La JSF Nanterre descend de son cheval blanc

La jolie petite histoire de la JSF Nanterre s’est achevée. Le champion de France ne disputera pas le Top 16. Cendrillon part, fin de l’histoire.

nanterreCendrillon était la plus jolie des enfants. Dans sa Halle Carpentier, sur son cheval blanc, elle oubliait le temps. Fermait les yeux et, dans ses rêves, partait vers le Top 16. Jolie petite histoire. Mais le compte de fées ne pouvait s’éloigner de trop de la fin tragique racontée en d’autres temps par Téléphone.

Le prince charmant a foutu le camp avec une belle blonde et la JSF Nanterre va arpenter les trottoirs et goûter plus que de raison à des bars allemands ou turcs sans paillettes, où l’ivresse des soirées européennes arrosées n’a, là encore, jamais souri aux clubs français.

Foutu Pionir, ta touffeur, tes jets d’objets et autres hurlements frontistes les ont perdus. Satané Palais des Sports et son cachet soviétique, son courroux froid leur a rappelés que la réalité d’un match n’était pas celle d’un autre. Perdus dans les doux espoirs nés au soir d’une victoire historique dans un Palais bleu et grenat, les joueurs de JSF Nanterre ont failli alors que l’auguste Jordi Bertomeu leur avait pourtant donnés les moyens de voir venir grâce à des horaires biaisés.

Tel Cholet et l’ASVEL, le champion de France voit les portes du Top 16 lui claquer au nez la faute au pointaverage particulier. L’élimination de Lyon-Villeurbanne revêtait une dramaturgie plus importante, car survenue dans les toutes dernières minutes, mais la déception n’en demeure pas moins grande.

Putain de fatalité. On le savait mais on se le cachait. Ne reste plus que l’éternel souvenir d’une victoire ibère, les poom-poom shorts verts des cheerleaders, le slim rouge de Mary Patrux et la fierté d’avoir, pendant un temps, su porter fièrement l’étendard français. Les UNES de L’Equipe seront toujours là, le sentiment de s’être fait un nom sur une scène qui ne les regardait jusqu’ici qu’avec dédain aussi.

Nanterre a été, est et restera. Le sera-t-il à nouveau ? Nul ne le sait. L’élimination est ce qu’elle est mais le destin funeste de Pau-Orthez, dernier qualifié, laisse une certitude : le Top 16 n’avait de cadeau que l’emballage et des pièges pour contenu.

Il ne reste plus que six matchs à minima contre les quatorze espérés. Quatorze matchs d’une vie qui suffisaient, comme dans la chanson, pour transformer la jeune fille en junkie. Un mal pour une bien dirons-nous au final, car dans une Pro A sans hiérarchie, les héros d’une année n’ont jamais été ceux de la précédente. Et les miracles ne peuvent porter ce nom lorsqu’ils viennent à se répéter.

Photo : Claire Macel

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Comments
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Commentaires (7)

  1. Chip

    Je trouve ça un peu rude comme article.
    Certes la JSF ne nous a pas montré de beaux matchs lors des deux dernières rencontres mais il ne faut pas oublier qu'on ne les attendait sûrement pas en Euroleague il y a un an !
    C'était une belle surprise de les voir narguer le Barca et le Partizan alors qu'on les disait condamnés vu le groupe dans lequel ils étaient tombés.

    Moi je ne vois pas que de mauvaises choses, je vois surtout un espoir naissant pour le basket français, car ça faisait un moment qu'un club français n'avait pas montré un tel talent à ce niveau.

  2. John

    Le souci reste qu’en Pro A il manque des JFL dominant à tous les postes pour pouvoir briller sur la scène continentale. Sans ce noyau dur, nous pourrons pas rivaliser sur le long terme avec les autres pays européens.

    Si on fait un inventaire des équipes qualifiés au Top 16 dans le groupe de Nanterre:

    Fenerbahçe: Sipahi, Mehmetoglu, Onan, Predlzic

    CSKA: Fridzon, Khryapa, Vorontsevich, Kaun

    Barça: Navarro, Sada, Abrines

    Partizan: Bogdanovic. Miloslajevic, Musli

    Quand vous avez des joueurs locaux forts, les rotations deviennent plus facile parce que l’équipe ne perd pas en qualité.

    C’est dommage que certains jeunes français partent trop tôt en NBA car ils auraient pu devenir des joueurs majeur en Europe (Séraphin, Beaubois, Petro, Ajinca).

    Il faudrait concentrer les meilleurs JFL da ns quelques clubs de pro a afin qu’ils puissent progresser plus vite.

    Peut être que mon argumentaire n’a rien à voir avec l’article mais ça peut être une solution à nos soucis sur la scène européenne

  3. mimil

    Ricard arrête de boire !