La Turquie et la Grèce logiquement, la Russie lutte

La Turquie en balade, la Grèce prend son temps, la Russie s’impose dans la douleur : retour sur les matches du milieu d’après-midi.

Luol Deng trop seul

Séduisante mais limitée, Albion n’est pas la nation la plus perfide de la compétition. Derrière un Luol Deng au four et au moulin, les intérieurs Daniel Clark et Joel Freeland ont fait hier un travail intéressant. Mais opposés à Hedo Turkoglu, Enes Kanter, et autres Ersan Ilyasova, les Britanniques auront eu fort à faire. Contre le Portugal, les Turcs ont montré qu’ils étaient arrivés en forme. Leur prestation contre les ouailles de Sa Majesté n’a fait que confirmer ce qu’on avait entrevu lors du match précédent.

Avec 4 joueurs à plus de 10 pts, la Turquie a été sans pitié avec la Grande-Bretagne, qu’elle a explosée 61-90. Luol Deng (22 pts, 8 rbds) était bien trop esseulé puisque seul Johnson (10 pts) a (légèrement) surnagé. Forcément, avec ces stats, l’adresse anglaise a été plus que médiocre (35% aux tirs, dont un vilain 1/11 à 3-pts). En face, Emir Preldzic (15 pts, 4 rbds, 6 pds en 15 min), Ömer Onan (14 pts, 4 rbds), Oguz Savas (12 pts) et Enes Kanter (11 pts, 5 rbds) se sont fait plaisir.

L’Euro risque d’être long pour Luol…

La Grèce prend son temps face à la Finlande

Le match en demi-teinte contre la Bosnie n’a fait que confirmer la tendance pré-eurobasket : la sélection hellène n’est pas vraiment celle qui martyrisait ses adversaires il y quelques années. Battue par l’Italie en préparation, victorieuse mais pas convaincante contre la Bosnie, les grecs étaient opposés aujourd’hui à une sélection finlandaise moins talentueuse mais finalement très coriace.

A la mi-temps, la Finlande est toujours là et ne compte que 9 points de retard (41-32). Et cet écart, entre 9 et 11 points, va se maintenir jusqu’à la 32e minute. Là, la Grèce durcit sa défense (enfin) et creuse un écart décisif (68-50) pour s’imposer au final de 20 points 81-61.

Si la Grèce a dominé dans tous les compartiments du jeu (41 rebonds à 27, 58% contre 35,4%), elle aura aussi montré une certaine faiblesse dans la tenue du ballon : 22 pertes de balles contre 16 pour la Finlande.

A noter : Bourousis a été dominateur sous les cercles : 19 pts à 7/9 et 10 rebonds. Koponen termine meilleur marqueur du match avec 21 pts.

Combat de tranchées entre la Russie et la Géorgie

Mise en difficulté par l’Ukraine lors de la 1ère journée, la Russie a su regrouper ses matriochkas pour venir à bout de l’adversaire. De  leurs côtés, les Géorgiens, malgré un Zaza Pachulia en manque de réussite (11 points, 5 rebonds mais 27,3% au shoot), ont eu à cœur de faire bonne figure lors de leur premier match important. Les deux nations n’étant pas les deux meilleures amies du monde, on pouvait s’attendre à un match âpre et ce fût le cas !

Jusqu’à la moitié du 2nd quart-temps, les Géorgiens tiennent tête à leur voisin. Puis la Russie parvient à creuser l’écart  (40-27 à l’entame à la mi-temps) grâce à un Kirilenko en grande forme (20 points, 4 rebonds, 9/14 au shoot). Au retour des vestiaires, la Russie continue son travail de sape grâce à un turnover plus efficace et un jeu d’une belle fluidité (17 passes décisives pour les Russes). Sous l’arceau, la bataille est rude (33 à 31 pour l’équipe de David Blatt) et les Georgiens ne lâchent rien puisqu’à l’approche du dernier quart-temps, les joueurs de Igor Koloskov remontent au score. Guidés par Manuchar Markoishvili (21 points, 3 rebonds, 1 assist) et Viktor Sanidikze (10 points, 8 rebonds), la sélection géorgienne pousse et revient à 2 points à moins de 7 minutes du terme. Les dernières minutes du match sont tendues.

Aidés par un excellent pourcentage sur la ligne des lancers-francs (81,8% contre 52,9% à 9/17 pour les Russes), les Géorgiens s’accrochent mais voient leur adversaire faire le nécessaire pour passer devant. Résultat : 65 – 58 en faveur d’une sélection qui aura su faire preuve de caractère face à un adversaire plus redoutable que prévu.

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