L’Olympiacos deutsche qualität, le Fener écrase le CSKA, Kiev solide

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Emir PreldzicPassé à deux reprises tout près de la victoire avant de céder dans les derniers instants, Budivelnik a fini par accrocher une victoire. Toujours bien en place, collective et solide à l’intérieur, l’équipe ukrainienne a battu le Partizan dans le combat. Malgré un Bogdan Bogdanovic très chaud (15 pts), Darjus Lavrinovic (22 pts, 8 rbds) et ses partenaires confirment ainsi qu’il faudra compter sur eux dans la course pour le Top 16. Budivelnik joue sans paillettes, en dépit des quelques envolées de Micah Downs ou DaJuan Summers (15 pts, 7 rbds), mais peut compter sur son roster complet où chaque élément est en mesure de sanctionner la moindre petite inattention. Nanterre est prévenu.

Effectif complet, nombreuses rotations, collectif huilé, autant de qualités également partagées par Unicaja Malaga, tombeur dans sa salle d’un Galatasaray privé de Nathan Jawai pour de longues semaines. Considérablement gênés par le small ball turc en première période, les Andalous ont serré les rangs en défense et lâché les chevaux après la pause, dans le sillage d’Earl Calloway (13 pts, 5 pds) et Nik Caner-Medley (16 pts, 23 d’éval). Malaga joue bien, donne du temps de jeu aux jeunes et engrange de la confiance. Dix ans après s’être révélé à la face de l’Europe, Unicaja fait de nouveau plaisir à voir.

Le plaisir, voilà ce qu’il manque au CSKA. Encore en recherche de confiance et d’ajustements tactiques, la formation d’Ettore Messina s’est prise les pieds dans le tapis persan. Bouffé par l’envie du Fenerbahçe Ulker, incapable de contenir Bo McCalebb en sortie de banc (14 pts, 20 d’éval), Moscou a attendu d’accuser un retard de vingt unités en début de second quart-temps avant de se ressaisir, par l’entremise de Kyle Hines (17 pts, 8 rbds) et surtout Vladimir Micov (20 pts). Pas suffisant tout de même pour renverser le match, d’autant plus que Bojan Bogdanovic (23 pts) et Emir Preldzic (13 pts, 24 d’éval) avaient sorti leur tenue de soirée dans une Ulker Sports Arena en délire.

Le délire, le mot adéquat pour qualifier le scénario des récentes victoires de l’Olympiacos en Euroleague. Après avoir littéralement asphyxié Malaga puis climatisé Galatasaray, le champion d’Europe a « nationalmannschaftisé » (= grecquisé) le Bayern Munich. Dans un match trois étoiles, les joueurs du Pirée ont encaissé un violent 17 – 0 à cheval entre le milieu du troisième quart-temps et le début du quatrième, avant d’enclencher la marche avant à l’amorce du deutsche mark time. Aphones pendant deux longues minutes, les Bavarois ont tout de même eu par deux fois l’occasion d’égaliser, sur lancer (Schaffartzik…) et à trois points (Delaney contré par le vent), et repartent donc du Pirée avec un sentiment mitigé. Très agressifs dans l’attaque du cercle, souvent dominateurs à l’intérieur, les hommes de Pesic ont confirmé leurs bonnes dispositions, sans pour autant réussir à l’emporter. De quoi, tout de même, nourrir de beaux espoirs.

Pour l’Olympiacos en revanche, le poste 5 semble poser problème. Bryant Dunston (19 pts, 8 rbds) a le niveau pour donner le change à Vassilis Spanoulis (10 pts, 4 bps) et Printezis (13 pts, 12 rbds), mais Cedric Simmons et Mirza Begic ne répondent pas encore présents lors de leurs (rares) apparitions. A suivre.

Les résultats :

Budivelnik Kiev  74 – 69  Partizan Belgrade

Fenerbahçe Ulker  86 – 60  CSKA Moscou

Unicaja Malaga  84 – 57  Galatasaray

Olympiacos  88 – 83  Bayern Munich

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Comments
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Commentaires (1)

  1. dodgers93

    J'ai regardé Olymp-Bayern. Les Grecs restent supérieurs aux bavarois notamment dans la gestion du jeu. Les Munichois ont été supérieurs dans la peinture comme prévu même si Bryant finit avec un -6 d'éval (ça pique les yeux). En tout cas, le Bayern a fait très bonne impression face au double champion en titre. Je pense que les munichois peuvent les battre à la maison, d'ailleurs il sera très difficile de les battre chez eux.