Joyeux anniversaire, Dejan Bodiroga

L’ancienne gloire de la grande équipe de Yougoslavie du début des années 2000 fête ses 40 ans.

Il y a quelques semaines, le monde de la balle orange fêtait les 50 années de Michael Jordan. Aujourd’hui, nombre de fans européens se rassemblent pour souhaiter un joyeux anniversaire à Dejan Bodiroga, 40 ans.

Monstrueux sur la scène européenne pendant plus d’une décennie, l’ailier serbe fait assurément partie des cinq meilleurs joueurs à n’avoir jamais évolué en NBA. Pourtant sélectionné en 51ème position par les Kings de Sacramento en 1995, le « Magic Blanc » a préféré étaler sa science du jeu en Espagne, Grèce ou Italie. Pour notre plus grand bonheur.

Révélé aux yeux du monde entier lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, alors qu’il détruisait déjà quelques chevilles avec l’Olimpia Milano grâce à ses formidables qualités de dribbleur en dépit de sa grande taille (2m05), Bodiroga est devenu le joueur le plus cher de l’histoire du basket européen en paraphant un contrat d’un million de dollars pour le Real Madrid, club avec lequel il remportera la Coupe Saporta (C2) en 1997.

Figure de proue, en 1998, d’un recrutement 4 étoiles mené par ce qui est depuis devenu le grand Panathinaikos, Bodi Bond remportera deux Euroleague avec les Greens avant d’aider le FC Barcelone, en 2003, à soulever sa première C1.

Mais avant cela, en 2002, Bodiroga posait le pied sur le continent américain pour en repartir auréolé du titre de champion du monde. Sur un autre planète en finale, à Indianapolis, le Serbe permettait à sa sélection d’éteindre l’Argentine de Manu Ginobili, en rentrant les neuf derniers points des siens dans le temps réglementaire. De quoi permettre aux Yougos de remonter le déficit de huit points qu’ils avaient à deux minutes de la fin.

Le 7 juin 2007, sous les couleurs de la Roma, il disputait le dernier match de sa carrière. Nommé parmi les 50 plus grands contributeurs de l’Euroleague, Bodiroga a aussi été élu par les fans dans la All-Decade Team.

Respect.

Son palmarès :

En club:

  • Champion d’Italie (Milan 96)
  • Vainquer de la coupe d’Italie (Milan ’96)
  • Vainqueur de la Coupe Saporta (Real Madrid ’97)
  • Champion de Grèce (Panathinaikos ’99, 2000, 2001)
  • Vainqueur de l’Euroleague (Panathinaikos 2000 et 2002, Barcelone 2003)
  • Champion d’Espagne (Barcelone 2003 et 2004)
  • Vainquer de la coupe d’Espagne (Barcelone 2003)

En sélection:

  • Champion d’Europe (’95, 97 et 2001)
  • Médaillé d’argent aux JO d’Atlanta (’96)
  • Champion du monde (1998 et 2002)

Individuel:

  • MVP du championnat espagnol (Real Madrid 1997 et Barcelone 2003)
  • MVP des championnats du monde (1998 et 2002)
  • Athlète yougoslave de l’année (’98)
  • MVP du Final Four de l’Euroleague (2002 et 2003)
  • Nommé dans la All-Euroleague 1st Team (2002, 2003 et 2004)
  • MVP des finales du championnat espagnol (2004)
La leçon donnée à Carmelo Anthony :
La fin du match face à l’Argentine :
Mix « country » :
Comments
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Commentaires (4)

  1. Bane Prelevic

    Bodiroga !!! Un joueur fabuleux… Pas un pète de qualité athlétique mais impossible à stopper en un-contre-un de part sa technique et son intelligence de jeu* !!!

    Il avait jeu singulier, ses appuis, toutes ses p'tites feintes poste bas pfffffffff… Son cross tout bizarre… Son shoot "mécanique", les pieds dans le béton. Il n'y avait pas deux mecs qui jouait au basket comme Bodiroga. Il était unique…

    Bref un attaquant hors norme, doublé d'un mec super classe sur le terrain.

    Ps: je pense qu'il faudrait remplacer le terme "QI basket" part Dejan Bodiroga dans le dico de notre sport…

  2. Querry

    Nostalgie,quand tu nous tiens…la grande époque avec la yougoslavie

  3. yannick

    Sex, Droga, & Bodiroga