Jacques Monclar : « Le match contre l’Australie va être déterminant »

Défaits 3 fois en 3 rencontres au tournoi de préparation en Argentine, la France ne s’est pas rassurée avant d’entamer sa campagne olympique. Pour Jacques Monclar, nul besoin de tirer la sonnette d’alarme pour autant.

Jacques MonclarVaincus tour à tour par la Serbie, la Croatie puis l’Argentine, les Bleus arrivent à Rio sur la pointe des pieds. Privés de Tony Parker tout au long du stage en Argentine, ils ne reviennent pas avec de grandes certitudes, si ce n’est qu’il va falloir sérieusement élever son niveau de jeu pour espérer faire quelque chose aux Jeux Olympiques (gratter une médaille ?) et finir sur une bonne note pour la génération des Parker, Flo Piétrus ou Mike Gélabale.

Pas vraiment dans son assiette les trois rencontres, la France a donné plus de raisons d’être inquiets que rassurés. Mais inutile de tomber dans le « défaitisme » pour autant, c’est en tout cas ce que pense Jacques Monclar, consultant sportif et ancien international, comme il l’a expliqué au micro de RMC :

« Ça ne sert à rien d’être inquiet. Trois défaites de suite, ce n’était pas arrivé depuis une éternité. Il n’y avait pas Tony Parker, qui est clairement le boss de cette équipe (même si Boris Diaw est un capitaine de référence). On n’est pas habitué à perdre trois matches de suite. À Rio, le premier match en poule sera contre l’Australie. Et sans vouloir mettre la pression, cette rencontre va déterminer beaucoup de choses pour la suite. Il faut enchaîner par une victoire, quelle qu’elle soit.(…) Cette équipe tourne ensemble depuis 2009. Les repères collectifs sont là. (…) Il faut toujours s’inquiéter, mais bon, pas trop. »

Faisons confiance à la voix la plus rauque du basket français, la France n’a logiquement pas perdu ses automatismes, ni son niveau. Les plus stratégiquo-optimistes diront que ce n’est pas plus mal de ne pas trop s’être dévoilés face à un futur adversaire (et deux potentiels), les plus tenaces pointeront les problèmes offensifs qui nous feraient déjà regretter qu’Evan Fournier soit dans son canapé. Wait and see, début des hostilités samedi à Rio, avec l’Australie du neo-Maverick Andrew Bogut en plat d’entrée.

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