Les trophées Pro A de la mi-saison

Parce qu’on arrive à la phase retour du championnat Pro A, BasketActu vous livre ses trophées de mi-saison.

Par Vincent Ricard et Syra Sylla

La phase aller du championnat Pro A vient de se terminer. Une première partie de saison qui nous a permis de découvrir des joueurs et de voir certains confirmer. BasketActu vous propose ces trophées individuels de mi-saison.

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MVP étranger

Taylor Rochestie (Le Mans) : 19.4 pts, 4 rbds, 6.8 pds

Le MVP du mois de décembre illumine la Pro A. Avec 19.4 pts, 6.8 pds pour 23.3 d’éval de moyenne par match, Taylor Rochestie truste les premières places dans beaucoup de catégories statistiques (2ème au scoring, 2ème à la passe, 2eme au pourcentage à trois points et 1er à l’évaluation). Même si son impact défensif peut être critiqué, ses qualités offensives font de lui le meilleur meneur de notre championnat. Voire même, tout simplement, le meilleur joueur du championnat à l’heure actuelle. Rochestie est donc notre MVP étranger à la mi-saison. Mais après tout, quoi de plus logique ?

Eric Chatfield (Paris-Levallois) : 21.7 pts, 3.7 rbds, 3.7 pds

Après un début de saison en boulet de canon, on s’attendait à le voir revenir dans ses standings habituels. Et bien non, Eric Chatfield a depuis confirmé malgré une légère baisse statistique… Rien de surprenant vu le niveau qu’il avait atteint lors des premières rencontres du championnat. Le meilleur scoreur du championnat (21.7 pts) a mis le feu à bon nombre de défense et nous a ébouriffé de par le culot monstre donc il a su faire preuve. Joueur clutch par excellence, Chatfield est le principal artisan, aux côtés du puissant Lamont Hamilton, de la bonne première partie de saison du Paris-Levallois.

Blake Schilb (Elan Chalon) : 14.6 pts, 3.5 rbds, 4.6 pds

Un joueur de classe, tout simplement. Tantôt scoreur, tantôt passeur, Blake Schilb est un joueur exemplaire pour ses coéquipiers. La jeune armada de l’Elan Chalon est en pleine bourre et vogue actuellement à la seconde place du championnat grâce à son formidable capitaine de route. Il n’est sûrement pas le joueur le plus flashy du championnat, mais il est assurément l’un des plus efficaces. Encore sous-côté il y a quelques mois, Schilb saura-t-il mettre tout le monde d’accord en fin de saison ?

Mention spéciale : Lamont Hamilton (Paris-Levallois)

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MVP Français

Fabien Causeur (Cholet) : 16.3 pts, 3.3 rbds, 4.2 pds

La grande satisfaction de ce début d’année. Après une année galère la saison dernière, le jeune arrière français est de retour en force. Eloigné des parquets durant plusieurs mois après une aponévrosite au pied, Fabien Causeur avait retrouvé ses coéquipiers en fin de saison dernière. Il était d’ailleurs à deux doigts de rejoindre les Bleus en Lituanie cet été. Mais Vincent Collet et Erman Kunter avait jugé bon de le laisser profiter de la trêve estivale pour se remettre d’aplomb. Et visiblement ça lui a plutôt bien réussi. Samuel Mejia parti vers d’autres cieux (CSKA), Fabien a pris les commandes de la maison choletaise et a gagné toute la confiance de son coach Erman Kunter. Il est devenu l’une des options offensives de Cholet devant une flopée d’américains. Et si sa progression et ses performances individuelles en impressionnent plus d’un, c’est sa capacité à se mettre au service de son équipe qui font de lui le leader du club des Mauges. Avec 16.3 pts, 3.3 rbds et 4.2 pds, Fabien joue sa meilleure saison all-time et rejoint clairement le clan des prétendants au titre de MVP français.

Amara Sy (Orléans) : 13.3 pts, 6.2 rbds, 2.3 pds

L’Amiral est de retour sur les devants de la scène. On l’avait perdu de vue la saison dernière, au même titre que l’équipe orléannaise. Mais rejoint par sa bande de potes durant l’été (Yohann Sangaré, Marco Pellin, Georgi Joseph), Amara Sy a retrouvé des couleurs. Et son équipe en a fait de même. S’il a remporté son deuxième titre de MVP du All Star Game en décembre dernier, l’Amiral pourrait bien doubler la mise avec un trophée individuel en fin de saison. A condition de garder le rythme.

Andrew Albicy (Gravelines) : 12.6 pts, 2.6 rbds et 4.6 pds

Cet été, Andrew Albicy a décidé de quitter son nid parisien pour rejoindre l’élite. Annoncé à Cholet et l’ASVEL, c’est finalement du côté de l’armada nordiste que le jeune meneur a atterri. Titularisé dans le cinq 100% français de Christian Monschau, Andrew est à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre de lui. Intraitable face au master chef de la saison Taylor Rochestie, Andrew est à 22 ans seulement l’un des meilleurs meneurs du championnat, toute nationalité confondue. Mais la densité de l’effectif qui l’entoure nous oblige à le placer derrière les deux autres.

Mention spéciale : Yannick Bokolo

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Meilleur progression

Dire que le choix a été compliqué est un euphémisme.

Charles Lombahe-Kahudi (Le Mans) : 12.7 pts, 5.6 rbds, 1.2 pds

A l’image de Fabien Causeur la saison passée, une campagne internationale avec l’Equipe de France a permis à Charles Lombahe-Kahudi d’entrer dans une toute nouvelle dimension. « L’Homme » est toujours un monstre physique capable de défendre (et de dunker !) sur n’importe quel adversaire, mais il s’est aussi offert un petit shoot à trois points des plus efficaces (48.3%). Kahudi ose aujourd’hui beaucoup plus, et ça marche.

Ludovic Vaty (Gravelines) : 10.2 pts, 5.8 rbds, 0.9 pds

Au même titre qu’Andrew Albicy, l’ancien intérieur orléannais a rejoint Gravelines cet été. Rapidement intégré au collectif, l’intérieur français a très vite pris ses marques. Efficace dans la peinture (56.1%) et doté d’une palette de moves à n’en plus finir, Vaty est le moteur offensif de début de rencontre de l’équipe. Reste à corriger ses coups de sangs qui lui valent de nombreux coups de sifflets « évitables ». Mais Ludo est aujourd’hui le meilleur intérieur français du championnat.

Edwin Jackson (ASVEL) : 12.3 pts, 3.1 rbds, 1.9 pds

Qu’il est loin le temps où Edwin Jackson était assis au bout du bout du banc de l’ASVEL. Encore trop timide en début de saison, le swingman villeurbannais est devenu le leader offensif des siens une fois Tony Parker parti. Ses stats parlent d’ailleurs pour lui : depuis début décembre, Jackson tourne à 15.7 pts, 2.3 pds pour 14.6 d’évaluation par match. Attendu gros comme une maison à sa sortie de l’INSEP, Edwin se révèle enfin.

Mention spéciale : Adrien Moerman (Nancy)

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Meilleur jeune (Moins de 21 ans)

Léo Westermann (ASVEL) : 8.3 pts, 2 rbds, 2.8 pds

Le patron de la Maison Verte a pris du galon cet été. Léo Westermann endosse désormais le rôle de capitaine de l’équipe villeurbannaise du haut de ses 20 ans. Si le passage furtif de Tony Parker a quelque peu perturbé son excellent début de saison, le jeune meneur a su se reprendre sitôt le Spurs reparti. Voire mieux puisque depuis, Westermann a intégré le 5 majeur et n’a pas fait un match sous la barre des 10 pts. On ne le dira jamais assez : ce gamin a un potentiel monstrueux.

Evan Fournier (Poitiers) : 13.9 pts, 3.4 rbds, 2.3 pds

Au même titre que le Villeurbannais, Evan Fournier représente l’avenir du basket français et ses sorties avec Poitiers cette saison sont là pour nous le rappeler. Le PB86 est en pleine dérive mais le jeune Fournier a tiré son épingle du jeu (13.9 pts, 3.4 rbds, 2.3 pds, 1.7 int). Nombreux sont les scouts NBA qui font le déplacement jusqu’à la Salle Saint-Eloi.

Rudy Gobert (Cholet) : 3.6 pts, 3.3 rbds, 1.4 ctrs

Un seul match joué la saison dernière, déjà dix cette année avec quatre titularisations. Ça ne fait aucun doute, Rudy Gobert a franchi un palier dans le cœur d’Erman Kunter. Et le peu de temps de jeu qu’il lui a été accordé, Rudy a su en faire bon usage. La preuve lors de la victoire face au Mans (6 pts à 100%, 6 rbds et 2 ctres en 15 min).

Mention spéciale : Louis Labeyrie (HTV)

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Le 5 étranger

Taylor Rochestie (Le Mans) : 19.4 pts, 4 rbds, 6.8 pds
Eric Chatfield (Paris-Levallois) : 21.7 pts, 3.7 rbds, 3.7 pds
Ricardo Greer (Strasbourg) : 13.8 pts, 7.5 pds, 4.1 pds
Blake Schilb (Elan Chalon) : 14.6 pts, 3.5 rbds, 4.6 pds
Lamont Hamilton (Paris-Levallois) : 17.1 pts, 8.9 rbds, 1.6 pds, 1.1 ctrs

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Le 5 français

Andrew Albicy (Gravelines) : 12.6 pts, 2.6 rbds et 4.6 pds
Fabien Causeur (Cholet) : 16.3 pts, 3.3 rbds, 4.2 pds
Charles Lombahe-Kahudi (Le Mans) : 12.7 pts, 5.6 rbds, 1.2 pds
Amara Sy (Orléans) : 16.3 pts, 6.2 rbds, 2.3 pds
Ludovic Vaty (Gravelines) : 10.2 pts, 5.8 rbds, 0.9 pds

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Comments

Commentaires (10)

  1. AND11

    Ça va vous boycottez pas trop votre club adoré (…).

    Schilb il fait pschitt en ce moment.

    Pour le MVP c'est même pas marrant il y a plus de suspens…

  2. vito

    en effet, ils ont oublié Nicolas Batum….. mdr

  3. ludo

    J'aurais mis Vaty en meilleur progression car il joue beaucoup moins que Kahudi

  4. MartyMac

    Vous ayez zappé un trophée : le supporter "Q.I de Hooligan/footix" : Andy00

  5. Fred

    Faire une saison moyenne après blessure… J'appelle pas ça pourri, c'est ce qui arrive généralement après quelques mois d'arrêt, les sur-hommes ça n'existe qu'au cinema hein faut pas oublier!