L’équipe de France explose la Turquie et atteint les quarts

L’équipe de France a décroché son ticket pour les quarts de finale de l’Eurobasket en domptant la Turquie dans un stade Pierre Mauroy chaud bouillant (76-53).

Joffrey-Lauvergne-1400

Nando-De-Colo-1400Nous y voilà ! « L’Euro commence vraiment maintenant », répétaient à l’unisson les joueurs de l’équipe de France à la fin d’un premier tour parfaitement négocié sur le plan comptable (cinq victoires en cinq rencontres). Première de la poule A, la France va croiser le fer avec la Turquie, quatrième du terrible groupe B. Un adversaire à la portée des Bleus, favoris de la compétition et tenants du titre, mais un adversaire à ne pas prendre à la légère pour autant.

Costauds et longs dans la raquette, les Turcs ont des arguments à faire valoir et les joueurs de Vincent Collet vont devoir s’appliquer à respecter leurs principes de jeu – autant défensifs qu’offensifs – pendant 40 minutes. Une rigueur et une constance qui leur fait parfois défaut.

La France fébrile en défense… encore

C’est maintenant la même rengaine à chaque match. L’équipe de France, longtemps critiquée pour ses entames délicates, a maîtrisé son sujet dans les premières minutes de la rencontre. Bien en place, les Bleus ont fait vivre le ballon en attaque pour déstabiliser la défense de zone turque, amenant au passage trois tirs lointains. Deux pour le seul Nando De Colo, encore une fois au-dessus du lot, et un autre pour un Nicolas Batum bien en jambes. Le même Batum était à la conclusion d’une contre-attaque après avoir lui-même intercepté une passe latérale des Turcs. Les hommes de Vincent Collet creusait alors un premier écart (17-10) après un peu plus de six minutes de jeu. On pensait les champions d’Europe en titre lancés sur les bons rails. Appliqués en défense, patients en attaque… mais comme souvent, bien trop souvent, ils ont laissé leurs adversaires revenir au score.

En-dedans, Tony Parker a pris quelques trous d’air en défense sans compenser avec son apport habituel en attaque. C’est à la faveur d’un 8-0 et de nombreux shoots extérieurs que la Turquie a finalement pris les commandes de la rencontre (18-17) après un QT.

Les Bleus meilleurs sans… Tony Parker

Tony ParkerAvec un TP en petite forme, les Bleus se sont reposés sur Nando De Colo à la mène. Facile, confiant, déterminant, le joueur du CSKA Moscou a encore étalé de toute sa classe le début de partie. Tantôt distributeur, tantôt scoreur, il a pris la gestion du jeu à son compte dans le second QT. Avec les agressifs Evan Fournier et Nicolas Batum sur les ailes et la paire d’intérieurs formée par Joffrey Lauvergne et Rudy Gobert – relancée par Vincent Collet -, les tricolores ont complètement étouffé la Turquie. Ce cinq a passé un 14-0 en l’espace de quelques minutes avant de l’EDF en tête (36-26 à la MT).

Cette fois-ci, les Bleus n’ont pas faibli. Revenus des vestiaires avec le couteau entre les dents, ils ont attaqué le troisième QT avec la même énergie et la même intensité qu’ils avaient conclu la période précédente. Tony Parker s’est mis en rythme, inscrivant cinq points assez rapidement avant que Nando De Colo et Joffrey Lauvergne assomment la rencontre. Complet, le premier a une nouvelle fois des misères à la défense turc. Le second a lui apporté toute sa hargne dans la raquette, et ce des deux côtés du parquet. Sans solution, les coéquipiers de Cedi Osman, jeune prodige turc, ont subi les blocks à répétition (Rudy Gobert, Lauvergne, Mike Gelabale) amenant à des contre-attaques rapides dont celles terminées avec la faute par De Colo. Les remplaçants tricolores ont eux aussi contribué à faire grimper l’écart. Des tirs extérieurs de Fournier et Gelabale ont fini par donner 17 points d’avance à l’EDF. A la fin du troisième QT, la France menait 59-40.

Les Bleus ont déroulé en fin de match avant de s’imposer assez nettement (76-53). La France retrouvera la Lettonie en quarts de finale.

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