ITW Kevin Harley : « Des Rémi Lesca, j’en connais pas deux »

Nouveau venu à Boulazac, Kevin Harley s’est blessé au bras durant la préparation. Une bonne occasion pour l’ancien scoreur de Poitiers d’observer ses nouveaux coéquipiers.

Tu avais déjà joué quelques matchs de Pro A avec Poitiers au début de ta carrière, mais ta véritable découverte de la première division se fera cette saison avec Boulazac. A quelles différences t’attends-tu ?
Je pense que c’est surtout l’intelligence de jeu qui va changer. Je trouve la Pro B très intense, et je pense même que c’est son problème. De ce que j’ai vu des matchs des matchs de préparation avec Boulazac, c’est plus tactique, plus réfléchi. On sait pourquoi on fait ça, on sait où on va. Mais je ne suis pas stressé, maintenant je suis un joueur de Jeep Elite comme les autres et je veux montrer que j’ai le niveau.

Ces dernières saisons, beaucoup de joueurs sont passés de la Pro B à la Jeep Elite avec succès. Comment l’expliquer ?
Quand on est jeune, je pense qu’il faut jouer pour progresser. Il vaut mieux jouer 10-20 minutes en Pro B qu’être en bout de banc en Jeep Elite. C’est un choix que certains n’osent pas prendre de peur de ne jamais remonter.

Quel est l’objectif de Boulazac cette saison ?
Premièrement, c’est le maintien. Il faut se mettre à l’abris le plus vite possible mais au-delà du maintien, il y a l’envie du club de montrer que l’année dernière n’était pas un coup de chance et confirmer. C’est aussi notre envie, on veut montrer qu’on est de bons joueurs dans une bonne équipe. Plus vite on aura le maintien, plus vite on pourra regarder vers le haut et pourquoi pas viser une place en playoffs.

Quand on est une équipe de milieu de tableau comme Boulazac, est-ce important d’avoir un joueur comme Rémi Lesca, avec sa hargne, pour mener le groupe ?
Des Rémi, j’en connais pas deux. C’est vrai qu’il a ce truc … Tu vois qu’il va se donner à 1000% et t’as envie de te battre avec lui. C’est vraiment un super gars. Il déteste perdre, tu sens qu’il veut gagner et qu’il va tout faire pour gagner. Çà nous tire tous vers le haut et ça peut être que bénéfique. Si jamais je perds une balle, il va tout de suite venir me crier dessus. J’adore l’avoir dans mon équipe.

Avant de signer à Boulazac, tu avais failli signer à Limoges. Que s’est-il passé ?
J’étais vraiment en discussion avec Limoges mais ce qui m’a refroidi, c’est le changement de situation du club : nouveau directeur sportif, nouveau coach. J’étais en contact avec les précédents donc quand ça a changé le projet n’était plus le même. J’étais déjà en contacts avec Boulazac et comme je veux jouer et avoir des responsabilités dans une équipe, j’ai préféré y signer.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour
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