Le CSKA et Sienne en rouleau-compresseur, braquage pour Vitoria

La soirée Euroleague en Bullets

Caja Laboral – Olympiacos : 81-79

Parfois, un joueur peut se la jouer fantôme tout le match et vous sortir le panier qui tue juste à la fin. Et bien Pablo Prigioni, c’est ça. Jusque-là, il avait mis un seul lancer-franc pendant le match, sorti un très laid 0/5 à 3-pts, mais dans les ultimes secondes c’est lui qui a assassiné les espoirs  des Grecs qui pensaient avoir décroché la prolongation grâce au tir primé deSpanoulis. Mais ces Espagnols ont de la ressource. Avec Priogioni donc, mais aussi et surtout un trio Seraphin/SanEmeterio/Teletovic qui assure au scoring (50 pts à eux trois).

Il fallait bien ça car hormis la réussite à 2-pts (68% contre 56%) et aux lancers-francs (83% contre 69%), les Grecs tenaient le match en main grâce à un gros différentiel à 3-pts (31% à 17%) et un jeu de passe mieux huilé (15 à 12). Mais quand vous lâchez en défense, même un énorme Vassilis Spanoulis (19 pts, 3 rbds et 7 pds) n’y fait rien. Résultat : Vitoria s’impose (81-79), reste invaincu et Oly a un bilan négatif (1 victoire- 2 défaites). A Nancy d’en tirer profit.

KK Zagreb – CSKA Moscou : 47-89

Le résultat se suffit à lui-même : il n’y a pas eu match tant le CSKA était supérieur dans tous les domaines du jeu. Preuve en effet les 16 (inhabituelles) minutes de Sammy Mejia, plutôt bien rentabilisées avec 10 pts et 2 rbds. Mais encore une fois Andrei Kirilenko a fait étalage de sa classe : 14 pts à 66% de réussite (plus 7 rbds) ; bien aidé au scoring par Nenad Krstic auteur de 15 pts (la meilleure marque des Moscovites). Y’en a pour qui le lockout fait un bien fou. Aussi, après trois petites promenades de santé, le vrai test arrive pour les Russes avec un choc la semaine prochaine sur le parquet du Panathinaikos. Après cela, on pourra savoir ce que le CSKA a vraiment dans le ventre.

Montepaschi Sienne – Galatasaray : 103-77

Au Palasport Mens Sana, les deux équipes étaient en mode « showtime » : 180 pts entre les deux équipes ! Chez les Italiens, en mode rouleau-compresseur, dans les quart-temps 1 et 3, quatre joueurs émergent à plus de 10 pts : Aradori (11), Andersen (13),McCalebb (19) et Kaukenas (24). Et s’il fallait un signe supplémentaire pour confirmer l’engagement de l’ensemble des acteurs de ce beau match de basket il n’y a qu’à regarder les stats au rebond : 32 à 29 pour le champion d’Italie en titre. Avant d’aller défier le Regal Barcelone chez lui, le résultat, et la manière, sont forcément rassurants.

Union Olimpija Ljubljana – Asseco Prokom Gdynia : 70-62

Les coéquipiers de Ben Woodside peuvent pousser un ouf de soulagement : leur première victoire en Euroligue ils la tiennent. L’ailier US Danny Green aura fait regretter aux Polonais leur venue en leur enfilant 23 pts. Mais la perf de Robert Rothbart (9 ts et 8 rbds, tout proche du double-double) est à souligner. Au final, Prokom paye sa mauvaise entame de match (25-16 dans le premier quart-temps) et un manque de réussite au tir (35% quand l’Olimpija était à 47%).

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Comments

Commentaires (6)

  1. lexa

    est ce que Kaukenas et Rakocevic a Sienne, ce n'est pas un peu trop le meme profil ? est-ce vraiment utile d'avoir deux joueur similaires?

  2. mic

    quand le lock out va se terminer je crois que l'équilibre des clubs sera plus ou moins retabli

  3. OscarAbine

    Abondance de biens ne nuit pas, dans ce genre de clubs…

    Sinon, très beau match entre Vitoria et l'Oly. Deux très grosses équipes qui peuvent aller loin.

    Et Sienne impressionnant aussi (mais Galatasaray, bof bof…)

    J'aime l'Euroleague !

  4. Matt

    En quoi là l'équilibre des clubs n'est pas établi actuellement?

  5. kk zagreb

    Dario Saric,c'est 16 min en euroleague à 17ans… ok…

    ce mec est juste enorme! c'est le futur du basket!!