Jonas Valanciunas, destination NBA

Si Irving, Williams, Kanter and co font beaucoup parler Outre-Atlantique, un européen pourrait bien créer la surprise.

Alors que 54 des meilleurs prospects actuels étaient réunis à Chicago ces derniers jours pour le traditionnel pre-draft camp, un joueur, pourtant absent physiquement, était présent dans les esprits de tous les scouts présents. Il y a 5 joueurs non-US d’au moins 2.08, qui pourraient être lottery picks. Le plus en vue, Enes Kanter mis à part : Jonas Valanciunas.

On était parmi les premiers à vous en parler (voir REVERSE de l’automne dernier), aujourd’hui il intrigue tout le monde. Annoncé à 6-11, soit au bord des 2m10, avec une envergure de 2.25, il est tout simplement l’archétype du joueur que les franchises NBA cherchent, parfois en vain. Ou alors elles trouvent Greg Kite, Jon Koncak… Ayant déjà balisé sa carrière, puisqu’il a un agent et un coach particulier depuis plusieurs saisons, il a déjà déclaré un peu partout que sa seule destination en dehors de Vilnius serait la NBA et rien d’autre. Grosse différence avec les Rubio, Vasquez et compagnie.

Formé à Vilnius, mis en couveuse au sein de Perlas, farm team du Lietuvos rytas, évoluant également en LKL, Jonas a été rappelé en milieu de saison dernière au sein de l’équipe principale. Intégré à la rotation pro à 17 ans, il a vite su être efficace. Cette année, on a pu le voir à plusieurs reprises apporter de l’énergie et être très efficace en sortie de banc. Il est, comme Bjelica ou El-Amin, un des artisans de la qualification au Top 16 de la Roligue.

7.7 pts, 5.8 reb de moyenne en Euroleague, en seulement 15 minutes/match. Meilleure rentabilité de l’EL au rebond/minute. 11.5, 7.3 reb, 1.8 ctr en LKL, en 20 minutes/match. Les chiffres parlent pour eux.

Sa situation contractuelle n’est pas des plus claires. Rytas a tout récemment engagé un avocat spécialisé dans le droit du sport et les négociations avec la NBA, pour résoudre le soucis lié à son buy-out. Vilnius ne souhaite nullement bloquer le joueur, mais juste bordurer au mieux la sortie d’un des plus gros prospects modernes du basket lituanien.

En cas de lock out, le joueur serait donc toujours bien présent à la Siemens Arena à la rentrée. En revanche, avec 3 ans de contrat restant, sans réelle clause de sortie. L’importance du montant de celle-ce serait, selon des sources proches du club, proportionnelle au rang auquel il serait drafté. Si cette situation trouvait une issue rapide, on parle d’un pick entre la 3e et la 8e place.

Lietuvos Rytas rencontre actuellement des problèmes financiers, souhaiterait régler le dossier rapidement et toucher l’argent au moment de la draft, et non quand Valanciunas traversera l’Atlantique. Le club souhaiterait s’orienter vers un pourcentage du montant global du contrat du futur rookie, ce qui permettrait d’aller au delà des 250 000 dollars règlementaires autorisés par Papy Stern. En gros, plus vite le deal est trouvé, moins les franchises seront frileuses, plus le contrat est important.

Et sur le basket ?

On l’a vu ultra dominant lors des deux derniers Euros U18. La Lituanie fantasme sur ce joueur de grande taille qui est déjà une immense star au pays. Un avenir à l’image du grand Sabonis lui est promis par la presse et les observateurs locaux, même si son profil est radicalement différent.

C’est à l’heure actuelle, tout sauf un pivot lourd, au sens premier du terme, même si il a vraiment développé un jeu dos au cercle intéressant ces derniers mois. Très agile et coordonné pour sa taille, il rentrerait parfaitement dans le rôle d’un 4 en NBA. A condition d’éviter de passer l’été en salle de muscu et de prendre 15 kg, son jeu étant essentiellement basé sur l’explosivité et l’intensité.

Souvent comparé à Donatas Motiejunas, plus agé que lui, Valanciunas a sans doute un avenir plus prometteur devant lui. Sans doute grâce à la stabilité qu’il semble avoir, et qui ne semble pas être le point fort de son compatriote. Réponse dans quelque semaines.

 

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Comments
Un peu de LNB, un peu d'Euroleague, beaucoup de bonheur...

Commentaires (5)

  1. Startrak

    Bon bah je remets là le commentaire que j'ai laissé sur BS :

    "Les clubs français devraient prendre exemple sur le Lietuvos pour la «protection» financière de leurs prospects."

  2. OscarAbine

    C'est pas 500 000 $, le dédit autorisé aux clubs NBA ?

  3. elro

    Pourvu que le garcon reste en europe!!

    Ils vont nous en faire une grosse chipo ces ricains!

  4. Tapion

    aux dernières nouvelles Seraphin et Sy ont rapporté du fric à leurs clubs en partant aux States…