ITW Charles Kahudi : «  J’essaye de m’impliquer avec les jeunes et petit à petit dans Lyon »

Au cœur du projet villeurbannais, l’ailier Charles Kahudi ne s’implique qu’au niveau de l’équipe professionnelle.

Arrivé à l’ASVEL lors de l’été 2015, Charles Kahudi en est désormais le visage de proue. En effet, l’ailier s’est récemment réengagé pour quatre saisons supplémentaires, une durée rare dans le basket actuel. Mais l’international tricolore ne se contente pas de s’investir uniquement au niveau de l’équipe professionnelle. Entretien.

BasketActu : Comment se passe la préparation de l’ASVEL ?
Charles Kahudi : Çà se passe bien, ça suit son court. On est plus concentré sur le fait de mettre le travail en place plutôt que les résultats. La pré-saison c’est aussi souvent long et beaucoup moins excitant que de jouer des matchs officiels. Le travail avance plutôt bien, on est dans une dynamique où on essaye de trouver le lien entre nous.

Charles Kahudi 1BasketActu : On imagine que ça doit te faire du bien de démarrer une préparation en pleine possession de tes moyens…
CK : Ca faisait longtemps aussi que je n’avais pas fait de préparation depuis 2010. C’est sûr que c’est un rythme différent. C’est important d’être là depuis le début. C’est aussi une gestion physique différente mais c’est bien d’être avec le groupe, de connaître les gars dès le début, qu’on puisse mettre en place des choses.

BasketActu : Avec les nombreux changements de l’intersaison c’est peut être encore plus important ?
CK : Il y’a eu pas mal d’arrivées, sur des postes-clefs en plus. Après ce sont des joueurs intelligents, des forts joueurs et forcément il y’a pas mal d’attentes. Mais comme je dis les gars sont très intelligents et vont dans la même direction que moi et le reste de l’équipe. Ca s’annonce excitant, on a hâte de commencer les choses vraiment sérieuses. Mais pour ça il faut encore continuer à travailler. On a pas mal de très forts joueurs et on sera attendu. Il faut qu’on force le respect par nos résultats, notre engagement.

BasketActu : Tu as resigné pour quatre ans, ce qui est rare ; c’est une fierté d’être au cœur de ce projet ?
CK : C’est vrai que c’est rare. Après c’est une année de plus que mon précédent contrat. C’est un gage de confiance de la part de Tony (Parker), du staff et du club de l’ASVEL. Je suis un gars qui bosse et qui s’engage vraiment dans ce projet-là. Il y’a une sécurité pour bosser mais il y’a aussi une pression là-dessus pour m’impliquer. J’essaye aussi de m’impliquer avec les jeunes et petit à petit dans Lyon pour vraiment m’imprégner de cette mentalité et de cette ville qui est très sportive.

BasketActu : On voit aussi qu’au niveau du centre de formation le recrutement est ambitieux ; ça doit aussi motiver quand on s’engage dans ce projet ?
CK : C’est sûr. Cette année il y’a eu pas mal d’arrivées très intéressantes. Forcémnt il faut un peu de temps pour que les choses se mettent en place. Ils ont fait un très bon recrutement par rapport à l’académie qui va arriver. Il va falloir qu’ils continuent à beaucoup travailler mais ils ont vraiment beaucoup de potentiel.

BasketActu : Pour en revenir aux pros, avec le recrutement effectué on ne comprendrait pas des résultats moyens ; c’est une impression que tu partages ?
CK : Il y’aura beaucoup d’attentes mais il ne faut pas qu’on se cache non plus. On a beaucoup de pression parce que l’on a une équipe très excitante mais il y’a beaucoup d’équipes qui se sont renforcées en Pro A cette année, qui sont bien construites. Maintenant on ne va pas nous faire de cadeaux. On a une équipe où on a tous prouvé, où on a des jeunes qui poussent comme Amine Noua, Alpha Kaba qui sont vraiment bons. Darryl Watkins quand il est vraiment en mode on c’est vraiment un des pivots les plus impressionnants du championnat. Franchement on a vraiment de quoi faire. Au final c’est une bonne pression car ça sera un accomplissement si on arrive à faire ce que l’on veut mettre en place. Çà peut être énorme.

BasketActu : Vous serez aussi très attendu sur l’Eurocup car on sait que la finalité de l’ASVEL c’est l’Euroleague à très court terme…
CK : C’est une des raisons pour lesquelles j’ai prolongé. L’euroleague avec un club français en étant un joueur français c’est un objectif. Quand je suis venu à l’ASVEL au tout début c’est ce qui était prévu. J’avai dit à Tony je viens cette année, on fait tout pour être champion et on joue l’Euroleague. Malheureusement l’année où on est champion il n’y a pas d’Euroleague pour laisser place à la BCL. Forcément c’est moins excitant. Mais là on a une nouvelle chance de pouvoir la faire. C’est à nous de faire le boulot.

BasketActu : Est-ce-que tu pourras aussi être un joueur majeur de la sélection qui fera les matchs des fenêtres internationales ?
CK : C’est vrai que c’est dans un coin de ma tête. Jai suivi l’Euro, j’étais frustré comme les gars du résultat parce que je sais ce que ça coûte chaque été de s’impliquer là-dedans. Çà coûte mentalement, physiquement et d’un point de vue relationnel et familial. Maintenant avec les fenêtres en novembre et en février ça va être une gestion différente. Il faut que la communication avec le staff soit vraiment claire et présente. Pour ma part si je suis en bonne santé, je serais prêt à aider l’équipe du mieux possible.

BasketActu : Avec l’absence de certains cadres, un joueur comme toi pourrait avoir un rôle plus important…
CK : C’est sûr. Après il faudra en parler avec le sélectionneur au moment venu sur comment il va faire son équipe, comment il va répartir les rôles. Çà n’est pas pareil quand tu as tous les joueurs ou juste une partie. Il y’a quand même de très bons joueurs en France, qui jouent en Europe sans être dans des clubs européens. Il y’a quand même de quoi faire pour avoir une bonne équipe de France, mouiller le maillot et pousser au maximum.

Crédit photo : F.Blaise (une)/Ann-Dee Lamour

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