Jerry Colangelo : « Les autres équipes feraient mieux de se réveiller et de se battre »

À l’initiative du plan de redressement d’USA Basketball avec Mike Krzyzewski, Jerry Colangelo regrette désormais que l’écart avec la concurrence soit trop grand.

jerry-colangeloUne compétition dominée presque en traînant du pied, accrochée mais pas vraiment inquiétée en poule, le coup de rein nécessaire en demie, et une finale pliée sans laisser place au suspense, la sélection américaine est allée chercher une troisième bague olympique sans briller mais sans trembler également. Depuis le Mondial 2006, zéro défaite au compteur, dix années sans partage. Cette année plus que jamais la résignation est énorme vu les absents notoires, une cohésion de groupe quasi nulle avant la compétition et pourtant une finale déséquilibrée face à la Serbie, pourtant vraie référence dans le basket international. Jerry Colangelo ne voit pas ce manque de concurrence d’un très bon oeil, lui qui a pourtant oeuvré pour que Team USA reprenne le trône qui lui était dû :

« Je suis complètement pour élever la barre au niveau du basket mondial. Tout ce qui a de l’intérêt pour le basketball à tous les niveaux, je suis pour. Je suis prisonnier à vie du jeu. J’aime ce jeu. Le basket est le deuxième sport mondial, mais nous avons besoin que ces autres pays se réveillent et deviennent davantage compétitifs », explique-t-il à USA Today.

Jerry Colangelo ajoute même qu’il n’aillait certainement pas présenter ses excuses pour la domination des USA. Manière de dire que ce sont aux autres nations d’aller les chercher pour renforcer la concurrence.

« J’adorerais voir ça. Tout le monde adorerait. Je ne vais pas chercher d’excuses à qui que ce soit pour ça (la domination). Un des officiels m’a dit après le match, ‘Vous savez la prochaine fois, vous devriez jouer à quatre’. Et j’ai répondu ‘Non, peut-être que les autres équipes feraient mieux de se réveiller et se battre' ».

« Nous avons aidé le basketball autour du monde pendant 50 ans. Nous avons enseigné le jeu au monde. Nous avons appris aux coaches, joueurs – regardez le nombre d’internationaux en NBA, regardez le nombre d’internationaux universitaires aujourd’hui, aux Etats-Unis. Alors nous sommes investis pour ça. Je veux voir le niveau monter »

Même chose pour ses Sixers cette année ?

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