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ITW Jonathan Rousselle : «  Ça a beaucoup de sens de partir sur des jeunes »

Le meneur choletais Jonathan Rousselle sera l’un des cadres d’une équipe où la jeunesse aura la part belle.

Nando De Colo, Kevin Séraphin… Comme beaucoup d’autres, les deux internationaux tricolores ont été en partie formés à Cholet Basket. Après plusieurs saisons délicates le club des Mauges a décidé pour l’exercice 2017/18 de revenir à ses fondamentaux. Le meneur Jonathan Rousselle nous parle de ce virage.

BasketActu : Comment se déroule la préparation de Cholet ?
Jonathan Rousselle : Jusqu’ici tout va bien comme dans 95% des équipes. On galope beaucoup, on sue beaucoup. Les premiers contacts et les premiers matchs se passent plutôt biens.

BasketActu : Sur le plan individuel tu envisages comment ton rôle au sein d’une équipe pas mal modifiée ?
JR : Avec Ilian (Evtimov) et Jerry (Boutsiele) on est un peu les anciens. On connait la philosophie du coach (Philippe Hervé) et c’est à nous de relayer sa méthode. On doit aussi assumer les responsabilités qui vont être les nôtres. Ça va évoluer et il faut être prêt à ça.

Jo RousselleBasketActu : Ce sont ces responsabilités qui t’ont fait rester ?
JR : En grande partie. J’avais le souhait de peut être voir autre chose, de jouer dans une équipe qui soit dans les premiers rôles. Je n’ai pas forcément trouvé ce que je voulais donc à partir de ce moment-là la meilleure situation c’était Cholet. J’ai une bonne relation avec le coach, avec le club.

BasketActu : Le fait d’être comme un guide pour des joueurs comme David Michineau, Abdoulaye Ndoye sur ton poste c’est un rôle qui t’intéresse ?
JR : C’est clair. Après à l’époque où j’ai resigné je ne savais pas du tout que ça allait être comme ça. En l’état, c’est super intéressant parce qu’autant l’année dernière on était dans l’expérience, dans le QI basket mais peut-être un peu vieillissant au niveau de la Pro A par rapport aux qualités athlétiques, là c’est complètement différent. On va vraiment défendre plus dur, plus haut et plus vite. Ça va être intéressant.

BasketActu : C’est une équipe qui sera plus adaptée à la Pro A ?
JR : Je pense, même si j’étais très très emballé avec l’équipe de l’année dernière avec les Graham Brown, les David Noël… C’était vraiment des mecs où tu te disais ils connaissent la musique; ce qui était vrai car ça nous a permis d’assurer un maintien relativement confortable. Quand on avait des périodes compliquées, ces gars-là d’expérience ont été importants pour nous. Dans le jeu pratiqué en Pro A c’était un peu plus compliqué certains soirs et on avait des lacunes difficiles à combler. Là ça sera différent.

BasketActu : Avec cette fraîcheur et la mise en avant des jeunes, est-ce-que tu dirais que Cholet revient un peu à son ADN ?
JR : Je pense que ça n’est pas un hasard. Ça fait quatre/cinq ans que le club n’est pas du tout là où il veut être malgré un budget qui n’est pas top. Clairement ce qui a toujours fait la force de Cholet c’est de sortir des jeunes et de s’en servir pour avoir de bons résultats en Pro A. Là c’est la direction qui est en train d’être prise. Il y’a des pépites qui arrivent derrière. Ça a beaucoup de sens de partir sur des jeunes. On va en responsabiliser afin de faire la meilleure saison possible.

BasketActu : Tu parles de pépites il y’a notamment Killian Hayes…
JR : On en parle beaucoup, je ne vais pas en rajouter une couche. Je pense aussi à Abdou Ndoye dont on parle un peu moins mais qui va avoir un vrai rôle cette année en Pro A. il a les qualités pour y arriver. Abdou et Killian représentent le projet et l’ADN du club. Killian en deux/trois entraînements, en deux/trois matchs amicaux tu vois qu’il y’a quelque chose, que ce n’est pas un gamin de 16 ans comme les autres.

BasketActu : Çà peut aussi renforcer l’identité du club ; pour les supporters ça peut aussi être une bonne chose…
JR : Je pense que l’on doit être l’équipe avec le moins de joueurs étrangers. On n’a que deux américains. C’est intéressant pour les supporters et la visibilité d’avoir des joueurs français, des jeunes. C’est une belle vitrine mais après il faut confirmer derrière. C’est un pari qui a été pris. Il faut qu’au niveau de l’équipe tout ça prenne. Il faut que l’on crédibilise le truc.

BasketActu : C’est aussi cette stabilité qu’il vous a manqué l’année dernière où il y’a eu du turn-over ?
JR : Comme dans beaucoup d’équipes qui marchent moins biens tu cherches des solutions et malheureusement pour eux ce sont les joueurs étrangers qui sont amenés à avoir un tur-over plus important. Quand il y’a un blessé tu fais venir un étranger, c’est plus facile. C’est pareil partout en Pro A mais dans les équipes qui ont un peu de mal comme ça a été notre cas l’année dernière tu es amené à avoir quinze/seize coéquipiers dans la saison. Pour nous joueurs ça n’est pas évident, moi meneur de jeu ça n’est pas évident. Pour les supporters ça n’est pas top non plus pour s’identifier à l’équipe. Tu viens voir un match tu as une équipe et deux mois après il y’a trois joueurs qui ont changé.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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