L’Elan Chalon, chronique d’une équipe qui vit (trop) bien

L’Elan est un groupe pas comme les autres. Et le week-end dernier, on y a frôlé la crise.

L’Elan Chalon a vécu un weekend bien compliqué. Si la défaite en double prolongation contre la JSF Nanterre est passée au second plan, les quelques troubles internes, mis au grand jour par l’altercation entre Steed Tchicamboud et Malcolm Delaney sur le parquet, montrent que le rouleau compresseur bourguignon n’est pas à l’abri d’une sortie de route prématurée. Retour sur le parcours d’un groupe pas comme les autres.

2009-2011 : Ambiance 2.0

Beaucoup vous le diront, l’ambiance qui règne au sein du vestiaire chalonnais est sans nulle autre pareille. Montée à coup de bric et de broc, par Greg Beugnot, l’ancien grand Matinou de l’ASVEL à la superbe chevelure bouclée, l’équipe bourguignone, telle qu’on la connaît aujourd’hui, se voit véritablement créée en 2009, au moment où débarque en bord de Saône un certain Blake Schilb. A l’image du Cholet d’Erman Kunter, qui s’était bâti autour d’Antywane Robinson à partir de 2008, le druide tient ici le mur porteur de tout un édifice. Discret, solide et efficace dans tous les secteurs de jeu, l’ancien ailier de Nymburk devient la pièce maîtresse d’un collectif qui mettra deux ans avant de devenir une machine à gagner.

Après un exercice 2009-10 médiocre, qui aura vu l’Elan sauver sa place en Pro A grâce aux arrivées en cours de saison de Taj Gray et Terrell Everett, le club de Stéphane Risacher fait le pari de la jeunesse. Jordan Aboudou, Nicolas Lang et Joffrey Lauvergne, qui n’avaient que trop peu goutté aux joies de l’équipe professionnelle se voient confier un rôle plus important, alors que débarquent Marquez Haynes et Alade Aminu. Un choix payant puisque, à l’image du pari Zack Wright, recruté en son temps pour deux bretzels et trois saucisses de Francfort après une saison en deuxième division allemande, « Quez » va électriser les foules lors de ses trois premiers mois au Colisée. Autre recrue, et non des moindres : Steed Tchicamboud. Revenu au bercail après un passage choletais réussi et une amourette lorraine plutôt compliquée, « l’Escroc » va rapidement transformer la vie de groupe.

Finies les parties de cartes tout droit venues de l’époque où les shorts n’étaient pas plus grands qu’un slip moule cacahuètes, place au trash talking et autres délires non stop via twitter entre coéquipiers. Et même envers leurs futurs adversaires ou commentateurs… Stephen B. et Jacques M. peuvent en attester. L’ambiance est détendue, le groupe vit bien et ce petit effectif apporte un sacré vent de fraîcheur sur une Pro A à la communication au mieux aseptisée, au pire inexistante jusqu’ici.

Malheureusement pour les fans de l’Elan, malgré un très beau parcours en championnat et une Coupe de France, leur équipe se fait sortir en playoffs par une équipe de l’ASVEL qui remporte la série pour la même raison qui la fera perdre au tour suivant : la blessure de Pops Mensah-Bonsu.

Tags : , , ,
Comments
Apôtre du Chachisme. I Feel Devotion. #TeamBodiroga Email | Compte Twitter

Commentaires (4)

  1. burt cassander

    site de l’Eurochallenge (celui sur le basket, pas l’autre…)

    ouep je comprenais pas moins plus au début vers où Google m'emmenait :)

    Chouette article sur une chouette équipe, c'est bien de remettre un peu les choses au clair après une embrouille que vivent pas mal d'équipe. Comme tu dis, tout était peut être trop parfait.

    Après je trouve la manière dont cela a été géré correct. Pas de sanction mais j'imagine des explications en interne, loin des micros et journalistes. Cela reste sain malgré tout. Pourvu que ça dure !!!

  2. Mrpoulet71

    Oui en effet, on a souffert à l'Elan pendant les années post-Levrett (qui était un c**) mais là le club prend une dimension nouvelle et ça fait vraiment vraiment plaisir.

    L'embrouille est effacée c'est une bande de pote aussi quoi… Et ils font plaisir à voir jouer !

    P.S: C'est aux bords de "Saône" et non pas de soane (departement 71 saône et loire c'est la même !)

    Belle article !

  3. PROUT

    Steed, quelqu'un de bien.

    Un joueur comme Steed Tchicamboud est indispensable dans une équipe. Au delà du jeu lui-même c'est un meneur d'équipe. Même si son éclat du week end dernier était excessif, je pense que c'est quelqu'un d'entier et qu'il était sincère.

    En tant que supporter de CB, je garde un excellent souvenir de lui et je pense que beaucoup de supporter de CB sont d'accord avec moi. De plus, il dégage une joie de vivre, un esprit de famille que beaucoup devraient prendre en exemple.

    Je ne le connais pas personnellement mais je le redis, Steed est tout simplement quelqu'un de bien.

    Ce n'est pas la petite altercation du week end qui doit arréter la marche en avant de Chalon à qui je souhaite e tout gagner sauf s'ils laissent un titre à CB.