Marco Belinelli : « Nous ne sommes pas un Big Three mais un Big 12 »

Les Italiens sont arrivés en Lituanie plein d’espoir.

Réunis, autour d’une table en U, dans le hall du Siauliai Hotel, les joueurs italiens répondent tranquillement aux questions des journalistes. Pour eux, l’euro commence dans quelques heures, contre la Serbie, vice-championne d’Europe. Un début difficile contre une équipe construite autour de l’excellent meneur Milos Teodosic et de joueurs expérimentés et rodés aux joutes europénnes. La sélection serbe est jeune – huit joueurs ont entre 22 et 24 ans et Krstic fait office de vétéran à 28 ans – et dispose également d’une bonne rotation en dépit de l’absence de l’intérieur Novica Velickovic et des doutes sur la présence de l’artilleur Marko Keselj.

À l’intérieur, Andrea Bargnani aura fort à faire puisqu’il sera au prise avec Kosta Perovic, Boban Marjanovic et surtout Nedad Krstic, l’intérieur du CSKA Moscou. Si Il Mago pourra user de ses aptitudes au shoot contre des intérieurs moins mobiles que lui, il lui faudra aussi remporter la bataille sous l’arceau en prouvant qu’il peut protéger sa raquette. Sur ce point là, Marco Belinelli semble confiant :

 » On a envie de jouer contre des adversaires de haut niveau. Comme l’a dit Mancio (Mancinelli, ndlr.), nous ne sommes pas un Big Three mais un Big 12. Il y a aura des facteurs déterminants pour nous : moi, je dis que nous prendrons les rebonds mais que le problème se situe plus au niveau des balles perdues «  analyse le Bolognais.

Repêchée suite à l’augmentation du nombre d’équipes invitées au tournoi, l’Italie arrive en Lituanie dans un rôle d’outsider, ce qui ne déplait pas à l’intérieur des Raptors :

 » Les Serbes sont forts, ils ont une grande solidité mentale. Ce sont eux les favoris. Nous, nous devons prendre les matchs les uns après les autres. »

Un discours qui fait écho à celui du capitaine Marco Mordente :

 » On n’a pas une grande réputation mais c’est normal. Ces dernières années, nous ne l’avons pas méritée. Je me dis que si on réussit à imposer notre basket, nous deviendrons une équipe difficile à affronter car nos avons des joueurs capable de faire beaucoup de choses. Nous sommes sur la bonne route, l’engagement de chacun a grandi durant la préparation. « 

À la mène, Daniel Hackett, qui sort d’une saison exceptionnelle avec Pesaro, devra faire face à Teodosic. Le match-up pourrait bien se révéler décisif mais l’ancien Trojan d’USC espère pouvoir prendre sa revanche aujourd’hui :

 » J’ai déjà joué contre Teodosic en demi-finale de l’Euro U20. Ce fut une guerre, ils remportèrent le match et le tournoi. Heureusement, ce soir, ce sera différent. « 

Contre une Serbie dont l’attaque avait été dévastatrice lors des championnats du monde (49,6% au shoot, 88,9 points de moyenne, 17,6 assists/match), Danilo Gallinari devra montrer qu’il peut être le leader italien du scoring. L’ailier des Nuggets est apparu déterminé lors de la conférence de presse :

 » Je me sens bien, le groupe est super et on a une bonne alchimie. Je m’attends un tournoi de très haut niveau : c’est la première fois que je dispute cinq matchs en six jours, la tension sera haute et tout se jouera dans la tête. Oublions tout de suite les rêves et les désillusions, ce n’est plus le moment. Il est temps de jouer. »

Enfin, le dernier mot revient à l’entraineur, Simone Pianigiani, conscient des difficultés de son équipe :

« Avant tout, la Serbie est une équipe. Elle a ses systèmes, son identité, sa force de caractère. À l’intérieur, il faudra se battre et on tâchera de ne rien lâcher au score avant de trouver le bon moment pour creuser l’écart. «  prévient-il.

Réponse à 14h15 (heure française) : Italie – Serbie à Siauliai

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Comments

Commentaires (4)

  1. Sachou

    Ce sera un super championnat d'Europe !

  2. soldi

    j espere que les ritals vont avec leur jeune team epoustoufle un peu tout le monde belinelli c est l elegance pure .

  3. Jah

    Autant j'ai détesté l'Italie pendant de longues années, autant leur nouvelle équipe me fait saliver ! J'aime bien ces p'tits jeunes, là, j'espère qu'ils vont faire un truc !

  4. OscarAbine

    Leur premier match laisse pas beaucoup d'espoirs : pas de meneurs (Belinelli obligé de monter le ballon, ça le fait pas…), pas de menace intérieure, un jeu collectif pauvre dès que la défense adverse hausse le ton, Gallinari et Bargnani bien persos (on s'en doutait), ça fait pas rêver. Faudra voir face à moins fort que la Serbie…