ITW Max Kouguere : « Venu ici pour me faire un nom »

A la lutte pour le maintien en Liga Endesa avec Manresa, Max Kouguere est revenu pour nous sur sa saison personnelle et sur ses ambitions.

Max Kouguere2Au sortir de la défaite sur le parquet du FC Barcelone (91 – 63), Max Kouguere s’est arrêté pour nous donner son ressenti sur sa nouvelle vie en Espagne. Tout sourire malgré un bon coup sur le crane infligé par Ante Tomic, le stopper défensif de Manresa (3 pts, 1 int en 20 min) espère profiter de son aventure hors de l’hexagone pour marquer les esprits avant de faire un retour au premier plan.

BasketActu : Vous vous déplacez chez le FC Barcelone et repartez avec une défaite logique. Bien qu’un peu sévère…
Max Kouguere : Oui un peu sévère… On a un peu lâché à la fin mais surtout on n’a pas joué notre basket aujourd’hui. La semaine passée on avait réussi à bien faire bouger le ballon, là on n’a pas réussi à le faire. Ils ont vraiment su couper tout notre jeu. D’habitude on réussit à mettre du rythme à l’extérieur mais là on n’a pas réussi à le faire. Puis il faut dire que c’est une grande équipe. Ils jouent l’Euroligue. Ça court, ça joue dur. Ils sont très adroits… C’est dur de jouer face à ce type d’équipe.

BasketActu : Dès le début du match tu t’es mis sur Kostas Papanikolaou et tu ne l’as pas lâché. Était-ce une demande spécifique du coach ?
MK : Oui, c’était une demande du coach. Même au niveau de la saison. Il m’a donné comme objectif d’avoir un vrai impact en défense, d’éteindre tous les postes 3 adverses, ou même sur les gros shooters. En ce moment, mon fonds de jeu c’est défendre dur, mettre des tirs ouverts et prendre des rebonds.

BasketActu : Tu n’as pas vraiment été chanceux. Tu fais un bon début puis Ante Tomic te met un coup de coude dès le début du troisième quart-temps. Puis tu reviens alors que Mario Hezonja avait déjà débuté son festival…
MK : Oui, Ante Tomic me met un bon coup dans la tempe. J’étais assez inquiet, l’an passé je m’étais blessé sur un choc similaire à la tempe droite. Là c’était la gauche. Mais bon, ça va. Après Mario Hezonja… C’était son jour ! (rires) Il était vraiment chaud ! Il mettait tout… Quand un joueur arrive à ce niveau là c’est très difficile à l’arrêter. En plus l’équipe de Barcelone le sentait chaud et jouait pour lui…

BasketActu : Au Havre tu avais un rôle plutôt important en attaque, là tu dois à nouveau apprendre à te dévouer pour le collectif. Ça ne te perturbe pas ?
MK : Au début j’ai eu un peu de mal, après je m’y suis fait. Je le dis clairement : je suis venu ici pour me faire un nom. Alors je prends ce que le coach me donne. Il me demande d’être avant tout un joueur défensif, de prendre du rebond et de faire avec ce qui vient en attaque. Je change de pays donc forcément je n’ai pas le même statut. Je fais vraiment mon maximum pour qu’on se rende compte de mon travail et qu’on me remarque en vue de la saison prochaine.

BasketActu : A l’entraînement je t’ai vu beaucoup rigoler avec Darryl Monroe…
MK : Il a joué en France, on discute tout le temps. C’est un super gars. On essaie parfois de combiner ensemble sur le parquet. C’est un joueur vraiment intelligent. Il joue pour lui sans oublier de jouer pour les autres. C’est un des trois meilleurs ailier-forts d’Espagne. Il y a Nikola Mirotic d’abord. Loin devant. Lui, c’est vraiment le niveau NBA… Impressionnant. Puis viennent Justin Doellman et Darryl Monroe.

BasketActu : Dans ton équipe, Vernon Goodridge monte vraiment très, très haut au dunk… Faites-vous quelques concours à l’entraînement ?
MK : Ooooh… (rires) Goodridge monte vraiment haut ! Vraiment ! Je ne sais pas si je vais plus haut que lui… Mais lui va vraiment haut ! (rires) Je n’ai jamais vu ça. A l’entraînement il fait des choses impressionnantes… Puis ses contres sont aussi impressionnants… Parfois on fait des concours quand je le chauffe un peu, mais franchement… (rires)

BasketActu : Vous avez réalisé une première partie de saison plutôt satisfaisante puis la défaite face à Gipuzkoa, il y a deux semaines, vous a mis dans une situation compliquée…
MK : Ça nous a mis dans le dur. On n’a pas joué notre basket, on n’a pas été collectif, on ne se sentait pas bien… En plus en défense on n’y était pas… Le coach nous a remis en place et la semaine passée on a arraché une bonne victoire contre Fuenlabrada. Ça nous a fait du bien, on est sorti de la zone rouge. On espère encore gratter quelques victoires, que ce soit face à Estudiantes ou Valladolid. Tenerife se déplace chez nous aussi. Il reste encore des matchs cruciaux qui pourront nous éviter de retomber dans la zone rouge.

BasketActu : Il y a quelques coins en Espagne où l’ambiance à l’air assez bouillante. Fuenlabrada justement, mais aussi Granca…
MK : Ouais ! Fuenlabrada la salle est chaude ! Gran Canaria et Tenerife aussi. Bon, on a gagné nos deux matchs aux Canaries (rires)… Mais c’est vraiment dur là-bas. Gran Canaria a une salle et une ambiance énorme. C’est fou. Ils ont un public chaud du début jusqu’à la fin.

BasketActu : Le niveau global de la Liga ACB est-il vraiment plus élevé que celui de la Pro A ?
MK : Oui. Il y a des équipes qui sont au-dessus. Mais vraiment au-dessus. Real Madrid, Barcelone, Valence, Malaga, Laboral Kutxa… Ces équipes ont un gros niveau Euroleague, c’est vraiment au-dessus de ce qu’on trouve en France. Par contre, il ne faut pas non plus dire que les équipes françaises perdraient tous leurs matchs ici. Elles peuvent rivaliser avec certaines équipes. Mais les huit premières équipes au classement de la Liga sont au-dessus du niveau Pro A.

BasketActu : Vendredi nous avons pu assister à l’entraînement de la Joventut Badalone, on a trouvé ça très, très intense…
MK : C’est ça la grosse différence. Ici, les entraînements sont intenses du début jusqu’à la fin. Personne ne peut lâcher. Ce n’est pas comme en France. En France, tu as huit professionnels et tu fais le nombre en ajoutant des jeunes. Là t’as au minimum dix professionnels, plus des jeunes qui parfois viennent se greffer. Ça joue vraiment ! Les coachs te mettent la pression, tu n’as pas le droit à l’erreur… Quand je suis arrivé, au bout de deux entraînements, j’étais mort. J’étais mort ! Je me suis dit « non ce n’est pas possible ça ne peut pas continuer comme ça… » (rires). Mais en fait, si. Là j’ai trouvé le rythme, ça se passe bien.

BasketActu : Suis-tu encore le championnat français ?
MK : Oui, tous les jours ! Tous les samedis je suis devant mon ordinateur. Les lundis je me débrouille pour regarder ‘Lundi Basket’, les mardis je regarde aussi le match. Là Limoges fait vraiment une bonne saison ! Ils sont biens, ils ont réussi à prendre seuls la tête du championnat avec une ou deux victoires d’avance. Après c’est serré… Ça va se battre pour les play-offs.

BasketActu : Un retour en Pro A te tenterait ou tu préfères continuer en Espagne ?
MK : Pourquoi pas un retour en France ? Ça me ferait plaisir, je m’y sens chez moi, j’aime y jouer au basket. Si une équipe me fait une proposition en fin de saison et que cette équipe a un bon projet, alors pourquoi pas ? Ici je me donne à fonds, je suis focalisé sur la défense. Après on verra ce qui vient.

 

 

 

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