ITW Johan Petro : « Etre sur la plus haute marche »

Le pivot Johan Petro n’est pas venu en EDF pour faire de la figuration. Son objectif ? Le titre de Champion d’Europe, rien de plus, rien de moins.

Johan PetroGrand revenant dans le groupe Bleu, le pivot Johan Petro n’est pas venu pour faire de la figuration. Dans son champs de vision ? Le titre de Champion d’Europe, rien de plus, rien de moins.

BasketActu : On est presque à la fin de la préparation, quel bilan en fais-tu ?
Johan Petro : Collectivement, on se rapproche du niveau auquel on doit être. Je pense que ces deux derniers matches contre l’Espagne ont été clés pour nous, même si on passe à côté. On est optimiste, je pense que c’est l’état d’esprit à avoir. On sait que l’on a une grosse carte à jouer cette année et on va faire le travail nécessaire pour y arriver.

BasketActu : Que reste-t-il encore à améliorer ?
JP : La défense. C’est sûr que c’est le point-clef car en attaque on est blindé. Quand tu as Tony Parker dans une équipe, l’attaque, ça n’est pas vraiment un problème. Là, il va falloir que l’on se focalise un petit peu plus, que l’on fasse les derniers ajustements qui feront que l’on passera face aux grosses équipes.

BasketActu : Sur le plan individuel, tu as l’impression d’avoir eu une évolution depuis le début de la préparation ?
JP : Sans trop m’avancer, je pense que ça a été crescendo. Au fur et à mesure, j’ai pu assimiler ce qu’il fallait faire. J’ai pu comprendre la mentalité de jeu, le syle de jeu demandé par le coach. Je commence à me sentir de mieux en mieux au sein de l’équipe. J’ai pris tout ce qui a été négatif et critique pour essayer d’améliorer le tout au maximum. J’ai essayé de faire ça à chaque match.

BasketActu : Au niveau de l’intégration dans le groupe, ça s’est fait naturellement ?
JP : Ça a été. Je ne suis pas quelqu’un qui a du mal à s’intégrer dans un groupe. Maintenant, le plus difficile c’était sur le terrain, les règles FIBA, la vision de jeu du coach… Je n’avais pas forcément les automatismes que les autres ont. Il a fallu ou il va falloir que je sois focalisé dessus et que j’essaye d’améliorer ça.

BasketActu : Comment se passe la collaboration avec Alexis Ajinça ?
JP : On ne parle pas seulement du jeu FIBA parce qu’il a joué avec Vincent pendant un an. Il m’aide beaucoup par rapport à ce que Vincent attend, par rapport à sa vision des choses. Quand on va à l’étranger, on est dans la même chambre donc on parle beaucoup de tout, que ça soit des règles FIBA, de la NBA, des carrières…

BasketActu : Le fait que tu sois désormais fixé sur ton avenir en club, ça t’a libéré mentalement ?
JP : Je pense. C’était un poids auquel j’essayais de ne pas trop faire attention. Ça fait du bien d’être fixé, ça c’est fait et maintenant je peux me focaliser sur l’Euro.

BasketActu : Pourquoi avoir fait ce choix de la Chine qui a pu surprendre les gens ?
JP : C’est simple, moi mon but c’est de retourner en NBA. Maintenant, la NBA, ça prenait un peu trop de temps. Les pistes elles y étaient, elles n’y étaient plus… J’ai voulu assurer un contrat. Cette saison de cinq mois est courte, il y’aura la possibilité de pouvoir revenir assez tôt et de commencer les playoffs avec une équipe NBA. On va dire que je n’avais pas vraiment le choix. Si je voulais aller en NBA, c’était la chose à faire.

BasketActu : C’est dans cette optique que tu n’as pas regardé vers l’Europe ?
JP : J’ai regardé pour l’Europe, mais le but final c’est vraiment d’y retourner en NBA. Si j’avais l’opportunité d’y aller maintenant, j’y serais parti tout de suite. Mais je n’avais pas envie que la saison commence et me retrouver sans club.

BasketActu : L’équipe de France est-elle comme une bouffée d’oxygène pour toi ?
JP : C’est clair, mais comme je l’ai dit, je ne me sers pas de l’Equipe de France par rapport à un contrat ou un truc du style. J’essaye seulement d’apporter ce qui peut aider. Je n’ai pas d’agenda personnel par rapport à ça. C’est même pour ça que j’ai préféré signer avant que quoique ce soit ne commence.

BasketActu : Pour l’Euro, vous pensez d’abord à la qualification pour le Mondial ou de suite au titre ?
JP : L’équipe a par le passé été si près, on sait qu’il y’a un potentiel énorme. On sait que c’est l’année ou jamais. Malgré toutes les personnes qui ne sont pas là, on a un douze sur le papier qui sera assez performant pour pouvoir atteindre les plus hauts sommets. On ne se dit pas on va essayer d’aller jusqu’aux quarts, ça n’est pas comme ça que l’on voit les choses. On veut vraiment y aller pour être sur la plus haute marche.

BasketActu : Est-ce-que tu te méfies de d’autres équipes que l’Espagne ?
JP : On se méfie de tout le monde. C’est vrai que l’Espagne a été la bête noire de l’équipe de France ces dernières années. Mais il y’a d’autres équipes. Si on commence à rentrer dans une mentalité comme quoi il n’y a que l’Espagne à craindre, je pense qu’on est mal barré. Je pense à la Grèce, à la Lituanie qui monte en puissance, la Turquie est pas mal… Il y’a beaucoup d’équipes qui montrent des choses intéressantes. Il faudra les aborder avec le même sérieux que lorsqu’on prend l’Espagne.

BasketActu : Comment gérez-vous cette rivalité avec l’Espagne ?
JP : Les autres n’ont pas eu besoin de m’en parler. Cette rivalité, ça s’entend partout, ça se voit. Contre qui on perd tout le temps ? Contre les Espagnols mais on se rapproche de plus en plus. On peut les battre mais il faut arriver à le faire.

 

Crédit photo : Ann-Dee Lamour.

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Commentaires (3)

  1. Legendary D. Pope

    Je suis plutôt agréablement surpris du niveau de jeu affiché par Johan Petro : rebonds, passing game, petit shoot à 5 mètres… pas mal pour un "ex-banni". Plus qu'à charogner un peu sous la planche sans prendre de fautes trop vite et son contrat sera rempli.

  2. Ron Harper

    ouais, m'enfin moi, ils me gonflent un peu nos (grands) p'tits bleus à toujours répondre "la défense" à la question "que vous reste-t-il à améliorer"… et quand il dit que en attaque tout va bien, ça me fait un peu rire aussi. ouais, Tony va claquer ses 30 points s'il le faut, mais qui saura ne pas perdre le ballon décisif (en attaque) ou mettre le panier qu'il faut (en attaque) dans le money time…

    on n'a pas de Diamantidis, pas de type qu ipeut froidement assassiner l'équipe d'en face en fin de match. et ça c'est compliqué, car si tu n'as pas 10 points d'avance à 1 minute de la fin, c'est compliqué (et encore , ledit Diamantidis dirait que ce retard n'est pas un problème)…

    on n'a pas de vrai tueur d'euroligue, et c'est ça qui nous manquera sur cet Euro je pense. tandis que Spanoulis est là, et que je pense que l'équipe la mieux à même de faire tomber l'Espagne (sans Juanca Navarro, son tueur à elle) sera la Grèce, sur laquelle je mets une petite pièce d'ailleurs.