ITW Yakhouba Diawara : « Je suis toujours en contact avec le Panathinaikos »

Actuellement en Italie où il enchaîne les grosses performances, Yakhouba Diawara nous a accordé de son temps lors de son passage à Paris.

De passage à Paris pour le week-end, Yakhouba Diawara a pris le temps de répondre à nos questions. Son arrivée à Venise (où il enchaîne les perfs et tourne à 14,7 pts et 5,2 rbds), l’équipe de France, son passé en NBA, Mike Gélabale, ses contacts avec le Panathnaikos, Tremblay. Le Yak nous dit tout.

BasketActu : Comment ça se passe à Venise ?
Yakhouba Diawara : Ça se passe plutôt bien en ce moment. On a très mal commencé la saison avec une victoire seulement pour cinq défaites. On a eu beaucoup de mal à se trouver mais là on a rectifié le tir et on monte en puissance. On est passé à la sixième place du classement. On vient de remporter sept de nos huit derniers matches.

BasketActu : Qu’est-ce qui a posé problème ? L’alchimie entre joueurs ?
Y.D. : C’est sur le terrain qu’on a eu le plus de mal. On ne savait pas qui était le leader. Ça s’est défini au fur et à mesure. Il n’y a pas eu de grands changements pourtant dans l’équipe, on n’était que deux nouveaux joueurs. Mais ça a pas mal changé le jeu et les systèmes. L’adaptation a été difficile.

BasketActu : En tant qu’étranger, tu t’es senti en danger par rapport à ta place dans l’équipe ?
Y.D. : Ça gueule et c’est normal. Les dirigeants sont ambitieux, ils veulent jouer les quatre premières places du classement. Ils ont la construction d’une salle de 12 000 places. Ce n’est pas normal de commencer la saison comme nous l’avons fait. Heureusement, on a fini par sortir la tête de l’eau.

BasketActu : Pourquoi avoir choisi Venise ? Tu as eu d’autres contacts ?
Y.D. : J’avais le Panathinaikos, des clubs allemands aussi. C’est le projet du club qui m’a attiré. Comme je l’ai dit, c’est un club ambitieux. Et je n’ai eu que de bons retours sur eux alors pourquoi pas ?

BasketActu ? Tu es passé à côté d’une offre du Pana…
Y.D. : Ça a pas mal traîné avec le Pana, on n’arrivait pas à se mettre d’accord donc j’ai laissé tomber. Ils n’ont pas été clairs sur les détails du contrat donc j’ai préféré mettre un terme aux négociations. Mais ils reviennent à la charge et je suis toujours en contact avec eux. Peut-être l’année prochaine. Comme je l’ai dit, les portes sont ouvertes. Je suis resté en contact avec de grosses équipes européennes donc on verra en temps voulu.

BasketActu : Quel a été le discours du coach à ton arrivée ? Qu’attendait-il de toi ?
Y.D. : Au début, c’était difficile. Les gars sont ensemble depuis trois ans déjà. Ce n’est pas facile d’arriver et de s’intégrer. Au début, j’observais, je regardais juste. Et puis petit à petit j’ai trouvé ma place. Le coach voulait que prenne les choses en main et que je tire l’équipe vers le haut. J’ai mis deux, trois mois à m’adapter mais maintenant je e sens très bien. Plus vite tu t’intègres, mieux c’est. Et depuis que l’on gagne, les choses vont forcément beaucoup mieux.

BasketActu : L’objectif, c’est le carré final ?
Y.D. : On joue pour le titre. Tu ne joues jamais pour être quatrième ou troisième. Tu joues pour gagner. Quand tu finis quatrième ou cinquième, tu ne gagnes rien.

BasketActu : Physiquement tu te sens comment ? Tu as eu quelques petits pépins physiques récemment.
Y.D. : J’ai cumulé la préparation aux Jeux Olympiques et la saison. On a beaucoup voyagé, j’ai eu du basket non-stop donc j’ai eu un coup de fatigue. Mais là ça va. Physiquement, tout va bien et je pense le prouver sur le terrain.

BasketActu : J’imagine que tu suis le championnat français ?
Y.D. : J’ai toujours suivi Dijon. Je regarde le classement, je me renseigne et je suis aussi mes potes qui jouent encore. Le championnat a évolué. Là quand je vois que Strasbourg et Gravelines sont premiers, ça a bien changé. Ça se resserre.

BasketActu : Revenir jouer en France, c’est quelque chose que tu envisages ?
Y.D. : Je ne sais pas encore. On me demande souvent et les gens pensent que je suis trop cher. Mais si j’ai une opportunité ou un beau projet qui se présente, pourquoi pas. On ne sait jamais, peut-être que je finirai en N2 avec Tremblay. Tremblay, c’est le club que je suis le plus. C’est chez moi là-bas. Samedi, je suis allé les voir jouer. Là ils sont troisième. L’objectif, c’est la Nationale 1. Sur du long terme, j’espère qu’ils côtoieront la Pro B.

BasketActu : La NBA tu y penses encore ?
Y.D. : On a toujours un œil là-bas. Si je peux pourquoi pas. Après je ne veux pas y aller pour jouer trois minutes. Je préfère rester en Europe dans ces cas-là. Après si une franchise s’intéresse à moi, les portes restent toujours ouvertes. Il faut juste tomber sur une bonne situation.

BasketActu : Comme ça a été le cas pour Mike Gélabale ?
Y.D. : Je suis très content pour lui. Il a été très embêté par les blessures l’année dernière donc c’est super pour lui. J’espère qu’il va bosser dur et continuer comme ça. Comme quoi rien n’est impossible. Il faut juste avoir le mental. Ca dépend aussi énormément de l’équipe, du profil des joueurs, du coach. Quand tu as la confiance du coach, tout est plus simple, tu dois pousser une fois que tu es sur le terrain. Si ce n’est pas le cas, les choses s’enchaînent, tu passes trois matches sur le banc sans jouer…

BasketActu : A Denver tu l’a vais la confiance de George Karl. Quel souvenir gardes-tu de cette période ?
Ça s’est très bien passé au début. Il y a eu le trade d’Andre Miller. On a récupéré Allen Iverson, ça n’a pas été facile, j’ai eu beaucoup de hauts et de bas.

BasketActu : La décision de revenir en Europe en 2010 après un passage à Miami a été difficile à prendre ?
Y .D. : Je voulais jouer et prendre du plaisir. Je ne voulais pas rester en bout de banc, en 12ème homme. Je voulais gagner des titres, prendre du plaisir en les célébrant. La NBA, c’est un rêve mais quand tu es en milieu voire fin de carrière, tu as besoin de jouer et de passer du temps sur le terrain. Ça reste le plus important. Je ne regrette pas d’avoir tenté ni quoi que ce soit évidemment.

BasketActu : Cet été, tu as également fait ton grand retour (bref certes) en équipe de France.
Y.D. : Ça a été difficile, j’ai bataillé puis je n’ai pas été retenu. Pour la suite on verra, ce n’est pas moi qui décide.

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Comments

Commentaires (4)

  1. GW

    Comme le basket professionnel oblige souvent les clubs à dépendre presque intégralement des collectivités, le club de basket de Trembley, si jamais il rêve de N1 voire de Pro B, aurait beaucoup de mal à se faire une place dans une ville dominée avec succès par le handball !

    Déja pour Reuil, avec son histoire, le bon réseau de recrutement et le soutien des Hauts de Seine, c'est très très dur de boucler un budget digne de N1 donc Trembley…

  2. antho86

    "Cet été, tu as également fait ton grand retour (bref certes) en équipe de France.

    Y.D. : Ça a été difficile, j’ai bataillé puis je n’ai pas été retenu. Pour la suite on verra, ce n’est pas moi qui décide." ???????

    Yakhouba Diawara a fait les Jeux olympiques, donc la question et la réponse sont plus que bizarres. Apparemment Syra Silla l'a oublié et apparemment Yakouba Diawara aussi l'a oublié???

    Je comprends pas tout la dedans et j'attends l'explication de ce mystère…

  3. Qiou

    "on a fini par sortir la tête de l’eau"

    à Venise, ça risque de pas durer longtemps avec la montée des eaux…

    outre cette blague vaseuse (oh he did it again), merci pour l'interview!