Kévin Séraphin : « Je me dis toujours, quoi que tu fasses, assume »

Kévin Séraphin est revenu avec nous sur son début de saison frustrant avec Washington et son épisode complexe avec l’équipe de France avant l’Euro.

Kévin Séraphin et les Wizards sont à New York pour trois jours. Après être venus à bout des Knicks lundi soir, l’intérieur français et ses partenaires seront à Brooklyn mercredi pour confirmer. L’occasion de bavarder avec l’ancien Choletais au sujet de son début de saison frustrant, de son histoire complexe avec l’équipe de France ou de son projet manqué de s’entraîner avec Hakeem Olajuwon.

Sur son début de saison

Kevin-Seraphin-Vincent-Collet-350« Tout ne se passe pas vraiment comme je l’espérais, mais il y a des choses que je ne peux pas contrôler. Même si ça ne m’arrive pas souvent, j’ai eu une période où c’était dur mentalement. Je rentrais plus pour ne pas faire de bêtises que pour faire des performances. Quand c’est comme ça, tu joues avec la peur. Le match contre les Clippers m’a fait du bien (16 pts en 20 min de jeu, NDLR) même si l’écart était déjà fait. Quand le match est serré, généralement le coach ne me met pas. »

 

« Je n’ai pas les mêmes sensations que l’année dernière. J’ai un peu l’impression d’être revenu à ma première année en NBA. Je ne suis pas paumé, mais je ne suis pas en confiance. Mais il est hors de question que j’abandonne. La direction me parle, mais c’est à moi de faire les choses, ils ne peuvent pas défendre pour moi, prendre des rebonds pour moi, etc… »

Son avenir immédiat et la fin de son contrat

« Je garde confiance en moi. Je suis persuadé que je suis capable de m’imposer, peu importe où je serai. Aucun souci là-dessus. C’est vrai qu’il y a de la pression à gérer avec le contrat, l’histoire de l’équipe de France. Je ne peux pas dire le contraire, mais ça ne m’a jamais dérangé. »

L’équipe de France

« Je me dis toujours, quoi que tu fasses, assume. Ils ont gagné et je suis vraiment content pour eux, surtout pour Tony, Boris et Florent. Je ne peux pas oublier leurs visages lorsqu’on a perdu en Lituanie, ils étaient à deux doigts de chialer. Donc là c’est vraiment génial qu’ils aient enfin ce titre. Mais ce n’est pas parce qu’ils ont gagné que je vais regretter mon choix. »

 

« J’ai encore le temps. J’ai envie d’y aller à l’avenir. Je ne suis pas le premier à avoir loupé l’équipe de France et je pense avoir le temps. Si on veut bien de moi je suis partant. J’ai grandi avec cette culture de l’équipe de France et ce n’est pas ça qui va changer mon envie. Mais il n’y a pas que l’équipe nationale qui peut t’aider à progresser. Il y a plein de joueurs en NBA qui le font sans rejoindre leur sélection. »

Les critiques des gens sur son choix

« Au début, ça m’a vraiment atteint. D’où mon message sur Facebook sans réfléchir et sans passer par mon attaché de presse. C’est la première fois que j’ai été aussi blessé. J’ai toujours eu le rôle du jeune que tout le monde aime, qu’on veut voir progresser et qui représente l’avenir. Là j’étais un peu Mesrine, l’ennemi public numéro 1 (rires) avec Joakim. Mentalement, ça m’a fait mal au début. Aujourd’hui, quoi qu’on dise ça ne m’affecte pas. »

 

Un cours particulier avec Hakeem Olajuwon ?

« J’avais comme projet de m’entraîner avec lui. Mais pour être honnête, le problème a été d’ordre financier. C’est super cher ! (environ 250 000 dollars, NDLR). Il y a des investissements qui valent le coup mais ça c’est hors de prix. »

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Comments

Commentaires (1)

  1. pekovic1er

    toujours pas de regret d'avoir glandé pendant 3 mois et ensuite d'avoir bossé dans un gymnase pendant que l'edf se frottait au niveau européen. Ben ecoute mon gars, garde cette optique, et reste la ou tu es, et bon courage pour choper un contrat.