Jean-Pierre Siutat : « Ce qui a été décidé aujourd’hui est très difficile »

Le président de la FFBB Jean-Pierre Siutat est apparu très touché par l’annulation de la finale de Coupe de France féminine.

En tout début d’après-midi, la finale de la Coupe de France féminine entre Bourges et l’Asvel a été annulée. C’est le président de la FFBB Jean-Pierre Siutat qui en a fait l’annonce. L’événement devait être le premier à l’Accor Arena en situation Covid. Financièrement, « le coup sec de l’annulation, sans les conséquences indirectes, est de 300 000 euros » a précise Jean-Pierre Siutat. Quant à d’éventuelles sanctions envers les deux clubs, cela sera décidé via le bureau du conseil fédéral.

« Depuis ce matin se tenait la tenue de la rencontre de ce soir. C’est simple, il ne se jouera pas. Je regrette cette décision des joueuses des deux équipes. Je remercie sincèrement la ministre (Roxana Maracineanu) d’être venue ce matin. Elle a porté un message très positif sur la forte volonté de nous tous de reprendre le jeu.

Vous avez en face de vous un vrai supporter du basket féminin. J’ai tout fait pour que cette saison redémarre. Je ne sais pas si elle va pouvoir démarrer. J’ai tout fait pour que nos clubs participent aux compétitions européennes. On devait annoncer ce soir que l’Eurobasket féminin va se tenir à Strasbourg. On a vraiment souhaité maintenir cette activité.

Ce qui a été décidé aujourd’hui est très difficile. On respecte la crainte des joueuses sur le match mais ça va être ça tous les jours. Sur le protocole, la ministre a dit que c’est une règle qui permet de favoriser le jeu et pas le contraire. L’orientation du gouvernement est de l’assoupir dans les jours à venir.

On rebondira mais aujourd’hui c’est un vrai choc pour nous tous. On voulait vous parler du projet ambitieux de la Ligue féminine de basket, un vrai beau projet. Mais cela se fait si on prend des risques. On a décidé de jouer ce match. Peut être qu’on prendra en moins car il faut savoir les partager. On a raté une date, un événement de promotion.

C’est aux joueuses de préciser les raisons de leur refus. On avait un protocole spécial Bercy qui recevait le premier événement sportif en configuration Covid qu’on préparait depuis le mois de mai. Il y a un protocole établi pour chaque niveau de compétition. Il évolue en fonction de la situation; nous avons déjà fait plusieurs évolutions. J’ai géré cette semaine de crise pour essayer de faciliter le jeu. On comprend la crainte des filles. La ministre a cherché à rassurer les joueuses.

Sur le protocole de la LNB, on n’est pas au courant (de sa teneur). Quand on voit ce qu’a fait le hand… Ils se sont aperçus que leur protocole allait les empêcher de jouer, ils ont déjà commencé à l’alléger. Je ne sais pas ce que la LNB décidera mais ce qui est sûr c’est que comparer quelque chose qui va démarrer à une date différente, ça n’est pas la même chose. Se réfugier sur un protocole que nous ne connaissons pas à la fédé est pour moi assez surprenant. Ou alors on aurait du en discuter beaucoup, beaucoup plus tôt.

Si on reste dans cette situation de crainte extrême, derrière ça va être compliqué. On est en contact quasi quotidien avec les autres sports collectifs. On veut que ça redémarre. Je suis persuadé qu’il faut vivre avec le virus, au mois jusqu’au Jeux. Il va falloir prendre un minimum de risques ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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