Loic Akono raconte sa JSF Nanterre

Ancien nanterrien, l’actuel meneur boulonnais Loic Akono est revenu avec nous sur son parcours avec la JSF avant le match de ce samedi.

Loic-Akono-largeS’il y’a bien un joueur du SOMB pour qui le déplacement à Nanterre sera particulier, c’est bien Loïc Akono. Avec Stephen Brun, il a en effet porté par le passé les couleurs du club francilien. Pour le natif de Marq-en-Baroeul l’histoire a commencé lors de l’intersaison 2009.

« J’étais à Gravelines en Pro A et j’avais vécu une saison blanche sur le plan du temps de jeu car j’étais  jeune (22 matchs disputés, ndlr. Ensuite avec mon agent (Sébastien Raoul, ndlr), on a été en contact avec Nanterre. Ca c’est fait comme ça ».

Comme Evan Fournier cette année-là, Loic Akono a cette époque fait le choix du temps du jeu. Une réussite puisque lors de sa première saison il a tourné à une moyenne de 10,2 points et 4 passes décisives de moyenne en 30 minutes de temps de jeu. Lors de la dernière en 2011-2012 cette fois-ci en Pro A, Akono a surtout impressionné par sa capacité à gérer la concurrence US. Russel Robinson, Alex Gordon, Diante Garrett.. aucun ne lui « a mis la misère à l’entraînement« .

« Au niveau de mon développement, j’ai beaucoup appris. Pascal Donnadieu avait la réputation d’avoir de jeunes joueurs dans son équipe pour permettre leur développement. Le poste de meneur est un poste important et mon passage à Nanterre m’a permis de passer plusieurs cap ».

Ce passage dans le 92 lui a aussi permis de rajouter une ligne à son palmarès avec un titre de champion de France Pro B. Mais son meilleur souvenir reste le match qui a concrétisé la montée historique du club dans l’élite.

« La montée de la Pro B à la Pro A c’est vraiment mon meilleur souvenir avec le club. Pendant le match (l’adversaire était la JL Bourg d’un certain Angelo Tsagarakis, son actuel coéquipier à Boulogne sur mer, ndlr), on était vraiment malmené. On a réussi à trouver les ressources pour gagner ce match et ensuite à Bercy (pour le titre de champion de France Pro B face à Dijon, ndlr) c’était du bonus ».

Avoir vécu cette aventure explique sans doute pourquoi Loic Akono a conservé un vrai lien avec le club où comme il l’explique l’aspect humain avait et a toujours une importance particulière.

« Il y’a beaucoup de personnes qui sont investies dans le club que ce soit les bénévoles, les salariés, les supporters… C’est un club assez familial. On avait beaucoup de rencontres avec les supporters, on s’entendait très bien avec eux. Tous ceux qui passent par là en gardent, je pense, un bon souvenir. J’ai toujours un lien avec le club que ça soit avec le staff, les joueurs ou les supporters. Je sais que si je vais là-bas je suis toujours le bienvenue; j’aime bien aller là-bas voir des matchs de temps en temps. J’ai gardé un bon contact avec les Français qui sont toujours là-bas depuis la Pro B, avec le coach, l’assistant-coach ».

La rencontre de ce samedi avec son équipe de Boulogne sur mer aura donc une saveur différente des autres déplacements. Cette date du 25 octobre il l’a d’ailleurs vite coché dès que le calendrier 2014-2015 avait été dévoilé.

« Depuis que j’ai quitté Nanterre je ne suis jamais retourné jouer là-bas. J’étais vraiment impatient que ce match arrive. Je suis bien content de revenir jouer au Palais des Sports; ça me fait super plaisir car j’ai passé de très bons moments là-bas. J’attends de voir l’accueil que l’on va me réserver, je sais que ça va être bien. Après sur le terrain ça sera autre chose mais en-dehors ça restera mes potes ».

Cette proximité avec plusieurs joueurs de l’effectif nanterrien actuel va d’ailleurs pouvoir servir car lui et Stephen Brun sont les meilleurs informateurs sur ceux qu’ils ont autrefois côtoyés.

« On a déjà fait une séance vidéo. On a parlé des joueurs que l’on connaissait. C’est vrai que c’est beaucoup plus facile pour nous de parler de joueurs comme Mykal, Marc ou Jo. ce sont des joueurs que l’on connait très bien. Après on connait aussi un peu le fonctionnement du coach, sa manière de vouloir jouer. On peut aider notre équipe et le staff sur quelques éléments ».

Cela ne sera pas de trop car le SOMB court encore après sa première victoire après quatre journées de championnat.

« Nous on n’a pas encore gagné de match; ça va être très compliqué. Là il va falloir beaucoup d’envie, ne pas aller là-bas en se disant que c’est mort. Il faut jouer le tout pour le tout. Nous  on a besoin d’une victoire , ça serait le déclic qui lançerait notre saison. Il va falloir être solide ».

Crédit photo : Claire Macel

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