ITW Nando De Colo : « Derrière, la médaille n’est pas loin »

Demain, la France jouera son quart de finale face à la Slovénie. A la veille de ce match décisif, Nando De Colo nous a accordé quelques minutes.

Nando-De-Colo-edf-Une-BAHabitué des équipes de France, Nando De Colo jouera demain son troisième quart de finale avec les Bleus. Après avoir vécu l’aventure en Lituanie avec le groupe médaillé d’argent, le joueur des San Antonio Spurs espère pouvoir rejoindre la demi-finale et jouer le podium dans quelques jours. Pour cela, il faudra passer la Slovénie et ses 12 000 supporteurs présents à la Stozice Arena demain (21h). Entretien.

BasketActu : Dans quel état d’esprit on est à la veille d’un quart de finale contre une équipe qui joue à domicile ?
Nando De Colo : Bien. Personnellement, je suis bien. Le plus important c’est d’être concentré. Après, ça dépend de chacun. Et puis je ne vais pas rester concentré du matin au soir. Il faut savoir relâcher la pression. Mais quoi qu’il arrive, on oublie pas qu’on a un quart à jouer et qu’il va falloir donner le maximum.


"Maintenant c’est le quart de finale. C’est la victoire et rien d’autre."

Basketsession : Vous avez eu un Euro assez irrégulier avec des hauts et des bas. C’est oublié ? Maintenant c’est place au quart et rien d’autre ?
NDC : C’est derrière, mais il faut revenir sur ce qu’on a pu faire. Il y a eu de bons moments et des moins bons. On fait une compilation de tout ça pour ne garder que le meilleur pour le match de demain. Ce qui va surtout changer, c’est qu’on a eu 5 matches lors de la première phase, 4 lors de la seconde phase. Donc on avait toujours moyen de se rattraper. Maintenant c’est le quart de finale. C’est la victoire et rien d’autre. A nous de tout donner, de respecter ce qu’on nous demande, de faire abstraction du public et de jouer.

BasketActu : Il y a eu beaucoup de commentaires sur le manque d’agressivité et sur la passivité de l’équipe.
NDC : Oui, mais de toute façon, on trouve toujours quelque chose à dire sur l’équipe. Que l’on gagne ou pas. Là, ce n’est clairement pas la même équipe qu’en Lituanie. Beaucoup de joueurs arrivent et n’ont pas forcément l’expérience d’un Championnat d’Europe. Et puis ce ne sont pas les mêmes caractères. Mais on a quand même réussi de belles choses et il faudra tout faire pour gagner demain. Ça fera taire nos détracteurs.

BasketActu : Prêt à jouer dans une salle de 12 000 supporteurs slovènes ? Toi qui a l’habitude des grandes salles avec les Spurs ou quand tu étais en Espagne.
NDC : Moi ça ne me dérange pas. Il y a une pression mais il faut qu’elle soit bonne. Il ne faut pas se prendre la tête avec tout ça, au contraire c’est ce qui peut nous faire défaut. Il faut rentrer dans le match avec agressivité. On sait que c’est une équipe qui joue dur, qui ne va rien lâcher devant son public. A nous de les faire déjouer.

BasketActu : Goran Dragic disait que le fait d’être à domicile pouvait se retourner contre eux. La pression elle est plutôt sur eux ?
NDC : Oui et non. Ça on le sera demain, une fois que le match aura commencé. L’essentiel c’est que l’on se concentre sur nous-mêmes et sur notre match à nous.

BasketActu : Défensivement, vous avez mis des choses particulières en place, notamment pour contrôler Goran Dragic ?
NDC : Oui, on a forcément vu certaines choses par rapport à Dragic parce que c’est le joueur majeur et qu’il a pratiquement tous les ballons. Mais il ne faut pas oublier ce que les autres peuvent faire. Dragic va mettre ses points, mais c’est une équipe qui va au rebond dès qu’un shoot est enclenché. Chaque joueur met ses points parce qu’ils sont sur tous les rebonds et se jettent sur le moindre ballon qui traîne. Il faut faire la différence là-dessus aussi.

BasketActu : Quel est le discours des plus anciens au sujet du match de demain ? Tony Parker disait que vous aviez parlé de Novi Sad 2005.
NDC : On n’a pas vraiment abordé le sujet. Il en a peut-être parlé avec les nouveaux. Des quarts de finale, j’en ai vécu quelques-uns déjà. Il faut que chacun prenne sur soi et se mette en tête que des quarts de finale, ça n’arrive pas tous les jours. Derrière, la médaille n’est pas loin. C’est toujours le même discours, mais il faut se dire qu’une fois ce match passé, on ne sera pas loin de notre objectif. On verra bien demain.

Comments

Commentaires (2)

  1. mou

    optimiste le garcon

  2. drum

    Il y a de quoi. Toutes les équipes ont leur chance dans cet Euro tellement ouvert. la France a logiquement l'expérience maintenant pour passer les quarts, comme l'Espagne, la Serbie, la Lituanie. Ce sont des équipes habitués à jouer ces matchs couperets.
    Que le meilleur gagne mais j'espère que ce sera l' EDF ^^