le président a changé, le GM a changé, le coach a changé, tout a changé. Je sais qu’en-dehors de l’aspect sportif ça bosse toujours, ce sont des gens qui viennent d’arriver dans le milieu qui sont encore en développement. Par contre tu sens vraiment que sur l’aspect sportif il y’a une grosse revanche à prendre. Pierre était là sur la fin de l’année et il a senti qu’il y’avait quelque chose à faire à Orléans et j’en suis persuadé aussi. Le recrutement a été fait de façon intelligente et complémentaire. Aujourd’hui il faut vraiment faire mieux que l’année dernière et même plus si on peut.

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