Les trophées : Adrien, Hilton-Dijon-Jamie, Nick, Didier et JD

Voici nos trophées. Adrien Moerman, Nick, Didier et JD ont bien mérité les leurs.

En LNB aussi, chaque journée a son lot de surprises, de perfs, de dégringolades, d’humiliations et de révélations. Comme ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver en un coup d’œil, voici ceux qui, selon nous, se sont le plus distingués… pour le meilleur ou pour le pire.

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Trophée « Copycat » du tueur qui copie : Adrien Moerman

Il y a deux sortes d’imitateurs : ceux qui ont besoin de rajouter des postiches, des déguisement voire de commencer leur imitation en donnant le nom de la personne qu’on est censé reconnaître et qui s’attache simplement à reproduire un ou deux détails de la personnalité qu’ils essaient d’incarner. Bien souvent, c’est tout juste bon à vous arracher un sourire si vous êtes déjà en état d’ébriété avancée ou à vous faire franchement marrer en prenant la performance au 16ème degré. Et puis il y a les autres, les perfectionnistes, ceux qui se glissent dans la peau de la personne qu’ils cherchent à imiter, qui étudient ses manies, sa vie, sa psychologie et sa démarche jusqu’à ce qu’elle devienne une seconde nature pour eux, une seconde nature. Yves Lecoq, Kobe ou Adrien Moerman sont de ceux-là. Tel William McNamara dans le fim « Copycat », dans lequel il joue un apprenti serial killer qui reprend exactement le même mode opératoire que ses idoles, Adrien reproduis à merveille, depuis le début de saison, le rendement et la façon de procédé d’un autre 3/4 fameux du championnat : Justin Doellman. Le fait d’avoir pu le côtoyer à Orléans a dû lui permettre d’observer ses faits et gestes dans les moindres détails pour mieux les rééditer par la suite. Adrien a même poussé la coquetterie jusqu’à retrousser les épaulettes de ses maillots de la même façon que Justin. Tout est dans le détail

 

 

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Label Enzo Zidane du « fils de » qui peut taffer même s’il n’atteindra jamais le niveau du daron : Nick Pope

Pas facile d’être un « fils de », surtout quand son père est une référence de son sport. Certains s’en sortent bien, à l’image de Youri Djorkaeff, Paolo Maldini ou de ce que sont en train de faire les frères Ayew. Pour d’autres, c’est plus compliqué, ils ne deviennent que de solides pratiquants de leur discipline, comme Axel Merckx ou Thibault Giresse. Au vu de ses premières saisons en France, on pensait que c’était cette deuxième voie que suivrait Nicholas Pope. Avec 10.4 pts par match l’année dernière au Havre (8,8 d’éval’), Nick Pope a sorti une saison correcte, mais loin des standards établis par sa légende de père. Faut dire que Derrick Pope a mis la barre haute. Celui qui était l’un des plus grands (et aussi certainement l’un des tout premiers) vrais showmen du basket français, capable d’aligner des tirs deux mètres derrière la ligne à trois-points aussi bien que des 360°, était avant tout un putain de basketteur. Alors forcément, pour Nicholas, la tâche s’annonçait rude.

Il n’empêche que Le Havrais semble avoir franchi un sacré cap cette saison. Après deux premiers matches quelconques, il est monté en puissance enchaînant 21 pts, 19, 15 (pour 21, 19 et 14 d’éval) avant de claquer 24 pts à 8/14 ce weekend face à l’ASVEL pour 23 d’éval’. Alors, certes, il risque de ne jamais atteindre le niveau de son daron, mais ça commence à avoir méchamment de la gueule. Un peu comme le petit Enzo dans quelques années ?

Bon courage :

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Label 2B3 du trio de starlettes en bois : Armstrong-Thompson-Skeen

Quand on monte un groupe, le casting est essentiel. Surtout lorsque le groupe en question doit être un boys band de top niveau qui a pour objectif de truster les premières places du top 50… ou du classement de Pro A. Lorsque les 2Be3 se sont formés en 1996, la maison de prod voulait casser la baraque, tout défoncer et vendre des millions de disques. Gilles Moretton avait certainement un peu les aimes ambitions lorsqu’il a recruté ses trois Américains : Hilton Armstrong, le joueur NBA de 2,11 m que Parker a chaudement recommandé après avoir consulté son « pote » Chris Paul. Dijon Thompson, le beau gosse au yeux clairs en provenance de St Petersbourg. Et Jamie Skeen, le jeune universitaire plein d’avenir aux mensurations impressionantes et au shoot à trois-points redoutable. Le casting avait de la gueule non ? Oui, sur le papier. Sauf que, dans les faits, ce trio a autant de fond que celui qui faisait toutes les couvs des mag d’ados à la fin des années 90. Une preuve ? Le trio magique a lâché un fabuleux 1/13 au shoot face au Havre ce week end. Bref, les beaux gosses des de 2Be3 pensaient être des chanteurs et même des acteurs avant de disparaître de la circulation (RIP Philippe). Ceux de l’ASVEL pensent encore qu’ils sont des joueurs de basket de haut niveau. Espérons pour eux et pour le club qu’ils n’aient pas une fin de carrière aussi glauque…

 

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Label Tanguy de celui qui est trop bien à la maison : Strasbourg

Des fois, c’est quand même dur de partir de chez soi. On y a ses repères, on s’y sent bien. La preuve, la SIG a remporté ses trois rencontres à domicile, face à Cholet, Le Havre et Roanne. En revanche, à l’extérieur, c’est beaucoup plus dur… Défaites à Nancy, Orléans et Chalon. Dur de quitter le cocon…

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Médaille Papandréou/Berlusconi de ceux qui n’ont plus la confiance de leur groupe : Didier Dobbels et JD Choulet

Ces derniers temps, il ne fait pas bon être un dirigeant en période de crise. On ne va pas pleurer pour Papandréou et surtout pas pour Berlusconi, mais quand un mal profond se traduit par une défiance de tous vis-à-vis du responsable, le couperet tombe vite. Pour les deux politiciens, ce sont les marchés financiers – certainement plus responsables de la crise que les deux Premiers Ministres eux-mêmes – qui ont eu leur peau. Pour les deux coaches, on peut quelque part considérer que ce sont les joueurs – certainement plus responsables de la crise de leurs clubs que les coaches eux-mêmes – qui ont eu leur peau : Maher Abid a ainsi expliqué qu’à Pau «  le courant entre l’entraîneur et l’équipe ne passait plus. Une cassure s’est produite« , alors que les tensions avec les joueurs et certainement une cassure identique ont précipité la mise à pied de JD Choulet. Mais comme pour la crise économique, ça ne nous étonnerait pas que les crises sportives traversées par Pau et Roanne cachent des maux plus profonds (qu’il s’agisse de l’équilibre de l’équipe ou du niveau d’engagement des joueurs) que des décisions politiques de remaniement ne sauraient véritablement masquer…

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Comments

Commentaires (7)

  1. Sheed

    Vous vous etes surpassé , label "tanguy' :)

  2. hughug

    Énorme le 2B3!

  3. Genji

    Pas touche à la SIG !

    J'me suis quand même bien marré :)

  4. evok

    RIP Jean-Denis

  5. tortuegéniale

    content d'apprendre qu'il y avait des scénaristes et un réalisateur pour la sitcom des 2 Be 3…

  6. And 2

    Z'auriez pu mettre une autre photo de Moerman quand même…