ITW Joseph Gomis : « Les détails dans les consignes de Giannakis font toute la différence »

Le meneur du CSP Limoges nous a donné son point de vue sur la méthode Giannakis.

Avec seize années de services dont neuf à l’étranger, Joseph Gomis a roulé sa bosse dans le milieu pro. Passé par Nancy, Valladolid, Malaga ou Charleroi, le meneur du CSP Limoges nous donne son point de vue sur son nouveau coach Panagiotis Giannakis et ses méthodes de travail.

BasketActu : Comment as-tu réagi quand tu as appris l’arrivée de Panagiotis Giannakis au CSP ?

Joseph Gomis : On est dans le très haut niveau-là. Un peu comme à Malaga qui est un grand club. Panagiotis Giannakis est un très grand coach. Il a gagné en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Il a un palmarès monumental. Ça se voit dans son travail, dans son discours. Il veut instaurer son éthique de travail à Limoges et ça commence à prendre.

BasketActu : En quoi est-ce qu’il est différent des autres coaches que tu as eu ?

J.G. : Les détails dans ses consignes font toute la différence. Chaque semaine, on exécute un nouveau plan. Chaque match est abordé différemment. Il nous dit constamment de jouer plus dur, de ne rien lâcher. Les entraînements sont difficiles mais c’est ce qu’il faut pour arriver au haut niveau. Le coach veut faire progresser les joueurs. Il n’est pas venu pour avoir des résultats immédiats, il est venu pour construire quelque chose. On progresse dans ce qu’il veut.

BasketActu :Qu’est-ce qui te change le plus dans la méthode de travail qu’il utilise ?

J.G. : On ne compte plus le nombre d’entraînements qu’on a. On s’entraîne tous les jours mais ce qui compte le plus c’est de bosser quand on est sur le terrain. Ça peut aller jusqu’à 2h-2h30 d’entrainement, on répète souvent les mêmes choses. Il est dur tous les jours. Pendant l’entraînement, au match. Je n’ai jamais vécu ça. Par exemple avant le match contre Roanne, on a été faire notre shooting du matin et en fait, on a fait du travail d’opposition. On s’est échauffé avec des exercices de surnombre et à chaque fois qu’on perdait un ballon, tout le monde courait. Le jour du match. Au début, c’était dur parce qu’on n’a pas vraiment l’habitude de s’entraîner un jour de match.  Mais quand on prend du recul, je me dis qu’il a raison. Au quotidien, il nous demande de nous concentrer, de bosser, de ne jamais rien lâcher, de suivre les consignes, comme contre Poitiers. Ce n’est pas facile tous les jours mais c’est pour le bien de tous.

BasketActu : Tu sens une forme de respect particulière à ton encontre par rapport au fait que tu aies côtoyé le très haut niveau européen ?

J.G. : J’ai une relation particulière du fait que je sois capitaine. Je pense aussi qu’il respecte mon parcours. Et puis en tant que meneur, c’est mon rôle de faire le lien. Mais j’écoute et j’apprends énormément à ses côtés. C’est très enrichissant, j’ai vraiment le sentiment de progresser tous les jours.

L’interview de Jo a été réalisée dans le cadre du grand entretien de Panagiotis Giannakis que vous pouvez retrouver dans le dernier numéro de REVERSE. De ses années de joueur à sa relation à celle de coach et sélectionneur national, en passant par sa relation avec Nikos Galis, Giannakis se livre sans modération.

 

 

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Comments

Commentaires (8)

  1. GW

    Tout en gardant quelques guides dont Jo Gomis, j'espère que Giannakis prendra des jeunes la saison prochaine, histoire de construire sur le long terme avec des joueurs prêt à se battre pour lui sans reflechir.

    Quand on voit les carrières des jeunes grecs qu'il a pris en main avec la sélection, ca vaudrait surement plus le coup pour certains d'aller au CSP que de partir à l'aventure à Fuenlabrada ou à chauffer le banc de Vitoria pendant 2 ans avant d'avoir sa chance…

  2. bobby

    intéressant.

  3. moneyinthebank

    comme tous les grands coatchs beaucoup de travail , mais nous en france on est plus malins que les autres

    pourquoi aucun entraineur français à l'étranger ?

    ils n'ont pas le niveau c'est simple collet comme les autres

    GW pas trop compris ton raisonnement , diot devait signer à fuenlabrada et heurtel à joué 17 mnt par match derrière un MONSIEUR comme prigioni et c'était sa première année donc j'ai du zappé un truc

  4. moneyinthebank

    la différence au niveau financier est la meme qu'au niveau sportif :)))

  5. MrSam87

    Aurons nous un jour un nouveau "Dac" qui a passer 16ans au club? Sincèrement si K. McAlarney souhaite rester autant cela prouve tout l'affection qu'il a pour la ville, le club, les supporters.

    Pour moi ce mec est tout simplement entier. Aux antipodes des "Mercenaires" que l'on a pu avoir.