La Roja prête à relever le défi face à Team USA

Battus par Team USA lors des deux dernières finales olympiques, les Espagnols entendent cette fois créer la sensation face à des Américains qui ont toutes les raisons de se méfier de leur adversaire.

Pau GasolCe n’est pas parce qu’ils sont sortis vainqueurs de leurs deux derniers duels olympiques contre l’Espagne que les joueurs de Team USA vont aborder cette nouvelle confrontation face à la Roja à la légère. Après avoir attaqué le tournoi par deux défaites de rang, les coéquipiers de Pau Gasol n’en finissent plus de monter en puissance comme en témoigne leur démonstration collective livrée il y a deux jours face aux Français. Et même si le futur pivot des Spurs est annoncé incertain pour la demi-finale, les tenants du titre ont toutes les raisons de se méfier d’une équipe qui a toujours su répondre présent lors des grands rendez-vous et qui leur avait donné tant de fil à retordre à Pékin avant de récidiver il y a quatre ans sur le parquet londonien.

« Nous savons qui ils sont », rappelle Coach K à ESPN à l’heure d’évoquer le futur adversaire de Team USA.

« L’Espagne devrait jouer comme elle le fait habituellement : avec beaucoup de confiance. Quand n’ont-ils pas été au rendez-vous ? Ils l’ont toujours répondu présent. Ils ont encore leurs joueurs clés de 2008 et 2012. Les battre serait pour nous un immense accomplissement. »

S’ils demeurent les grands favoris dans la course à la médaille d’or, les joueurs de Team USA auront en effet tout intérêt à prendre au sérieux un adversaire qui compte dans ses rangs pas moins de onze joueurs évoluant ou possédant déjà une expérience sur les parquets de la Grande Ligue (seul Felipe Reyes n’a jamais joué en NBA NDLR). Vainqueurs de leurs quatre derniers matches avec une moyenne de près de 26 points d’avance, les Espagnols disposent de solides arguments pour espérer ébranler le monument américain. Leurs principaux atouts ? Leur expérience et un vécu collectif qui leur permet de dominer le basket européen depuis près d’une décennie.

« Cette génération a été mise de côté il y a huit ans et nous sommes toujours là », souligne Jose Calderon du haut de ses 35 ans.

« Nous nous connaissons tous. Nous savons quand nous soutenir, quand crier sur un coéquipier, quand trouver les bons mots. Je pense que ça nous aide. Je pense que c’est la raison pour laquelle nous sommes meilleurs que certaines équipes. C’est grâce à cette amitié, cette relation… Appelez ça comme vous le voulez. »

Les Américains sont donc prévenus : ils auront affaire à un outsider revanchard qui mettra tout en oeuvre pour parvenir enfin à créer la surprise face au bulldozer US. Un statut qui n’est pas sans rappeler celui d’une certaine franchise texane, annoncée sur la fin chaque saison mais qui continue de truster les premières places du classement malgré l’âge avancé de son effectif.

« Ils sont comme les Spurs. Vous pouvez les oublier mais ils seront toujours là », conclut Kevin Durant.

Une comparaison pour le mois flatteuse de la part du MVP NBA 2014 qui fait écho à celle de Tony Parker à l’issue de la défaite contre l’ennemi juré des Bleus en quart de finale. De quoi laisser présager que l’heure de l’exploit a enfin sonné pour les Ibériques ? Réponse ce soir, à partir de 20h30.

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