ITW Thomas Drouot : « Une opportunité que je ne pouvais pas refuser »

Pour sa première expérience d’head-coach, c’est un sacré défi qui attend Thomas Drouot à la barre du STB Le Havre.

Après une décennie fructueuse au Paris Levallois, Thomas Drouot s’apprête à donner un nouveau tournant à sa carrière. « J’avais demandé à mon agent (Bouna Ndiaye, ndlr) de regarder s’il y’avait des opportunités sur le marché. Il a proposé ma candidature au Havre à partir du moment où l’on savait qu’Éric Bartéchéky ne restait pas. Les dirigeants m’ont ensuite convoqué à un entretien ». Cela a fini par déboucher sur un contrat d’un an (avec deux saisons en option). Ces négociations ont aussi pu avoir lieu car le PL avait laissé au technicien du temps afin de tâter le marché tout en gardant sa place au chaud. « Je tiens à remercier pour ça Jacques Monclar et Jean-Pierre Aubry ainsi que pour toutes ces années passées au club » souligne à ce sujet Thomas Drouot.

Mais cette opportunité havraise il ne pouvait « pas la laisser passer, ça se refuse difficilement. Je ne sais pas si je l’aurais eu dans deux, trois ans ». Pourtant le coach n’a pas choisi la facilité. Le STB reste en effet sur l’une de ses plus belles saisons en Pro A avec une sixième place et un quart de finale des playoffs. « La mission quand on a l’un des plus petits budgets de la division c’est le maintien. Mais on ne manque pas d’ambition. Si le maintien est vite acquis on ne s’interdira pas de regarder plus haut ».

Pour relever le défi, Thomas Drouot entend construire une équipe à « la havraise » avec un savant mélange de jeunes pousses et de joueurs d’expérience. « Ceux-ci peuvent être des modèles par leur implication sur le terrain et leur professionnalisme » précise-t-il. Cette description correspond en tout cas aux profils de John Cox et Ricardo Greer. « Je ne les ai pas encore contacté*. C’était compliqué de rentrer en contact avec les gens tant que ça n’était pas signé. La volonté est de garder un socle de joueurs de cette année afin de s’appuyer sur eux. On va entamer des discussions ». Pour tenter de recruter des potentiels intéressants, le club ne manque pas d’exemples convaincants. « On sait qu’au Havre on a l’argument du temps de jeu. Il y’a l’exemple d’Hugo Invernizzi qui a connu une belle évolution en passant de Strasbourg au Havre ». Mais pour que la mayonnaise prenne il faudra aussi que les joueurs entrent dans la philosophie « Drouot » à savoir un jeu fondé sur « une grosse défense, le jeu rapide et des joueurs qui se donnent à fond sur le terrain ». Tout un programme…

*ITW réalisée mardi

Crédit photo : KREINE/Paris Levallois

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