Les Bleus triomphent de la Russie dans la douleur

Mise en difficulté et longtemps menée au score, l’équipe de France a su réagir pour finalement remporter une quatrième victoire dans son Eurobasket en écartant la Russie (67-74).

Rudy Gobert FIBALa Russie est déjà éliminée et l’équipe de France a décroché son ticket pour les huitièmes de finale après sa victoire contre la Pologne il y a deux jours… c’est donc une rencontre dont le résultat importe peu que l’on s’apprête à suivre à Montpellier. Néanmoins, on suppose que les Bleus auront à coeur de rester invaincus et de faire plaisir à leur public face à un adversaire à priori bien inférieur. La Russie n’a pas gagné la moindre rencontre depuis le début de la compétition mais Tony Parker et ses coéquipiers pourraient en profiter pour travailler leur gamme et faire tourner l’effectif en vue du choc de demain contre Israël.

Un peu en dedans lors des trois premiers matches, Evan Fournier et Nicolas Batum seront sans doute motivés à l’idée de faire le plein de confiance face à la défense russe.

Les Bleus en panne d’inspiration

L’absence d’enjeu a-t-elle joué sur les motivations de l’équipe de France ? Peu appliqués, les Bleus ont pris une douche froide d’entrée, dominée par une équipe de Russie mieux organisée et portée par un Vitaly Fridzon une nouvelle fois efficace (11 pts).

Maladroits en attaque, les joueurs de Vincent Collet ont concédé trop de paniers faciles en défense, d’où l’écart après douze minutes de jeu (28-16 en faveur de la Russie). En manque de solution offensive, ils ont encore une fois perdu trop de ballons et ont pris l’eau des deux côtés du parquet, Rudy Gobert allant même jusqu’à se faire méchamment dunker dessus.

Portés par la chaleur du public de Montpellier, les Bleus ont fini par se réveiller en fin de deuxième QT. C’est d’abord en défense qu’ils ont resserré la vis afin de s’offrir quelques contre-attaques, à l’image de celle conclue par un alley-oop entre Nando De Colo et Rudy Gobert. Le premier nommé a d’ailleurs pris les choses en main. Comme depuis le début du tournoi, il a apporté des solutions offensives à son équipe en multipliant les pénétrations. C’est sur deux lancers du joueur de CSKA que l’équipe de France a recollé à deux points de la Russie. 36-34 à la pause.

Les Bleus retrouvent leur défense

C’est sur un lancer de Rudy Gobert, auteur d’un panier près du cercle avec la faute, que les Bleus sont finalement repassés devant deux minutes après le retour des vestiaires (39-38). L’activité du pivot du Jazz a été d’ailleurs l’un des facteurs clefs du retour de l’EDF dans la partie. Dissuasif en défense, mobile et attentif en attaque, il a remis ses coéquipiers sur le bon chemin. L’euphorie fut de courte durée. Bien gênée par la défense en zone mise en place par les Russes, les champions d’Europe en titre ont couru après le score pendant une bonne partie du troisième QT. Il a fallu attendre la dernière minute de la période pour que Tony Parker ramène finalement son équipe devant au tableau d’affichage (53-52).

Une courte tête très vite gaspillée… la Russie a repris six points d’avance dès l’entame du dernier quart. Bousculés dans la raquette, les tricolores ont eu du mal à se frayer un chemin jusqu’au cercle. Vincent Collet n’a pas hésité à sortir son cinq majeur pour lancer les remplaçants dans les moments chauds. Florent Piétrus, Charles Kahudi ou encore Joffrey Lauvergne ont fait preuve de beaucoup d’énergie mais ils ont manqué quelques tirs faciles qui auraient pu permettre à la France de reprendre les devants. A cinq minutes de la fin, la Russie comptait encore six points d’avance (64-58).

Un tir primé de Lauvergne, un block de Kahudi et un autre shoot incroyable de De Colo plus tard et l’équipe de France menaient 66-64 dans une ambiance de folie ! Aligné en compagnie de Gobert, Lauvergne a été très précieux en attaque en fin de match. De quoi donner des idées au sélectionneur… A noter d’ailleurs que le coach s’est passé de Parker, Batum et Diaw, ses trois cadres, dans le money time. La perspective d’une finale du groupe A contre Israël demain a sans doute motivé ce choix mais on notera que c’est donc avec des joueurs du banc (accompagnés de De Colo et Gobert) que la France a repris le contrôle de la rencontre avant de s’imposer 74-67 !

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