La Macédoine crée la surprise, l’Allemagne assure, la Lituanie déroule

Les deux équipes ont eu un mal fou à se départager dans ce match à suspens.

La Lituanie impeccable face à la Pologne

Pour leur deuxième sortie à domicile, les Lituaniens n’ont pas failli et ont explosé la Pologne. Ils avaient trop donnés hier face à l’Espagne. Résultat : cette fois-ci, le tarif est bien plus sévère et s’élève à 20 pts pour les Polonais face aux Lituaniens (77-97) qui obtiennent leur deuxième succès de rang après celui face à la Grande-Bretagne. A la mène, Mantas Kalnietisfut redoutable d’efficacité avec 19 pts dont un 6/6 à l’extérieur tout en n’oubliant pas de faire jouer sa team avec ses 6 passes décisives. En plus de la profondeur de banc, la réussite a départagé les deux équipes car les Polonais ont tenté bien plus que leurs adversaires (71 tirs à 52 mais 40,8% de réussite à 69,2%). Après ces deux succès face à des adversaires parmi les plus faibles du groupe, la Lituanie peut envisager avec plus de sérénité la suite des évènements avec un match plus compliqué demain face à la Turquie.

La Macédoine surprend la Croatie

C’est qu’il va falloir se méfier de ces Macédoniens. Vainqueur de la Croatie (78-76), la Macédoine a réalisé l’une des premières surprises de la compétition. Pourtant les Croates avaient le match entre leurs mains, Bogdanovic ayant manqué un 3 pts au buzzer. Dommage car avant ce tir, il avait réalisé le sans-faute (3/3). Le match s’est joué sur de petits détails et principalement aux lancers-francs. Car il n’ y a que dans ce secteur que les Macédoniens ont dominé les Croates niveau réussite (82,1% contre 62,5%). Si les joueurs de Marin Dokuzovski veulent se hisser au deuxième tour, ils devront corriger un manque d’agressivité au rebond offensif (seulement 11 de pris face à la Croatie).

La Slovénie souffre mais s’impose

Si l’affiche n’a rien de vraiment sexy, Ukraine et Slovénie se sont livrés un vrai combat ce soir. La Slovénie a d’abord pris le contrôle de la rencontre, infligeant un 23-8 dans le second quart-temps. Mais l’Ukraine a relevé l’état et tenter le coup du hold-up. Les Ukrainiens ont effectué un énorme retour dans le dernier quart-temps pour recoller au score. Mais avec un Mirza Begic impressionnant (14 pts et 7 rbds en 22 min) et très présent sur le terrain, la Slovénie a assuré dans le money time pour s’imposer 64-68

Kaman et Nowitzki abattent l’Italie

Face à une équipe italienne déjà dans l’urgence, l’Allemagne avait l’occasion de prendre une option sur la qualification. Contre la bande à Dirk Nowitzki, les Italiens ont su surmonter leur déficit de taille. Alors que la présence de Danilo Gallinari (double double avec 17 points et 11 rebonds) avait mise doute, Simone Pianigiani aligne l’ailier de Denver.

Le match commence sur des chapeaux de roues. Les deux équipes mettent du cœur à l’ouvrage et l’on assiste à un match dynamique et physique. L’Allemagne commence avec une bonne défense de zone qui est bien efficace dans un premier temps. Bargnani délaisse la raquette et l’Italie s’en remet aux pénétrations de Daniel Hackett. Les joueurs de Pianigiani répondent avec un pressing tout terrain, preuve que leur engagement est intense.

En défense, Andrea Bargnani est convaincant et aligne plusieurs contres. Dans les tribunes, le public pousse : l’opposition proposé par les joueurs est intéressante et les entraineurs jouent à question-réponse. Dirk Bauermann cherche à bloquer les shooteurs transalpins qui jouent sans complexe. Aux deux caramels enfilés par Bargnani et Stefano Mancinelli de la distance, Dirk Nowitski nous rappelle aux bons souvenirs des Finales NBA : fade-away plus la faute sur la trombine de Gallinari. Dirk über alles ! À la mi-temps, les Teutons passent en tête : 36-30.

Au retour des vestiaires, Robin Benzing (14 points) rappelle à tous qu’il est plus qu’un bon lieutenant de Nowitzki et Chris Kaman auteur d’un énorme DD avec 17 points et 17 rebonds ! En face, Belinelli se réveille et plante deux paniers importants dont un trois après avoir fait chuter son vis-à-vis. Durant le temps mort, Dirk donne de la voix. Résultat : plus d’intensité, plus de défense, les Italiens pêchent en attaquent et les esprits s’échauffent entre Phillip Schwetheim et Mordente. À la fin du quart-temps, le Maverick apprend à Belinelli quelques pas de danse puis marque avec la planche ! 46-45

Le dernier quart-temps tient toutes ses promesses. Les Italiens le commencent plein d’allant. Les supporteurs italiens sont bouillants mais Chris Kaman se prend pour Olajuwon et calme tout le monde avec un gros move sous l’arceau. Selon les dernières informations, l’intérieur romain est toujours à la recherche du Nord. Les deux équipes se livrent un combat épique : au circus shot rentré par Stefano Mancinelli (11 points), Benzing répond avec un trois point magnifique. Belinelli se souviendra du block made in Berlin posé Kaman.

La machine allemande est rodé : Kaman fait souffrir Bargnani dans la peinture, Dirk place sa spéciale et l’ensemble de l’équipe déploie une réelle rage de vaincre ! Les Italiens se démènent pour revenir au score mais les shoots sont forcés. À 1 minute du terme, Kaman prend un énorme rebond offensif et donne un avantage décisif à son équipe : 69 – 60 ! Le match se conclut par un écart de 14 points en faveur de l’Allemagne. Plus athlétique (44 rebonds contre 34 pour l’Italie), la sélection allemande aura su tenir jusqu’au bout (76-62). En face, l’Italie est loin d’avoir démérité mais n’a pu se reposer sur des joueurs du calibre de Nowitzki ou Kaman. Malheur au vaincu !

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