Mam Jaiteh : « M’intégrer le plus rapidement dans cette équipe »

Rookie avec l’Equipe de France A, Mam Jaiteh entend bien se faire rapidement sa place au sein du groupe tricolore.

Des seize joueurs sélectionné pour entamer la préparation à l’Euro, le pivot Mam Jaiteh est le seul à entamer sa première préparation. C’est avec beaucoup d’enthousiasme et un mental gonflé à bloc qu’il l’aborde, bien décidé à faire le plein d’expérience.

Le moment où il a appris sa sélection dans les 16
« Je l’ai su le jour de la draft. Ce qui est marrant c’est que je me suis réveillé le matin ; déjà il y’avait un décalage horaire. Je regarde mon téléphone et je vois des notifications à l’infini. Je vois des félicitations mais je ne vois pas encore pour quoi. Je regarde et je vois EDF. J’ai préféré d’abord ne rien dire et je suis allé sur le site de la fédération. Quad j’ai vu mon nom ça a été une joie énorme. J’étais super content mais à moitié car à 19h j’avais la draft. Je n’ai pas pu apprécier la sélection à sa juste valeur.

Etat physique et mental
« Mentalement je me sens bien. L’échec de la draft a été un moment difficile mais j’ai très vite basculé en pensant à l’année d’après. J’étais plus dans la motivation et la détermination. Le fait d’être fort mentalement va m’aider physiquement ».

Retour à l’INSEP
« J’ai fait trois ans ici. C’est là où tu te créés des souvenirs inoubliables, des liens avec les autres de ma génération. J’espère d’ailleurs qu’ils rejoindront l’équipe à un moment donné. C’est à l’INSEP que j’ai fait ma première grosse saison ; ça m’a lancé, le départ de tout ».

Le vécu des sélections jeunes
« Ça m’a appris que plus tu te préparais dur et mieux ça se passerait à la fin. Au début tu ne comprenais pas pourquoi c’était aussi dur ; tu ne peux pas imaginer à quel point un championnat d’Europe c’est très intense. Etre ici ça te permet encore plus de réaliser la fierté que c’est de porter le maillot. A titre personnel je n’ai jamais gagné de médaille donc j’ai toujours cet objectif en tête. je vais m’inspirer de ce que je vais vivre ici pour avoir encore plus cette culture de la gagne. J’ai de très bons exemples autour de moi ».

Côtoyer des grands joueurs
« Quand on voit à quel point la raquette est chargée, d’être au contact de ces joueurs-là c’est quelque chose de très spécial pour moi. Je ne réalise pas et je préfère ne pas le faire car je pense que ça va me distraire plus qu’autre chose. Je ne m’imaginais pas être là donc maintenant que j’y suis ça serait con de rester les regarder jouer. Je préfère me concentrer sur ce que je dois faire, sur mon objectif de m’intégrer le plus rapidement à l’équipe. Je prends tout ce qu’il y’a à prendre, je me donne à fond. Mon but est de ne pas avoir de regrets ».

Sa place dans l’équipe
« S’il n’y avait pas d’espoir je ne serais pas venu. Après je ne suis pas sur une autre dimension. L’espoir c’est ce qui me permet de me donner à 100%. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans une préparation. J’y crois mais si je n’y suis pas, je serais content car je me serais donné à fond ».

La vie de rookie
« Mon seul regret c’est d’être le seul rookie (il se marre). Je ne sens même pas de solidarité quelconque ; ils me comprennent mais ils ne sont pas avec moi. Mais pour l’instant ça va. J’ai juste le droit à la marche alors qu’eux sont tous transportés en mini-bus. J’ai aussi eu le droit au joyeux anniversaire pour Charles Kahudi quand on est arrivé mais je pense que la Marseillaise ça ne va pas tarder. Boris reste assez cool pour le moment, il me conseille énormément. Tu sens qu’il veut t’aider à t’intégrer, qu’il veut me passer quelque chose ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

 

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