Le derby pour la JSF

Au terme d’une seconde période maitrisée, la JSF s’est adjugée le derby du P2 face au PL (77-66).

Il y’a deux semaines Trenton Meacham expliquait qu’il se devait de mettre plus de rythme dans son jeu. Et le meneur US de la JSF, ex-PL, s’y est très vite employé dans un match qui a pris dès les premières minutes un tempo élevé. Principal atout offensif de la JSF dans le premier quart temps, le meneur a fait mal à son ancien club de part ses accélérations et sa bonne lecture de jeu. Parfois maladroit, à l’image d’Antoine Diot, le PL, lui, a d’abord souffert d’une trop grande dépendance à Sean May. Et comme Nanterre avait la réussite qu’eux n’avaient pas(50 contre 29% dans le Q1), les joueurs de Christophe Denis se sont retrouvés à la traine. Seulement le coach du PL a su trouver les bons mots puisqu’à l’attaque du deuxième quart temps, son équipe a offert un bien meilleur visage. Avec N’Doye et Albicy, le PL a pu diversifier ses solutions en attaque et créer un petit éclat. Le rapport de confiance s’inversant, la JSF n’a plus dégagé cette sérénité qui était la sienne en début de rencontre. Mais grâce à un retour en flamme de Warren, la JSF a réussit à grignoter un peu de son retard avant la pause (38-34 pour le PL).

Poussé par un David Lighty en sur-régime, la JSF a pensé confirmer son bon retour. C’était sans compter sur Sean May, le pivot du PL aux mains en or. Il reste que la JSF n’est pas l’une des équipes de Pro A les plus adroites au tir primé pour rien. Sur deux tirs de Meacham et Brun, les Verts et blancs vont retrouver cette confiance qui les fuyaient revenant même à égalité à la 27e (45-45). Warren, Passave-Ducteil puis Marc Judith en profitent pour enfoncer le clou. Malgré un retour en fin de troisième quart temps, le PL n’arrive pas à stopper les Nanterriens au tir primé, la distance qui a plusieurs fois permis à la JSF de concrétiser ses périodes de domination sur les trois premières périodes. Sean May a beau faire les efforts en attaque, la JSF reste appliquée tenant parfaitement son match. Malgré quelques tentatives du PL, la messe était dite depuis un moment pour que l’équipe ne puisse inverser la tendance et décrocher la victoire.

Comments

Commentaires (15)

  1. The rainman

    J'entends déjà Georges lundi prochain: "Enooooorme surprise".

    Le problème c'est que si Sport+ avaient diffusés un peu la JSF, ils auraient compris que toutes ces victoires sont d'une logique implacable: alchimie du collectif, poussée d'adrénaline au shoot longue distance et un public nanterrien qui vous met gentilement la pression aux visiteurs…

    Pour ça il faut un peu bouger son cul et traversé le périph une fois de temps en temps..

  2. jsfforever

    Il est grand temps de prendre (enfin) le club Nanterrien au sérieux. Chaque année c'est la même histoire. Des victoires "surprises" alors qu'incontestables. Ce club mérite une grande salle, pour sa ferveur, son histoire, ses valeurs. Peut-être qu'une nouvelle finale à Bercy rendra de plus en plus crédible l'assension sportive et médiatique.

  3. zither

    Je vous connaissais (les supporteurs de la jsf) mais je vous aime déjà beaucoup, vous êtes 7ème du championnat et bientôt en finale de la CdF en ayant battu des clubs de N1 et PROB et vous vous prenez pour le pana, excellent!

  4. A-Sir

    Les victoires de la JSF sont une surprise compte tenu de leur effectif sur le papier et de leur budget. La réalité du terrain est, il est vrai, toute autre. De là à s'offusquer quand on parle de surprise, faut peut être pas pousser. Oui, le fait que la JSF batte Paris est une surprise (dynamique du P-L mise à part).

  5. The rainman

    Qu'est ce qui les empêche de passer les matchs de Nanterre à l'extérieur????