ITW Johan Passave-Ducteil : « Il faut au moins prendre un match à Strasbourg »

Pour Johan Passave Ducteil, la présence en finale de Nanterre ne doit rien au hasard.

Jo-Passave-ClaireMacel

 

Après avoir éliminé Gravelines puis Chalon en playoffs, Nanterre est au cœur de l’actualité. Ce soir, les joueurs de Pascal Donnadieu débuteront leur série face à Strasbourg. A la clé : le titre de champion de Pro A tant convoité. A quelques heures seulement du Game 1 au Rhénus, nous sommes allés à la rencontre de Johan Passave-Ducteil.

BasketActu : Le Tour préliminaire et l’Euroleague sont digérés maintenant ?

Johan Passave-Ducteil : Pour ma part, en toute hônneteté toujours pas parce que malgré tout ce qui se dit sur Nanterre, les infrastructures tout ça… Moi je me focalise vraiment sur les playoffs. Je ne sais pas si les gens se rendent compte mais sortir celui qui a fini premier de la saison régulière et l’ancien champion de France c’est tout simplement fantastique. Là on rencontre Strasbourg qui pour moi est le grand favori de cette finale avec Alexis Ajinça pour qui j’aurais voté MVP du championnat. On sait que ça ne va pas être évident mais voilà on y est, on est en finale de playoffs. On a montré à la France entière que l’on avait un jeu qui pouvait nous permettre de nous qualifier. Si on en est là c’est tout sauf une surprise.

BasketActu : A quoi expliques-tu cette montée en puissance de Nanterre depuis le début des playoffs ?

JPD : A cause de la Coupe de France. Sans ça, je ne pense pas que l’on en serait là actuellement. Après la défaite en finale, on a senti comme un goût d’inachevé parce que c’était une finale sèche. Le Paris Levallois, ce jour-là, était plus fort que nous. On a eu des regrets je pense, moi en tout cas. Du coup on ne voulait pas finir comme ça. Et comme le premier match était à Gravelines, qu’est-ce qu’on avait à perdre à part essayer de bien finir ? Est ce que l’on voulait s’accrocher et faire quelque chose tous ensemble ? Là je crois que maintenant tu as ta réponse (il sourit).

BasketActu : En parlant de Gravelines, qu’est ce que t’évoque ce qui est arrivé à Ludovic Vaty ?

JPD : Ca m’emmerde qu’un mec de vingt-quatre ans qui a dominé le championnat comme ça aux portes de tout, d’un bon club en Europe, de l’Equipe de France, doive s’arrêter pour une maladie. Bien sûr on est tous content pour lui que ça ait été détecté avant, on pense tous au Rup’s qui lui n’a pas eu cette chance. Il y’en a qui aime bien dire que c’est la vie mais voilà des fois ça fait chier.

BasketActu : Pour en revenir aux playoffs l’une des clefs de votre réussite réside t’elle dans la totale adhésion du groupe au discours de Pascal ?

JPD : Déjà ça se voit sur le terrain que l’on prend du plaisir. Il a toujours eu ce discours où il proclamait d’abord le plaisir, faire les efforts ensemble. Après dans l’équipe, chacun apporte ses qualités. Après c’est sûr que lorsque vous avez un coach qui vous donne un peu plus de libertés, un peu plus carte blanche notamment en attaque, c’est plus facile de s’épanouir. Vous rajoutez à ça des bons gars et voilà où ça nous mène.

Basketactu : Le statut de challenger c’est quelque chose qui vous a bien réussi, Nanterre l’aura encore sur cette finale ?

JDP : Pour en revenir à la Coupe de France c’est sûr que le statut de challenger ça nous va beaucoup mieux que celui de favori. Le seul match pour lequel on a été soi-disant favori et bien on l’a perdu alors que tous les autres à chaque fois que l’on nous voyait perdant on les a gagné. Là on arrive en finale et on ne peut plus se cacher derrière un faux-discours. On va jouer deux fois Strasbourg là-bas alors l’objectif est clair : il faut au moins en prendre un là-bas pour garder le suspense pour nous et pour pouvoir leur mettre la pression. Moi en tout cas je parle sans langue de bois, je ne sais pas ce que dira le coach, mais vraiment l’objectif c’est d’en prendre un. Parce que si on arrive à Coubertin à deux-zéro ça sera extrêmement compliqué alors qu’en en prenant au moins un ça deviendrait déjà plus intéressant.

BasketActu : A Strasbourg il y’a notamment Alexis Ajinça; qu’est ce qui est compliqué à gérer, limiter avec lui ?

JPD : Comme je l’ai dit moi je l’aurais mis MVP même si j’adore Edwin et qu’il a passé un cap offensivement. Mais le problème avec Alexis c’est qu’offensivement et défensivement il cause beaucoup de problème parce que il a cette dissuasion qui change les tirs avec ses longs segments. Ensuite en attaque il peut vraiment tout faire, ça commence à faire beaucoup. Avec mon nouvel acolyte CJ Jackson il va falloir que l’on mette beaucoup d’énergie pour le contrer. Après on sait qu’après l’avoir contré il y’a Ricardo Greer, ensuite c’est Louis Campbell, après c’est Siggers qui est bien en forme. Cette équipe de Strasbourg ce qui est bien c’est qu’elle est facile à scooter mais en même temps ça n’est pas si évident que ça.

BasketActu : Comment expliques-tu ces deux défaites en saison régulière ?

JDP : Il y’a le coach Vincent Collet qui a une très bonne analyse, c’est un très bon tacticien et forcément il arrive facilement à voir nos faiblesses et à appuyer dessus. Je pense, et pour ça je fais confiance au staff, qu’il va falloir qu’on puisse les surprendre, que l’on tente des choses. Ce qui est bien c’est que l’on est les challengers donc à nous de tout tenter pour les déstabiliser.

BasketActu : Que va vous apporter CJ pour cette finale ?

JPD : Déjà il est très cubique, très physique. Il a l’air d’être intense. C’est un joueur actif avec qui on va pouvoir se relayer. En plus c’est un bon gars donc il a tout pour s’intégrer. Le coach ne voulait vraiment pas casser la dynamique et on savait par Trent que c’était un excellent gars donc forcément ça donne de la confiance.

 

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Commentaires (1)

  1. BOB72

    Encore une fois, bravo à Nanterre pour ce beau parcours qui doit faire bien des envieux chez d’autres équipes de Pro. A !!!Maintenant,c’est la Finale et on va voir si les « spécialistes » ont raison :tous donnent Strasbourg favori, mais aucun ne donnait Nanterre finaliste …Ce qui peut faire la différence, c’est aussi le coaching : sans faire injure à personne, il faut savoir reconnaître que le meilleur de Pro. A c’est justement V. Collet !!!