Jérôme Navier : « Aujourd’hui c’est très particulier ce que l’on est en train de vivre »

Pour Jérôme Navier, coach du PB86, il est très difficile de structurer le temps d’entraînement en cette période de crise sanitaire.

Hier à Quimper, dans le cadre de la Leaders Cup, le Poitiers Basket 86 a joué son seul match officiel du mois de novembre. le prochain ? Impossible de dire avec précision quand il aura lieu. Pour le coach Jérôme Navier, cette incertitude est la plus dure à gérer. Et complique la montée en puissance de l’équipe confrontée à un manque de matchs officiels.

« On voit quand même que les matchs à huis-clos ça n’est pas simple en terme d’ambiance. On a aussi besoin de cette adrénaline amenée par le public, qu’on soit à domicile ou qu’il s’agisse du public adverse.

Le problème que l’on a nous aujourd’hui c’est que l’on fait un pas en avant puis deux voir trois en arrière; aussi parce que l’on a aucune régularité dans nos rencontres. Ce n’est pas une excuse, juste un constat. Aujourd’hui c’est très particulier ce que l’on est en train de vivre. On fait un match et on ne joue plus; on fait un match et on ne joue plus.

La situation fait qu’aujourd’hui on a plus de repères entre nous que face à des adversaires. Ce n’est pas la réalité du week-end. Chacun se gère, anticipe un petit peu. Mais l’adversaire du week-end ça n’est pas la même. Je l’avoue, actuellement c’est compliqué de gérer cette situation.

On aurait du plus les impacter sur notre jeu, sur l’intensité que l’on est capable de mettre. Contre Nantes, on les avait impacté. On les avait réduit à vingt points de moins de ce qu’ils avaient l’habitude de marquer. Ce soir (hier), c’est un de nos meilleurs matchs offensifs, on n’a jamais shooté avec autant d’adresse (49%), mais pas rapport à ce que l’on a produit défensivement il y a dix jours ça n’est pas ça. On a du mal à trouver cet équilibre.

La semaine prochaine on va alléger un peu les entrainements; avec un entrainement par jour. Il y aura une petite coupure au milieu de la semaine le mercredi, pour refaire peut être un peu d’énergie, de jus. Par la suite on va monter le nombre d’entrainements par semaine, mais en coupant toujours le mercredi. Là on est parti sur quelque chose d’assez incroyable. On ne sait pas où on s’en va. C’est peut être ça qui est le plus dur à gérer. Se mettre en tête que ça ne va être que des entrainements ça va être compliqué. Le propre de notre métier c’est de faire des matchs officiels avec du monde dans les salles. On va essayer de voir si on peut trouver des entrainements sous forme d’opposition avec d’autres équipes pour tavailler du mieux possible; et tout faire pour être prêt quand le feu rouge repassera au feu vert ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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