L’incroyable hommage des Lakers à Kobe Bryant

Soirée forte en émotions au Staples Center, où les Lakers ont célébré pour la première fois la mémoire de leur légende Kobe Bryant.

Il est quatre heures du matin en France et les larmes coulent à flots. Des pleurs sans frontières, de Paris à Londres, de Mexico à Pékin. En partant de Los Angeles, où les Lakers recevaient les Trail Blazers cette nuit. Leur premier match depuis le décès de Kobe Bryant, de sa deuxième fille Gianna Maria et de sept autres personnes lors d’un accident d’hélicoptère survenu dimanche dernier. Discrète pendant une semaine, la franchise et ses membres faisaient le deuil de leur légende, leur modèle, leur ami. Jusqu’à hier soir, avec cette cérémonie, sobre, poignante, magnifique, en l’honneur des victimes. C’est environ 25 minutes avant le coup d’envoi de la rencontre que le chanteur Usher a pris place au centre du terrain. Lumières éteintes. Une prière, « Amazing Grace », interprétée devant un Staples Center déjà ému.

Puis Usher a laissé la place au violoncelliste Ben Hong. En accompagnement de sa mélodie, des passages d’interviews de Kobe, des moments forts, des déclarations cultes, des highlights. De la joie avec Shaquille O’Neal, les titres, les dunks puissants, les séances d’entraînement. Et bien sûr, son amour pour sa femme et ses quatre filles. Sa connexion spéciale avec Gianna, passionnée de basket. Tout au long de la soirée, les supporteurs des Lakers ont scandé leur nom. « Kobe, Kobe. » Puis « Gigi, Gigi. »

Juste après l’hymne national chanté par les Boyz II Men, maillots de Bryant sur le dos, le Staples Center s’est tu pendant 24,2 secondes. 24 comme le numéro de Kobe, 2 comme celui de Gianna Maria.

Puis LeBron James a pris place au centre du terrain. Le King a tenu un discours vibrant sorti directement du cœur.

« Cette soirée est une célébration. Une célébration de 20 années de sang, de sueur, de larmes, de corps brisés, de tout. Les heures impossibles à compter, la détermination à être le plus grand. Ce soir, nous célébrons ce gamin venu ici à 18 ans, qui a pris sa retraite à 38 avant de devenir le meilleur papa du monde. (…) Mamba out, mais nous ne l’oublierons jamais. »

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