Jordi Bertomeu : « Aucune équipe ne signera de joueur pour 2 ou 3 mois »

Le président de l’Euroleague met les points sur les « i » à propos du lockout.

Avec le lockout en place depuis 40 jours, encore plus que la NBA, c’est l’Europe du basket qui se trouve chamboulée. La ligue américaine se trouvant dans un état végétatif, le contingent de ses joueurs signant en Europe ne fait que s’agrandir de jour en jour.

C’est pourquoi le président de l’Euroleague, Jordi Bertomeu, a décidé de communiquer avec les médias US, par l’intermédiaire de Ian Thomsen de si.com.

Tout d’abord, Bertomeu ne pense pas que les clubs d’Euroleague prendront le risque d’engager des stars NBA :

« Nos clubs ont besoin d’avoir des effectifs stables. Ils ont besoin de savoir pour combien de temps ils pourront employer le joueur. Aucune équipe ne signera de joueur pour deux ou trois mois, ou pour une durée incertaine. C’est notre prévision. » a affirmé le grand patron de la compétition européenne.

En tout cas, pour lui, le fait que les joueurs NBA puissent repartir dès la fin du lockout est le signe d’un « gentlemen’s agreement » négocié entre la NBA et la FIBA, même si aucune des deux institutions ne le déclare officiellement, la FIBA se protégeant par cet accord d’éventuelles poursuites judiciaires par les équipes NBA, une fois le conflit américain réglé. D’ailleurs, le timing de l’annonce de la FIBA, presque un mois après l’annonce officielle du lockout, laisse peu de place au doute pour Bertomeu qui qualifie cette condition d’ « unique dans l’histoire de la FIBA » et de « très étrange ».

En fait, d’après Bertomeu, les clubs Euroleague pourraient être intéressés par les signatures de joueurs free-agents, étant prêts à rester en Europe pour au moins une saison.
Pour lui, ce n’est pas une question de budget car des clubs « comme Barcelone, le Real ou Fenerbahce ont des budgets équivalents au double de celui des Lakers » de par la nature même de leur structure (club multisport où le club de foot finance les autres activités) mais n’y pensent pas forcément car « ils préfèrent investir dans un talent local », à l’image de Barcelone. « Cela pourrait changer » avertit tout de même le responsable de la deuxième compétition de basket au monde.

En tout cas, pour Bertomeu, le lockout NBA est plutôt une bonne chose pour l’Euroleague.

« Nous avons travaillé à nous rendre plus visible sur les marches hors-Euroleague, dont celui des Etats-Unis. La stratégie ne changera pas. Nous savons qu’il nous faut atteindre ces marchés et qu’il est clair qu’être les seuls va nous faciliter la tâche sur le marche américain. »

Il rappelle néanmoins la spécificité du sport européen, et ce qui pourrait le rendre moins attractif aux yeux du grand public américain.

 « En Europe, c’est vrai que le sport est une forme de divertissement mais le résultat sera toujours plus important que la notion de spectacle. Au bout du compte, une équipe se doit de gagner… elle doit gagner le championnat, c’est ce niveau de compétition qu’ont les équipes européennes. »

Jordan Farmar pourrait donc rester une figure d’exception, lui qui a signé pour le Maccabi, en attendant de pouvoir retourner aux Etats-Unis, alors que des stars comme D-Will ont choisi des clubs moins huppés ne disputant pas la plus belle coupe du continent.

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Comments

Commentaires (5)

  1. cedric la touffe

    « Aucune équipe ne signera de joueur pour 2 ou 3 mois »

    c'est pas nancy qui a signé batum? si il l'ont fait d'autre peuvent le faire! rien à foutre lol

  2. AND11

    Celui là ci si il vient à Nancy il termine brulé sur le poteau..

    Quel fils de ….