L’Espagne tient sa revanche…

L’Espagne a éliminé l’équipe de France au terme d’un match marqué par les ratés des cadres tricolores sur la ligne des lancers-francs.

BEAT SPAIN. Le message semble avoir été reçu cinq sur cinq par l’équipe de France en ce début de rencontre. Concentrés, très agressifs et dans le rythme, les Bleus ont rapidement fait sauter le verrou de la défense espagnole. Une première pénétration suivie d’un trois-points – à un mètre derrière l’arc – de Nando De Colo ont donné le ton du premier QT. Les joueurs de Vincent Collet sont déterminés à aller chercher leur place en finale. Si l’arrière du CSKA dicte le tempo en attaque, Rudy Gobert est son pendant en défense. Le jeune pivot de l’équipe de France fait une nouvelle fois preuve d’une activité dantesque et il avait déjà cumulé 5 rebonds en 5 minutes. Une interception menant à un puissant dunk de Nicolas Batum a poussé Sergio Scariolo à prendre un temps mort alors que son équipe comptait déjà 8 points de retard. La Roja a alors profité de la baisse de régime des tricolores, euphoriques en début de match, pour revenir progressivement au score (17-14 suite à deux lancers de Pau Gasol). C’est sur un trois-points de Sergio Rodriguez, auteur d’un excellent passage, que le premier QT s’est conclu avec un avantage de trois points en faveur des champions d’Europe en titre (20-17).

Une fois l’orage passé, les Espagnols ont fini par se mettre en confiance. Un nouveau tir primé de Sergio Llull dans le corner droit a ramené les deux équipes à égalité (22 partout). En difficulté face à la pression défensive adverse, les tricolore ont eu de plus en plus de mal à se frayer un chemin vers le cercle. Ils ont même manqué des paniers tout faits, à l’image de ce layup raté par Mike Gelabale sous l’arceau. Il se rattrapait néanmoins quelques secondes plus tard avec un énorme trois-points sur la tête d’un défenseur (27-22) avant de laisser sa place à Batum. Encore une fois, les coéquipiers de Rudy Fernandez ont attendu la fin du temps fort français pour revenir dans la partie. Ils ont même repris l’avantage sur un panier primé du joueur du Real Madrid (32-31). C’est tout de même la France qui comptait une courte tête (33-32) au moment de rentrer aux vestiaires.

Un regain d’adresse pour les Bleus

Une première, une deuxième et une troisième interception. Nicolas Batum était partout dans le début du troisième QT. Partout. Auteur d’un panier derrière l’arc dès le retour des joueurs sur le parquet, l’ailier des Charlotte Hornets s’est arraché sur chaque action. Un peu nerveuse, l’équipe de France a fini par gagner en sérénité. Une contre-attaque conclue par De Colo puis un trois-points de Tony Parker ont même redonné de l’air aux Bleus (44-39). Sans briller, les joueurs de Vincent Collet sont parvenus à faire la différence grâce aux rebonds de Rudy Gobert ou encore à l’acharnement de Nicolas Batum. Un autre tir extérieur de Joffrey Lauvergne, avec la planche cette fois-ci, a même offert à l’EDF onze précieux points d’avance. Comme souvent, les Bleus ont creusé l’écart dans le troisième QT (56-48).

Batum et Gobert sauvent la peau de l’EDF

Le patron. Il n’y a pas d’autres termes pour qualifier Nando De Colo. Le natif d’Arras a pris une dimension incroyable tout au long de cet Eurobasket. En patron, il a assommé l’Espagne avec un nouveau trois-points dans le money time. Bien plus adroits de loin, les Français affichaient alors un joli 8/16 de réussite derrière l’arc. C’est à coups de lancers-francs que les Espagnols sont (encore) revenus dans le match. L’écart s’est réduit comme peau de chagrin et les Bleus ne comptaient plus qu’un petit point d’avance suite à un dunk de Pau Gasol, intenable toute la rencontre. La star des Bulls a contré un tir de Rudy Gobert en sortie de temps mort avant de marquer d’un petit bras roulé pour redonner l’avantage à l’Espagne… (62-61). Gasol, impressionnant en fin de match, a complètement changé la donne. Il a même eu la balle de match. Mais un Rudy Gobert monstrueux est venu caler le block du tournoi pour sauver la maison bleue. 66-66, prolongation.

Les Bleus ont tenus le coup. Jusqu’à la sixième faute de Rudy Gobert. Moment choisi par Pau Gasol pour ajouter deux paniers à son capital points. Fébriles sur la lignes des lancers, Parker, Batum et Diaw ont raté des occasions de mettre l’EDF à l’abri. L’Espagne jouera la finale.

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