Les confessions de Fred Sarre

Une semaine après son licenciement, l’ancien Fred Sarre s’est livré.

L’ancien coach de Strasbourg a fait les frais d’une saison pleine de hauts mais surtout de bas du côté de Strasbourg. Dans les DNA, Sarre est revenue sur la manière dont il a été limogé :

« A la fin du match contre Orléans, on sait qu’on n’a pas fait le meilleur match du monde, qu’il y a une forme de pression supplémentaire qui s’exerce. On se dit aussi qu’il va falloir faire ce qu’il faut pour aller gagner à Vichy. Sauf que le lundi, on te dit que tu es démis de tes fonctions. C’est brutal, c’est un fait. Il faut à présent essayer de le digérer parce que tu sais qu’il y a une suite à cette vie-là. »

Sur la saison qu’il a vécu à la tête de l’équipe. :

« D’entrée, cette saison est montée à l’envers. Le président mis en place me resigne, mais déjà avec une arrière-pensée quant à la composition de l’équipe. En somme, c’est « j’ai confiance en vous, mais pas totalement quand même ». Normalement, quand on engage des gens, on estime qu’ils sont compétents, on prend écho de leur parole. »

Sur ses relations avec les joueurs :

« C’est d’autant plus difficilement gérable quand les joueurs ont la capacité à avoir une écoute ailleurs et que cette écoute va dans leur sens. Cela n’a rien à voir avec un groupe expérimenté. Des joueurs d’expérience, j’en ai eu sous mes ordres, avec plus ou moins de réussite. Mais quand une direction commence à accorder une écoute très importante aux joueurs, cela rend la tâche très difficile. Ma faiblesse, cette saison, est que je n’ai pas réussi à imposer suffisamment mes vues auprès des dirigeants. J’ai accepté beaucoup de choses, je me suis comporté par conséquent davantage comme un coach de devoir que comme un coach de conscience… »

Il a également évoqué entre autres le recrutement de début de saison, son état d’esprit au sortir de cette expérience et ses souvenirs dans le club. Retrouvez l’intégralité de l’interview ici.

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Comments

Commentaires (5)

  1. Tapion (veut le vrai

    Le bordel a commencé quand ils ont signé Ricardo Greer qui a entrainé le vrai-faux départ d'Hawkins… là il y a eu une cassure avec une partie groupe.

  2. BCMers

    C'est vrai que je vois pas en quoi le président doit avoir un rôle si important dans le choix de l'effectif. ça trahit en effet dès le départ un manque de confiance. Après, la SIG avec Leon Williams, ça aurait eu plus de gueule. Mais quand on comprend pourquoi ce joueur a fait volte-face, alors on aurait peut-être pu anticiper la situation actuelle de la SIG dès le début… Et là, Sarre et les dirigeants en général sont responsables de ne pas s'être remis en question. A la place on s'illusionne en signant le MVP en titre, en baisse de forme et qui ne trouve pas sa place dans l'équipe

    Difficile pour un coach de réussir avec un effectif qu'on lui impose.Mais c'est aussi au coach de s'imposer.

    Mais bon, on va sûrement repartir dans le débat sanglant, mais pour moi Sarre n'a de toute façon jamais été un grand coach

  3. ROUSSARIE

    PAS UN GRAND COACH…

    Il a quand même eu la même année un titre de champion de France, la semaine des as et la coupe de France…mené l'elan béarnais au TOP 16 d'euroligue, ce qui n'avait jamais été fait… Le titre de champion de France l'année suivante peut nettement lui être attribué malgré son limogeage alors qu'il est 1er du championnat de France pour des raisons plus que sombre …

    Il a mené l'équipe de Bourg en Bresse, avec des joueurs, qui n'étaient pas des grands joueurs du championnat de France, en finale de la semaine des as et en play offs….

    Ce sont des équipes qui lui ont fait confiance et où les dirigeants lui ont laissé faire son job selon ses convictions. Il a pris ses responsabilités.

    Ce qui n'a pas été le cas ni à Gravelines, ni à Strasbourg.

  4. Tentacule

    Mais bien sur !!!!

    Quand l'équipe gagne c'est grâce aux joueurs (Pau)et quand elle perd c'est la faute du coach (BCM, SIG)…Par contre gagner avec une équipe anonyme comme Bourg, c'est une hérésie ou un coup de chance ?

    Tous les gens et ce qui se passe autour de l'équipe ou plutot en dehors du terrain ne compte pas.

    L'analyse est rapide et tellement simple !