ITW Vincent Poirier : « C’est à moi de montrer que je peux être bénéfique à l’équipe »

Actuellement avec l’EDF afin de préparer l’Eurobasket, Vincent Poirier veut prouver qu’il peut s’y faire une place.

Pour Vincent Poirier les choses sont toujours arrivées très vite depuis qu’il a entamé sa carrière de basketteur pro. En l’espace d’une saison et demie, le pivot (24 ans, 2m13) est passé de la Nationale 1 (avec l’INSEP) et du Paris Levallois à une signature avec un club espagnol d’Euroleague, Vitoria en l’occurrence. Avec les absences à l’intérieur, l’intérieur le sait, il a une vraie carte à jouer pour faire partie des douze heureux élus qui disputeront l’Euro (du 31 août au 17 septembre).

BasketActu : Dans quel état d’esprit abordes-tu cette prépa ?
Vincent Poirier : Dans un état d’esprit où je n’ai rien à perdre, j’ai toutes mes chances surtout avec le forfait de Rudy Gobert, Mous (Fall) qui est dans un sale état (son forfait a depuis été officialisé)… J’ai tout à jouer et je vais y aller à fond.

Vincent PoirierBasketActu : Justement avec la blessure de Moustapha Fall l’équipe va manquer de joueur de grande taille. Ton profil va forcément revenir en avant; est-ce-que ça va te conduire à aborder différemment la suite ?
VP : Pas forcément. Je me dis que si je ne suis pas bon, que je sois grand ou pas ils ne me prendront pas. C’est un avantage que j’ai par rapport aux autres, je suis joueur de grande taille. C’est à moi de montrer que je peux être bénéfique à l’équipe, que je peux apporter quelque chose de différent. Il faut être à fond mais sans se prendre la tête. C’est l’équipe de France mais il ne faut pas se mettre plus de pression. Il faut que je continue à faire ce que j’ai fait toute l’année avec Paris Levallois.

BasketActu : Maintenant tu es quand même habitué à gérer les choses qui arrivent vite…
VP : C’est un peu ça. Depuis que j’ai commence tout est allé très vite. Là c’est vraiment l’étape au-dessus au-dessus. Il y’a Vitoria et l’Euroleague, là c’est l’équipe de France A. Il n’y a pas trop le choix, je vais avec et je ne vais pas attendre. Je vais voir au jour le jour ce que ça donne.

BasketActu : Tu comptes prendre des conseils auprès de Boris Diaw ?
VP : Forcément, que ça soit pour l’équipe de France ou le reste. Il a beaucoup plus de vécu basket que moi. Je pense que de lui-même sur le terrain il sera instinctivement à donner des conseils aux plus jeunes que ça soit moi ou les autres. Je pense que l’on va échanger. Si je suis amené à être dans les douze il va falloir que j’apprenne le plus possible le niveau international etc, comment ça se déroule.

BaskeActu : Tu rentres tout juste de Vitoria; comment ça s’est passé là-bas ? On avait l’impression qu’il y’avait beaucoup d’enthousiasme chez les supporters…
VP : J’ai reçu un très bon accueil, avec beaucoup de messages. Je suis allé là-bas trois jours pour régler tous les problèmes : logement, conférence de presse, signature d’autographes, voir un peu la ville… Après ça va changer des supporters de Paris même si je respecte totalement ceux qui viennent aux matchs. Quand tu as une salle de 16000 personnes et qu’on te dit qu’il y’en a 10000 par match quoi qu’il arrive c’est sûr que ça va changer. C’est quelque chose aussi d’important, je pense, en tant que joueur d’avoir un gros public derrière soi.

BasketActu : Comment tu gères toutes ces choses qui t’arrivent très vite ?
VP : Je le gère un peu au jour le jour. Là je rentre de trois jours à Vitoria et je passe à l’Equipe de France. Je ne peux pas dire « non attendez ». Je m’y habitue.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

 

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