Les Grecs nous attendent, confiants

Journalistes et joueurs Grecs attendent avec impatience le face à face meurtrier de cette après-midi.

« Je ne veux pas jouer contre la France. C’est une équipe très forte, vraiment. Si je peux les éviter jusqu’à la finale… »

C’est ce que nous confiait Ilias Zouros quelques minutes après la victoire de la Grèce face à la Slovénie. Quelques jours plus tard, France et Grèce se retrouvent en quarts de finale de l’Euro.

Un match couperet qui permettra au vainqueur de valider son ticket pour les demies et sa présence au TPO. Mais cette rencontre aura également un parfum de revanche pour nos Bleus qui ne se sont plus imposés face aux Grecs depuis 1983 en match officiel… sauf à l’Euro 2009 où la sélection hellène avit délibérément perdu le match. Inutile de vous ressortir les images de 2005. Vincent Collet n’a d’ailleurs pas eu besoin de le faire avec les joueurs français. Le shoot de Diamantidis au buzzer reste gravé dans chacune de nos mémoires.

Si la France se veut revancharde, les Grecs considèrent également qu’une rivalité existe réellement entre les deux nations, mais une rivalité amicale.

« Il y a clairement une rivalité entre la Grèce et la France mais ça reste amical », nous confiait un journaliste grec.

« Ce sont deux équipes qui s’apprécient sincèrement. C’est une rivalité sans animosité car elle n’est pas entachée par des conflits politiques. »

Cette année, la roue semble avoir tourné et, pour la première fois depuis bien longtemps, la France se retrouve en position de force.

« C’est la première fois que nous ne sommes pas les favoris dans ce match et c’est la raison pour laquelle nous restons discrets », avoue ce même confrère.

Same script different cast ? Avec les absences de pointures telles que Papaloukas, Diamantidis ou Spanoulis, la Grèce se retrouve largement affaiblie alors que nos Bleus ont été renforcés par l’arrivée de Joakim Noah pour le plus grand malheur de nos amis-ennemis grecs.

« La présence de Noah a changé la face de l’équipe de France. On connaît Parker, Gelabale et Diaw, mais Noah fait vraiment la différence dans cette équipe. La Grèce compte de grosses absences, la France a l’une des meilleures équipes qu’elle ait jamais eue. Nous ne jouons pas les modestes, la France a vraiment le plus de chances de gagner ce match. »

Sur le papier, les Bleus sont clairement favoris et ils ont prouvé contre la Serbie et la Lituanie qu’ils avaient les armes s’imposer mentalement. Suffisant pour abattre le chat noir ?

Les joueurs d’Ilias Zouros considèrent le match France-Espagne comme une provocation et nos Bleus pourraient bien avoir réveillé leur soif de vaincre. C’est en tout cas ce que laissait entendre Nick Calathes.

« C’est une motivation pour nous. On a vu le match. Ils nous ont choisis ? Tant mieux. On va tout donner. Sur un match, beaucoup de choses peuvent se passer. »

Sur un match, tout peut effectivement arriver. Un match qui s’annonce « sale » dixit Ali Traoré. C’est également ce que les analyses de nos confrères grecs laissent paraître.

« La clé du match ne va pas être l’état d’esprit. Les Français ont prouvé qu’ils étaient prêts mentalement à battre n’importe quelle équipe, qu’elle avait les joueurs pour. La Grèce va devoir contrôler le match et ralentir le rythme. Si on laisse Parker courir et prendre feu, on n’aura aucune chance. »

La Grèce n’a rien à perdre, si ce n’est se réjouir de nous voir une nouvelle fois tomber sous ses offensives.

« On va avoir un avantage mental parce qu’on n’est pas favoris. C’est un match couperet, on n’a rien à perdre. Le favori a plus de pression comme ça a été le cas pour la Lituanie hier. »

Cette année, plus que jamais, la France a tout pour réussir. Mais cette assurance, à la limite de l’arrogance, qu’affiche joueurs et journalistes adverses est là pour nous rappeler que ces Grecs n’ont pas peur de nous.

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Comments

Commentaires (3)

  1. Legendary Derrick Po

    Les journalistes Grecs devraient plutôt remercier le Crédit Agricole et la Société Générale.

    Et puis aussi repenser un peu plus à toute cette histoire de corruption au premier tour.

    Enfin, dans quelques heures, ils auront le temps ^^

  2. BeeNny

    Il faut quand même se souvenir sur ce fameux match de 2009, que le match s'était joué sur un buzzer beater et qu'aucun joueur grec n'avait été mis au repos. La Grèce était contente d'avoir jouer un vilain tour aux français par la suite, mais ils avaient quand même joué ce match sérieusement. De plus derrière la Grèce n'a rien fait dans cet euro.

    Tout le monde voit ça comme un sale coup, effectivement, c'était la merde pour nous, mais coté grecque c'était la fin d'une époque. Parce que l'équipe n'avait rien dominé dans cet euro 2009 malgré ses stars.

  3. mrj

    la france sans nando c : glouglouglou !

    les grecs jouent leur jeu…