Kevin Seraphin : « Le basket français n’est pas mort ! »

A presque 22 ans, Kevin Seraphin n’en finit plus de surprendre. Après une campagne européenne réussie, l’intérieur s’apprête à relever le défi de la Liga Endesa avec Vitoria le temps du lock-out. Hier juste avant de prendre l’avion, Mister K. nous a livré ses impressions.

BasketSession : Quand tu as démarré la préparation, tu te voyais vice-champion d’Europe ?
Kevin Seraphin : Nan pas vraiment. Je n’y pensais pas trop au début. Ça a plus commencé à venir quand on a joué contre des grosses équipes. On sentait que tout le monde était vraiment motivé et voulait avoir quelque chose à la fin.

BasketSession : Tu as franchi un cap pendant cette campagne. A quoi l’attribues-tu ?
KS : Ce qui a pu m’aider, c’est qu’on m’a fait confiance. Le coach, mes coéquipiers m’ont soutenu donc j’ai pu franchir ce cap dans mon jeu.

BasketSession : Qu’est-ce-que des pivots comme Joakim, Ali et Ronny ont pu t’apprendre ?
KS : En fait, chacun a sa spécificité. Jo c’est un combattant. Il est toujours à fond, c’est vraiment impressionnant. Et c’est aussi un très bon rebondeur. Ali, c’est au  niveau des mains que j’ai pu apprendre avec lui. En plus, c’est quelqu’un qui connait bien le basket, le jeu. Et Ronny, même s’il ne jouait pas, il était tout le temps là. Il me conseillait toujours beaucoup après chaque match.

BasketSession : On voit que maintenant il y a du niveau  à ton poste, ce qui était moins le cas avant. Ça t’inspire quoi ?
KS : Ça me donne surtout envie de continuer à travailler dur. Après c’est vrai qu’on est tous de la même équipe mais ça ne me donne aucun droit.

BasketSession : Tu penses que la réussite de l’équipe à l’Euro va contribuer à populariser le basket français ?
KS : J’espère bien que ça va y contribuer. Cette médaille ça redonne de l’espoir. On veut montrer que le basket français n’est pas mort et qu’il ne faut surtout pas nous enterrer.

BasketSession : Et puis là les JO vont vite arriver. Qu’est-ce-que ça te fait de peut-être y participer ?
KS : C’est ouf ! Les Jeux, c’est les Jeux. C’est vraiment quelque chose d’exceptionnel. J’ai vraiment de la chance car je peux y aller dès ma deuxième année avec les Bleus. Alors que Tony, lui, ça fait près de dix ans qu’il attend ça. En tout cas, on fera tout pour y réussir quelque chose.

BasketSession : Ton actualité c’est aussi ta signature à Vitoria pendant le lock-out. A quand remontent les premiers contacts ?
KS : Ils sont venus après le match face à la Serbie. Et ça s’est concrétisé après la rencontre face aux Espagnols.

BasketSession : Qu’est-ce-qui t’a séduit dans leur proposition ?
KS : D’abord le fait que ça soit Vitoria. C’est un très bon club. Ils ont l’Euroleague assuré et ça ça a joué dans mon choix. Et puis après l’Euro que je viens de faire, je voulais garder un bon rythme et un bon niveau de compétition.

BasketSession : L’aspect financier est-il aussi rentré en compte par rapport à la proposition de Cholet ?
KS : Ce n’est pas ce qui m’a décidé mais forcément ça a joué un rôle.

BasketSession : La Liga c’est un championnat que tu suis ?
KS : Je regardais un peu mais pas régulièrement comme je suis en NBA. Je ne suis pas un spécialiste mais je vais de temps en temps sur internet regarder les résultats.

BasketSession : Tu as déjà parlé aux gens du club, à tes futurs coéquipiers ?
KS : J’ai parlé vite fait avec les personnes du club. Mais par contre j’ai beaucoup échangé avec Thomas (Heurtel). C’est un gars de ma génération avec qui j’ai joué en sélections jeunes. Il m’a parlé du club, il m’a dit qu’il était bien structuré, très professionnel. Et les autres de l’équipe, je devrais les voir ce soir (hier après son arrivée à Vitoria, ndlr).

BasketSession : Dans quels secteurs de jeu penses-tu progresser là-bas ?
KS : Surtout au niveau de ma connaissance du basket. Je dois réussir à pouvoir mieux comprendre le jeu. Après physiquement, sans me vanter, je ne pense pas que je vais véritablement progresser. Il faut surtout que je travaille au niveau du jeu, que je regarde des matches…

Basketsession : Avec Vitoria, tu devrais croiser le SLUC d’un certain Batum. C’est le match à ne surtout pas perdre ?
KS : (rires) C’est sûr. On en a déjà parlé et Nico m’a dit une chose, c’est « j’espère que tu ne seras pas sur ma route quand je monterais au panier ». Ça on verra bien. Mais pendant le match, il n’y aura pas de quartier.

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Commentaires (2)

  1. surcouf

    c'est bien beau de dire que le basket français n'est pas mort, mais bon on préfère jouer à l’étranger plutôt qu'en France. Cherchez l'erreur…

  2. barbara

    choix logique pour sa carrière. dans les secteurs qu'il dit vouloir améliorer, il a davantage de chances de le faire dans une équipe jouant l'Euroligue