L’EDF débute son Euro avec une défaite contre la Finlande…

Devant à quelques minutes du buzzer final, les Bleus se sont inclinés en prolongation face à la Finlande d’un Lauri Markkanen déchaîné.

Eurobasket 2017, France – Finlande : 84-86 (A.p)

Une nouvelle ère, une équipe de France inédite mais un premier match au scénario décidément bien proche de ceux que nous ont proposé les hommes de Vincent Collet lors de leurs différentes entrées en matière au cours des compétitions précédentes. Les Bleus ont attaqué l’Eurobasket 2017, le premier tournoi post-retraite de Tony Parker, avec une défaite en prolongation contre l’hôte finlandais.

Des Bleus malmenés d’entrée par la Finlande

TP, pas TP, les tricolores ont respecté leurs propres traditions en faisant preuve de nervosité au moment d’inaugurer une nouvelle campagne. Ils ont d’abord été pris à la gorge pendant les douze premières minutes. Dépassés par l’envie d’un adversaire poussé par son public. Il y avait d’un côté les mauvaises habitudes déjà connues, à savoir cette fâcheuse tendance à ne pas prendre soin de la gonfle. Et donc de multiplier les pertes de balles (6 dans le premier quart). Des problèmes de concentration récurrents à laquelle s’ajoute cette manie de s’écarter de tous principes collectifs et de se reposer sur des exploits individuels pour recoller au score.

Mais ces petits points noirs habituels n’expliquent pas à eux seuls les débuts timides de l’EDF. Les joueurs français ont aussi pris l’eau dans la peinture. C’était prévisible en l’absence de Rudy Gobert. Dominés sous le cercle, ils ont concédés de nombreux rebonds offensifs et des paniers faciles. Résultat, ils comptaient  déjà huit points de retard à la fin du premier quart (15-23).

Bien que diminué par l’absence de certains cadres, ce groupe plus homogène a des ressources. Les entrées de Louis Labeyrie, solide dessous, et Edwin Jackson, tranchant, ont fait du bien. Même si ce sont surtout Thomas Heurtel et Evan Fournier qui ont été au centre d’un 10-0 très important passé dans le deuxième quart temps. Pendant six minutes, les Bleus ont étouffé les Finlandais grâce à une défense retrouvée. Ils les ont poussés à jouer les duels et donc à prendre des tirs difficiles. Un changement de visage qui leur a permis de prendre les devants et même de creuser un léger écart.

Nando De Colo, encore une fois boss de l’EDF

Si seulement ils avaient continué sur la même lancée. Trop irrégulier, ils ont laissé Tuuka Kotti et les siens revenir juste avant la pause (33-32). Tout était à refaire. Ironie du sort, les Finlandais ont repris la deuxième mi-temps sur les mêmes bases affichées dans le premier quart temps. Avec un surplus d’agressivité qui a immédiatement mis à mal la défense française. Battus sur des drives, les Bleus ont à nouveau été contraints de courir après le score (oscillant autour des -5). Il a fallu un Nando De Colo impérial pour remettre enfin l’équipe sur les bons rails.

Le patron désigné a provoqué des fautes tout en restant impeccable sur la ligne. Il a aussi planté quelques paniers à mi-distance pour calmer les ardeurs finlandaises à Helsinki. Au total, 14 de ses X points ont été inscrits dans le troisième QT. Dans son sillage, la France a reviré en tête à l’entame des douze dernières minutes (53-49). Cette fois-ci, nous avons cru qu’ils allaient tenir bon jusqu’au bout. Raté.

Evan Fournier et Lauri Markkanen, duel de folie !

Le rookie des Chicago Bulls Lauri Markkanen a complètement relancé son équipe en toute fin de match. Il a d’abord permis aux siens d’arracher la prolongation en multipliant les paniers. De Colo a eu le tir pour la gagne à 72 partout dans les dernières secondes du temps réglementaire. Une fois n’est pas coutume, il n’a pas converti. Overtime et nouvelles frayeurs pour les Bleus. Déchaîné face à une défense inexistante, Markkanen a assommé les Bleus en plantant un trois-points héroïque pour prendre 5 points d’avance (79-84). Dans la foulée, Boris Diaw et un excellent Evan Fournier ont fait le plus dur en ramenant leur équipe à égalité. Sauvé ? Toujours pas. Jamal Wilson a achevé l’EDF à cinq secondes du buzzer, juste avant que De Colo manque encore le tir décisif.

Une défaite douloureuse contre un adversaire pas facile à appréhender en ouverture de compétition. Au final, on retiendra un premier aperçu d’une équipe de France talentueuse aux lacunes (défensives) criantes, avec du potentiel mais qui manque logiquement d’automatismes. Sa marge de manœuvre est plus faible que par le passé mais sa marge de progression est évidente. Il va falloir en tout cas réagir très vite car la prochaine rencontre, face à la Grèce, s’annonce tout aussi délicate pour les Bleus.

Crédit photo : FIBA 

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