La Coupe du monde des Bleus en cinq moments

Retrouvez cinq moments forts de la Coupe du monde à travers le regard des Bleus.

boris-diaw-france-EDFL’image de cette Coupe du Monde Boris Diaw : Forcément la médaille. L’image aussi d’avoir perdu cette demi-finale, mais on se servira de cette défaite pour ne plus être déçu à l’avenir. Florent Piétrus : Il y a eu beaucoup de moments. La médaille bien sûr. On a montré que l’on était une vraie équipe. Je suis fier de ce que l’on a accompli. Thomas Heurtel : L’état d’esprit que nous avons eu pendant la compétition. À l’image de ce que l’on a produit contre l’Espagne; le match parfait. Joffrey Lauvergne: La médaille, car cela restera la dernière chose que l’on aura fait sur le terrain. C’est la satisfaction d’avoir fait quelque chose de grand. Antoine Diot : C’est difficile de voir autre chose que la remise des médailles. On a connu la galère avec les blessures. On a douté quand on a perdu contre le Brésil, l’Espagne. Ce que je retiens de cette équipe, c’est qu’elle a du caractère. Evan Fournier : Le podium, puis la remise des médailles, c’était un moment fort. Rudy Gobert : Le moment où l’on sait que l’on va battre l’Espagne, dans les dernières secondes du match. Charles Kahudi : On aime bien les embêter : je vais dire la victoire contre l’Espagne. On en avait pris une bonne en match de poule.

Le moment de transe Boris Diaw : (rire) Je n’ai pas été «In the zone» si vous voulez savoir. Florent Piétrus : Les 30 secondes qui ont duré vingt minutes contre la Lituanie. Les secondes les plus longues de ma carrière, c’est sûr. On les a bien négociées. Thomas Heurtel : Tout le monde me dit qu’en fin de match contre l’Espagne j’étais dans cet état-là. Mais depuis tout jeune, ce sont des tirs que je prends souvent. À Pau, Pacco Laulhé me laisser carte blanche pour ce genre de tir. Je pouvais montrer mon caractère, ma personnalité. J’ai grandi comme ça. À Vitoria, en Espagne, je le fais souvent. Joffrey Lauvergne : Psychologiquement, le match contre la Lituanie a été très intense. Quand Florent a récupéré ce rebond, c’était énorme. Antoine Diot : Battre l’Espagne chez eux, avec toute la complexité du contexte, avant et pendant le match. Evan Fournier : Quand on explose de joie contre la Lituanie. Rudy Gobert (spontanément) Quand je contre Gasol (rire). Contre l’Espagne, j’étais sur un nuage. Charles Kahudi : Le trois points de Thomas sur Pau Gasol. Kim Tillie : Le match de la médaille de bronze, c’était très stressant. Dans les trois dernières minutes, c’était fou. On se tenait les bras entre nous. Les gars, quand ils voient ça depuis le terrain, ça les aide aussi.

Le joueur le plus inattendu de cette Coupe du Monde Boris Diaw : Raduljica a fait de très bonnes choses à l’intérieur. Je l’avais croisé succinctement aux États-Unis où il ne jouait pas beaucoup. Il a été très utile et sera attendu cette saison. Joffrey Lauvergne : Raduljica a été bon. Je le connaissais un peu, mais pas à ce niveau-là. Il est parti du Partizan pour l’Efes Istanbul. Après ça il a joué en Ukraine où cela ne s’est pas bien passé pour lui. Il a eu un contrat minimum en NBA, mais il n’a pas beaucoup joué. Mais avec ce qu’il a fait, il a prouvé que c’était un vrai joueur. Thomas Heurtel : Même si on le connaît, quand on tu vois ce qu’a pu faire Kyrie Irving en finale, tu ne peux qu’être admiratif. Antoine Diot : Teodosic. Il a été incroyable en phase finale. En poule, on sentait qu’il reprenait ses marques. Evan Fournier : Tout le monde a été surpris par Kenneth (Faried). Il s’est battu sur tous les ballons, comme il le fait très souvent. Du Kenneth quoi. Kim Tillie : Teodosic nous a fait mal. Et pas qu’à nous.

L’Euro 2015, vous serez les favoris Boris Diaw :On va forcément nous placer comme favoris. D’habitude on ne l’est pas, mais il faudra apprendre à faire avec. Et assumer. Florent Piétrus : Ce sera un joli clin d’œil à nos familles et à nos supporters qui nous soutiennent depuis tant d’années. Je suis déjà très motivé par cet Euro. Thomas Heurtel : Ce sera énorme. Faire le back-to-back, c’est possible, mais difficile. C’est le coach qui va avoir la vie dure pour faire son groupe. J’ai très envie d’être devant nos fans. Je pense avoir marqué des points avec l’absence de Tony, et j’ai eu la confiance de l’ensemble de mes coéquipiers et de Vincent. Joffrey Lauvergne : Pour l’instant, j’ai encore envie de vivre dans le passé, et de savourer. On aura toute l’année pour penser à cet Euro. Evan Fournier :Je n’y pense pas du tout (rire). Le faire en France, c’est magnifique c’est sûr. La pression sera sur nos épaules comme l’Espagne cette année. À titre personnel, j’ai zéro pression pour la saison prochaine. Rudy Gobert : Notre statut sera différent, c’est clair. On a vu ce qui est arrivé à l’Espagne cette année. Attention de ne pas commettre les mêmes erreurs. Il ne faudra prendre personne de haut. Charles Kahudi : C’est dans un an, il y a déjà un championnat à jouer. Mais à chaque fois que je suis présent, on gagne une médaille. Vincent, si tu m’entends (rire). Kim Tillie : Oui c’est vrai. On se fait de plus en plus respecter, mais il va falloir assumer.

Un moment insolite dans cette Coupe du Monde Boris Diaw : Quand tu défends très fort sur une possession serbe, qu’une balle rebondie sur la main de Raduljica et rentre toute seule, avec la planche…alors qu’il n’y avait aucun danger. Là je me suis dit : les Dieux du basket sont contre nous ! Florent Piétrus : Chaque seconde passée contre l’Espagne c’était quelque chose. C’était beaucoup plus fort cette année, avec toutes ces stars. Ils n’ont plus d’excuse à nous donner. Pau Gasol et Ibaka étaient là. Thomas Heurtel : Je suis resté «focus» (rire). Joffrey Lauvergne : Vous savez, dans le vestiaire, c’est tout le temps filmé. Tout n’a pas été montré, mais peut être que vous verrez ça dans quelques jours. Le Ice Bucket Challenge de Vincent était magique, mais tout le monde l’a vu. Antoine Diot : Pouvoir serrer la main des trois plus grands joueurs serbes de l’histoire, Sasha Djordjevic, Dejan Bodiroga et Vlade Divac. C’était un grand honneur. Rudy Gobert : J’ai entendu parler Boris. Ce panier … c’est un des tournants du match. Sinon, en coulisse, j’ai rencontré Vlade Divac, Bodiroga. Il y avait tellement de monde! Charles Kahudi : Oui il y en a eu dans le groupe. Mais je ne peux pas dévoiler ce qu’il se passe dans le groupe. Dans le « Bleu Blanc Tour », vous en avez eu un aperçu. Kim Tillie : Battre l’Espagne chez eux ? C’est complètement fou. Je peux vous dire que c’est très difficile.

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