L’Espagne prend sa revanche sur l’EDF (88-64)

Dans ce match très attendu, l’Espagne s’est nettement imposée face aux Bleus (88-64).

BEAT SPAIN ! Comme on se retrouve… moins d’un an après la demi-finale et l’exploit historique de l’équipe de France face à l’Espagne en Slovénie, les deux nations sont cette fois-ci opposées en phase de poules de la Coupe du Monde. La Coupe du Monde en Espagne, s’il vous plait. Autant vous dire que le public local est déjà chaud comme la braise. Le peuple réclame la tête des champions d’Europe, histoire de rappeler, qu’au complet, sa sélection domine le Vieux Continent.

Les Français devront donc contenir la furie espagnol tout en contenant du mieux possible la raquette redoutable composée des frères Marc et Pau Gasol (23,7 pts et 6,7 rbds de moyenne depuis le début de la compétition) mais aussi de Serge Ibaka. L’Espagne est blindée à tous les postes et elle a la ferme intention de prendre sa revanche. Autant vous dire que la tâche s’annonce extrêmement compliquée pour Vincent Collet et ses joueurs. Mais impossible n’est pas français, non ?

 1er QT : France 19 – 22 Espagne

Première possession et première violation des 24 secondes provoquée par l’Espagne, suivie d’un panier de Ricky Rubio et d’une perte de balle française. Comment te dire que ça commence mal.

Et allez tient que la défense française provoque à son tour une violation des 24 secondes suivie d’un trois-points de CAPTAIN BABAC !

Joffrey Lauvergne est disponible mais il vient de manquer deux shoots, à l’inverse de Marc Gasol, auteur de deux paniers de suite.

Lauvergne avec la faute ! Le pivot tricolore répond à un panier à trois-points de Rudy. L’Espagne a débuté la rencontre sur les chapeaux de roue. 11-6 pour les locaux après 4 minutes de jeu.

L’Espagne force Boris Diaw à jouer les uns-contre-uns, pas le style de Babac. Les joueurs de Juan Antonio Orenga parviennent à trouver des solutions plus facilement en attaque. 15-8 suite à une nouvelle pénétration de Rubio.

CETTE HARGNE SUR LE REBOND DE LAUVERGNE !

La France revient à 4 points suite à ce shoot à mi-distance d’Antoine Diot, suivi immédiatement d’une claquette rageuse de Pau Gasol. NOUVEAU TROIS-POINTS pour Diot ! Mais oui mon grand ! 17-14 à 1min30 de la fin du premier QT.

Troisième panier de suite pour Antoine Diot, encore une fois précieux en sortie de banc. En revanche, les Français  peinent à défendre à l’intérieur.

BATUM A TROIS-POINTS, 19-19 !

Waouh, Juan Carlos Navarro vient de balancer un missile au buzzer. 22-19 pour l’Espagne à la fin du premier QT mais la France fait plus que résister pour le moment. A voir si les joueurs de Vincent Collet sont capables de tenir sur la durée.

2e QT : France 34 – 44 Espagne

Juan Carlos Navarro artille à nouveau à trois-points dès le début du deuxième QT, suivi d’un autre panier primé de Marc Gasol. 28-22 après un autre (décidément) tir à trois-points d’Edwin Jackson.

Bon Nico, va falloir le poster Sergio Llull. Parce qu’1,78 quand même…

RUDY GOBERT AU DUNK UN CLASSIQUE CET ETE, UN CLASSIQUE !

Et encore un service de Flo Piétrus pour Rudy Gobert ! Deux gros dunks d’affilée pour le joueur du Jazz… qui prend sa deuxième faute dans la foulée. France 28 – 33 Espagne.

IBAKAAAA, IBAKAAA, IBAKAAA, la foule de Grenade a trouvé son chouchou. L’intérieur d’OKC vient de bloquer une tentative de Rudy Gobert près du cercle. Temps mort France.

Batum est de retour sur le parquet. Allez Nico, c’est ton match bordel.

Temps mort Espagne. Les Bleus sont encore un peu brouillons, à l’image de cette balle perdue de Boris Diaw alors qu’il avait Sergio Rodriguez sur le dos. Mais l’écart est toujours de cinq points en faveur de La Roja, 35-30.

Pau Gasol est une nouvelle fois envoyé sur la ligne des lancers-francs. Les Bleus sont déjà à cinq fautes d’équipe et chaque nouveau coup de sifflet entraîne les Espagnols sur la ligne. La star a converti ses deux tentatives, immédiatement suivies par un nouveau panier de Nicolas Batum.

L’écart est monté à 10 points en faveur des Espagnols, les Bleus souffrent…44-34 à la pause.

3e QT : France 50 – 65 Espagne

La deuxième période démarre comme la première : une balle perdue française, une contre-attaque, un panier espagnol.

Grosse pression défensive des Espagnols dès le retour des vestiaires, la France peine à mettre son jeu en place et concèdent des paniers faciles en contre-attaque. 50-36 après deux lancers de Marc Gasol.

Deuxième passe décisive de suite pour Thomas Heurtel, avec toujours le même Joffrey Lauvergne à la finition. La France doit désormais trouver son second souffle après avoir subi la pression espagnole depuis quatre minutes.

Olé, un dribble chaloupé de Juan Carlos Navarro puis un alley-oop entre les frères Gasol. L’Espagne peut même de faire le spectacle.

Et Batum en contre-attaque, au dunk ! 54-42.

L’écart oscille entre 12 et 16 points. Il faudrait tout de même un gros passage à vide espagnol ou des stops permanents de l’équipe de France pour que les Bleus reviennent à hauteur de leurs adversaires. 58-46 et encore 2min24 à jouer dans ce troisième QT.

Et voilà que les Espagnols commencent à pleurnicher dans tous les sens et à  mettre des coups en douce. Seraient-ils moins sereins que ce que l’on pourrait penser ?

MAIS OUI EVAN ON SAIT QUE TU ES CHAUD GAMIN !

L’Espagne tient le match par le bon bout. 65-50 à la fin du troisième QT. On a le sentiment que la moindre petite erreur française se paye cash. Il reste désormais dix minutes pour changer la donne.

4e QT : France 64 – 88 Espagne

Navarro continue de se balader. Quant à Marc Gasol… Il est déjà à 17 points. 15 pions pour son frangin Pau.

Les Bleus prennent cher et Vincent Collet n’a d’autres choix que de prendre un temps mort. Llull et Navarro viennent de planter deux tirs primés consécutifs alors qu’Ibaka et Gasol empêchent les tricolores d’accéder au cercle. 72-54 pour l’Espagne.

Vincent Collet lance un cinq avec Diot, Heurtel, Fournier, Piétrus et Lauvergne… OH LE ALLEY-OOP CONCLU PAR SERGE IBAKA ! Et la réponse à trois-points de Fournier derrière. Le nouveau joueur du Magic fait une bonne rentrée malgré tout…

Rudy commence à parler depuis le banc…

Mis à part les USA, aucune équipe n’est en mesure de jouer l’Espagne. Trop solide à l’intérieur, trop adroite, trop de vécu collectif. Bref, trop forte.

La foule réclamait Felipe, alors Felipe Reyes est entré sur le terrain.

La foule réclamait Victor, alors Victor Claver est entré sur le terrain.

Vincent Collet fait tourner, Kim Tillie et Charles Kahudi sont aussi sur le parquet. 88-64 pour l’Espagne. La piquette.

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