ITW Erman Kunter : « Il va falloir monter en régime »

Le coach choletais nous a accordé quelques minutes entre deux séances d’entraînements.

BasketActu : Comment s’est passé la reprise avec vos joueurs. Dans quel état de forme les avez-vous récupérés ?

Erman Kunter : Ça se passe comme une reprise. On s’entraîne dur et on se base sur trois choses : le stade, la muscu et on est aussi beaucoup sur le terrain. Il y a des joueurs qui ont commencé plus tôt que d’autres. C’est notre troisième semaine avec le groupe entier. Personne n’était à la rue. Physiquement, il y a des joueurs qui ont pris quelques kilos. Au début, c’était difficile mais ils ont bien travaillé. La semaine dernière, tout le monde était fatigué mais là ça va mieux. La semaine prochaine, on devrait régresser encore un peu mais c’est normal. Sinon rien de grave sauf la blessure de Robert Dozier qui nous a fait très mal. C’est dommage car il s’est fait ça en marchant sur le pied de Luca sur le terrain.

BasketActu : Quel bilan faites-vous du recrutement fait cet été ?

EK : Le recrutement s’est fait naturellement. On a dû remplacer des cadres qui sont partis. Au début, on était parti sur Andrew Albicy mais finalement le choix s‘est porté vers Carl Ona Embo. Ce gamin a une belle marge de progression et c’est quelqu’un qui connaît le club car il a été formé chez nous. L’effectif a un peu changé mais nous avons des joueurs d’expérience. Tout le monde a déjà joué en Europe ou en France à part Dozier.

BasketActu : Pourquoi avoir nommé Randal Falker capitaine de l’équipe ?

EK : Tout simplement parce que c’est le plus ancien de l’équipe. Ça fait 4 ans qu’il est là.

BasketActu : Difficile de palier le départ de Samuel Mejia.

EK : C’est un départ qui n’est pas facile à compenser. On a Derrick Byars et Robert Hite qui vont apporter leur pierre à l’édifice au niveau du scoring. Robert est un bon joueur. Je le connaissais avant qu’il n’arrive en France car il jouait en Turquie. C’est un joueur d’impact et c’est très bien pour nous. On a eu les joueurs qu’on voulait. Byars va compenser l’absence de Avdalovic au scoring mais aussi au niveau de la présence sur le terrain. Mais c’est difficile de changer le MVP du championnat, c’est certain. On va continuer de s’appuyer sur une grosse défense.

BasketActu : La ligne arrière a également été totalement bouleversée avec les départs de Nelson et Avdalovic et les arrivées de Carl, Talor et Robert.

EK : Ça change énormément de choses et les gars ont besoin de jouer pour trouver des automatismes. D’où l’utilité de nos matchs amicaux, quel que soit le niveau de l’équipe en face. L’objectif de ces matchs amicaux est de voir nos faiblesses, de faire le point sur ce qui nous manque pour être prêt le 29 septembre pour la tour préliminaire de l’Euroligue. Il nous reste un petit mois, on a 3-4 tournois à jouer devant nous. On va rester sur nos deux entraînements par jour. Il va falloir monter en régime. Ce n’est pas forcément bon d’être en forme aujourd’hui.

BasketActu : Nicolas Batum à Nancy, Lavoy Allen à Strasbourg et maintenant Chandler Parsons à Cholet. Que pensez-vous de tous ces joueurs qui signent en Europe mais partiront dès la fin du lockout ?

EK : Ce n’est pas facile de prendre quelqu’un qui peut quitter l’équipe à tout moment. Pour nous, on peut faire venir ce type de joueur puisqu’il aura le statut de pigiste. Je ne pense pas que ça reprendre avant janvier. Avoir des joueurs qui vont partir, ce n’est pas une bonne idée.

BasketActu : Fabien Causeur a bien failli retrouver l’équipe de France après le forfait d’Antoine Diot. C’est quelque chose qui vous aurez dérangé vis-à-vis de son pied ?

EK : J’ai toujours été favorable à sa sélection en équipe de France. Après Vincent Collet a fait un choix. Je suis pour que les joueurs aillent en équipe nationale, c’est une fierté de jouer pour son pays. Mais je comprends aussi que Vincent n’ait pas voulu prendre de risques par rapport à Fabien. Parce que début août, son pied était moyen. Il a fallu faire des soins pour prendre le temps de réparer tout ça. Aujourd’hui, tout va bien.

BasketActu : Vous suivez forcément le Championnat d’Europe. Un pronostic ?

EK : Il va falloir attendre le deuxième tour pour pouvoir vraiment juger du niveau des équipes. Il faut se méfier des équipes qui ne commencent pas très bien. Ce sont celles qui ont le plus de potentiel pour monter en régime. Il suffit de voir l’Espagne il y a deux ans. Elle a démarré avec deux défaites et elle a finalement gagné. Tout est possible, le championnat est très dense cette année.

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