Jean-Denys Choulet : « Pas le basket que j’affectionne »

S’il a reconnu la supériorité du Paris Levallois sur le match 3 le coach chalonnais Jean-Denys Choulet n’est pas un adepte de leur jeu.

jean-denys chouletLors du match 3 à Levallois Chalon avait l’occasion de plier la série en trois manches. Mais dans la salle Marcel Cerdan, qui porte bien son nom, les Bourguignons n’ont pas évité le ko. Malgré un début canon et porté par un Cameron Clark canon, la formation chalonnaise n’a pas tenu la distance face au jeu rugueux et à la défense agressive du PL. Pour le coach Jean-Denys Choulet c’est d’ailleurs un style de jeu à l’opposé de sa conception du basket. Mais cela ne l’a pas empêché de reconnaître la supériorité de son adversaire sur ce match 3.

« Oui ils ont bien défendu. Le PL méritait de gagner ce soir point final. On a fait un bon début de match mais après on a lâché pour moult raisons que je n’ai pas à dévoiler ici. Ce n’est pas forcément le basket que j’affectionne mais c’est comme ça. Ils ont bien fait de jouer leur jeu. Nous on doit élever notre niveau défensif. On doit être plus méchant. On n’a pas des guerriers mais des basketteurs de talent qui jouent au basket. Quand ils rentrent sur le terrain c’est pour marquer un panier, ce n’est pas pour essayer de casser les bras. C’est la grande différence même si eux ont des joueurs de talent comme Jason Rich que je connais bien. On verra si on a ce qu’il faut pour répondre sur le match 4 car je ne suis pas quelqu’un qui a l’habitude de tendre la joue quand j’ai pris une calotte. Par contre j’accepte tout mais ce soir il y’a quand même eu des gestes inacceptables sur un terrain. J’ai en mémoire un bump d’Eliezer-Vanerot et je pense que même au rugby il y’aurait eu faute. On sait tous ce qui allait se passer. Sur les montées de balle de John Roberson je voudrais que l’on compte le nombre de fautes. Mais je ne parlerais pas plus de l’arbitrage. Je n’ai jamais donné de ma vie comme consigne à mes joueurs de défendre dur, de casser des bras, de mettre des boites. Ce n’est pas ma conception mais je ne suis pas plus con que les autres. Je ne suis pas certain que ce type de basket soit notre tasse de thé, surtout à l’extérieur. Mais si on est obligé de revenir à Chalon ça ne sera pas la même histoire. Parce qu’on n’a pas besoin d’un speaker « Paris Levallois » pendant quarante minutes.

Il y’a des joueurs chez nous qui sont très fatigués. C’est pour ça qu’à la fin qu’à -15 j’ai fait tourner. Encore une fois ce soir je n’ai pas de griefs comme on aurait pu le penser contre Fauthoux, pas du tout, mais je dit que leur type de jeu n’est pas ma conception du basket. Mais s’il faut balancer des parpaings, jouer un peu comme au rugby on peut faire aussi. On ne va pas reculer au match 4. Je pense que l’on peut faire autrement au basket pour gagner. Soit on est petits garçons et on ne répond pas au match 4 soit on est des grands garçons et on va répondre ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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