Joakim Noah prend sa retraite, une légende des Bulls s’en va

Joakim Noah, l’une des figures emblématiques des Chicago Bulls dans les années 2010, range ses sneakers et prend officiellement sa retraite.

N’ayons pas peur des mots, Joakim Noah représentait les Chicago Bulls à une époque. Peut-être encore plus que Derrick Rose quand ce dernier manquait à l’appel pendant de longs mois. Et si vous estimez que c’est exagéré, c’est que vous n’étiez sans doute pas un supporteur des taureaux. Parce que le Français, natif de New York, incarnait parfaitement la « Windy City » et sa mentalité de col bleu.

La ville et la franchise vont pouvoir rendre hommage à « Jooks. » En effet, Shams Charania annonce que le vétéran de 36 ans, sans club depuis le début de la saison, va prendre sa retraite. Il espère le faire sous la tunique des Bulls d’ailleurs, où entraîne Billy Donovan, son coach à l’université.

Ce serait classe que l’organisation lui propose un contrat symbolique d’une journée pour qu’il puisse boucler la boucle et finir là où il a débuté sa carrière en 2007. Neuvième choix de la draft, Joakim Noah est arrivé avec un statut de double champion universitaire et MOP du tournoi en 2006. Il aurait probablement été l’un des trois premiers choix s’il s’était présenté cette année-là. Mais il a préféré s’éclater à la fac avec ses potes – Al Horford, Corey Brewer – un an de plus pour faire le doublé.

Malgré son palmarès, il a vite été ciblé par les critiques. Son manque de shoot et un soit disant manque de technique – faux ! – ont poussé certains à penser qu’il ne brillerait jamais en NBA. Un journaliste avait même promis de manger ses articles si Noah avait un jour un impact. Et bien il s’est très vite retrouvé à bouffer du papier.

https://www.youtube.com/watch?v=oDqdkKahC3U&t=54s

Parce que le fils de Yannick Noah a fini par se forger son propre nom et sa propre histoire. En devenant titulaire dans la raquette des Bulls. Puis en s’affirmant comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue, tout simplement. Dans un style très atypique, aussi atypique que sa gestuelle de tir « tornado. »

Mais au-delà de ça, il brillait dans tellement de domaine. Un mec avec une énergie débordante et communicative. Un défenseur hors-pair, nommé DPOY en 2014. Quatrième du vote pour le MVP la même saison, rendez-vous compte. Super rebondeur, excellent passeur, Joakim Noah portait les Bulls en l’absence de Derrick Rose. Si cette équipe a fait les playoffs – allant même au second tour ! – sans son MVP, c’est justement parce qu’il était là pour tenir la baraque.

https://www.youtube.com/watch?v=oLStQcpGDCs

Une foutue blessure au genou a fini par précipiter la chute de Noah. Son contrat aux New York Knicks (72 millions, 4 ans) fait grincer des dents mais c’était en accord avec ses performances d’avant ses pépins de santé. Chez lui, à Manhattan, il a sombré. Pour revenir faire un passage encourageant aux Grizzlies puis une dernière saison un plus discrète aux Clippers.

Au final, 13 saisons NBA, 672 matches, des affrontements mémorables en playoffs, des sélections All-Star, un trophée individuel, 9 points et 9 rebonds de moyenne mais aussi plein de souvenirs.

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