Mam Jaiteh : « Mes progrès se concrétisent »

De son expérience au Draft Combine, Mam Jaiteh tire un bilan positif mais n’entend pas cesser de progresser.

A force de le voir tous les week-ends sur les parquets de Pro A on oublierait presque que Mam Jaiteh n’a que vingt ans. En trois saisons professionnelles l’intérieur formé à l’INSEP s’est déjà forgé un solide palmarès avec une Coupe de France (en 2014), l’Eurochallenge (rn 2015) et au niveau individuel un titre de mvp français de Pro B et la meilleure progression de Pro B en 2013. Le prochain défi qui l’attend ? Les playoffs avec un quart de finale face au SLUC Nancy puis la draft où il espère être sélectionné au premier tour.

Le déroulement du Draft Combine à Chicago
« C’était une superbe expérience pour moi. Ça m’a permis de voir un peu le niveau universitaire. Je suis quand même loin de ce qui se passe aux Etats-Unis ; ça n’est pas la même chose d’en entendre parler que de le vivre. J’ai pu mesurer mes progrès. Je suis vraiment très content de cette expérience. Ça m’a confirmé que je suis prêt, j’ai été plutôt dominateur à mon poste. C’est quelque chose qui s’est vu et c’est positif pour la suite ».

Une part de business
« Pour moi c’était vraiment important de jouer contre les Américains. Il y’a toujours la critique que la France ça n’est pas les Etats-Unis. Etre bon là-bas c’est quelque chose de beaucoup plus significatif parce que c’est devant leurs yeux. Le jeu est beaucoup plus athlétique, ça va beaucoup plus vite. Ça ne m’a pas empêché de garder toute mon identité, de pouvoir faire ce que j’avais à faire. Je n’ai pas eu beaucoup de ballons parce que c’était le genre de match plus conçu pour les meneurs ou les ailiers qui gardent beaucoup le ballon. Le peu de ballons que j’ai eu j’ai pu les concrétiser. J’ai été très présent au rebond ; je pense que c’est ce qu’on va me demander en premier si je vais en NBA ».

Des contacts noués
« C’est rassurant, ça veut dire que tu suscites de l’intérêt. Pour moi c’est une récompense du travail que je fais. D’ailleurs j’aurais voulu avoir la meilleure progression parce que je pense que j’ai beaucoup travaillé, progressé. De voir que j’ai eu des sollicitations sur le territoire américain ça montre une certaine reconnaissance ».

Un jeune déjà « ancien »
« Je paye un petit peu ma précocité. C’est quelque chose qui a fait un buzz à Boulogne sur mer. On a l’impression que je suis là depuis dix ans (il sourit) mais je n’ai que 20 ans. En arrivant là-bas il y’a une critique positive qui m’est beaucoup revenue c’est que l’on voyait que j’avais beaucoup plus d’expérience que tout le monde, que j’avais déjà joué contre des hommes, que j’avais déjà vécu certaines situations qu’aucuns n’avaient vécu. J’étais le seul professionnel là-bas ; j’ai pu le transmettre sur le terrain, ça s’est vu ».

Des responsabilités à assumer
« Ce qui est bien c’est qu’en ce moment je suis sur une bonne dynamique. Mes progrès se concrétisent depuis le début de la saison. Une saison c’est long, il y’a des hauts et des bas. Ce qu’il faut c’est continuer à progresser, ça va aider l’équipe. Le fait que Jo soit blessé ça me donne encore plus de responsabilités. Ça ne peut qu’enrichir mon expérience, mon mental. A 20 ans tu es sensé avoir un gros impact sur une équipe qui a terminé deuxième de la saison régulière, qui a gagné l’Eurochallenge. Je pense que c’est quelque chose que beaucoup de joueurs de 20 ans ne doivent pas vivre ».

Sur le SLUC Nancy
« On les a joué il y’a trois semaines à peu près. On avait perdu en prolongation alors que l’on venait juste de remporter l’Eurochallenge dans un contexte un peu spécial. Mais ça il faut vite l’oublier car les playoffs c’est un championnat à part entière ».

Pour retrouver le reportage de French Insider sur le draft combine de Mam Jaiteh cliquez ici

Crédit photo : Claire Macel

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