Metta World Peace : « J’ai toujours voulu jouer en Europe »

A 35 ans, Metta World Peace espère relancer sa carrière en Italie et ainsi démontrer qu’il en a encore sous le capot.

C’est désormais officiel : Metta World Peace évoluera jusqu’à la fin de la saison sous la tunique de club italien du Pallacanestro Cantu. Une nouvelle aventure pour le joueur de 35 ans, signé par les Sichuan Blue Whales l’été dernier mais qui avait dû se résoudre à quitter la Chine dès le mois de décembre en raison d’une blessure au genou. Présenté à ses nouveaux fans, l’ancien champion NBA s’est expliqué sur les raisons qui l’ont poussé à rejoindre l’Europe.

« J’ai toujours voulu jouer en Europe », a expliqué MWP à l’Assiociated Press, des propos relayés par Yahoo ! Sports.

« Ils font bien circuler le ballon et ils bougent beaucoup. C’est que j’aime faire. Je suis impatient de jouer un basket d’équipe, de jouer de manière intelligente et de marquer. Je peux marquer mais je suis surtout enthousiaste à l’idée de pratiquer un basket collectif. »

C’est donc sous les conseils de Kobe Bryant que l’ancien Ron Artest a décidé de s’engager avec le modeste club de Cantu, actuellement dixième du championnat italien.

« Je voulais rejoindre Cantu car les anciennes superstars disent qu’elles veulent toujours jouer pour des prétendants au titre. Je ne veux pas jouer pour n’importe quelle équipe. Je préfère jouer pour une équipe plus faible et jouer contre les meilleurs. Je n’aime pas jouer avec eux mais contre eux… et les battre. Je ne suis pas venu ici parce que je suis vieux et que je ne veux plus jouer. Non, c’était le moment idéal pour moi de venir ici. J’ai l’opportunité de jouer dur, de rencontrer de nouveaux coéquipiers. Je verrai ensuite si je peux jouer une autre saison ici. C’est l’un des meilleurs championnats au Monde et je suis très heureux. »

Objectif pour celui qui se fait désormais surnommer « The Panda’s Friend » : prouver qu’il peut encore avoir un impact sur le parquet et faire oublier l’image de joueur imprévisible et ingérable qui lui colle à la peau.

« Le panda est un animal drôle et adorable qui défend son territoire. Il est fort mais calme. Cela me convient parfaitement. Les gens qui ont suivi ma carrière m’appellent encore Ron et ça me va. La plupart des gosses m’appellent Metta alors que tout le monde en Chine m’appelle Panda. Au Moyen-Orient, ils m’appellent World Peace », ajoute-t-il en plaisantant.

« J’ai connu une carrière faite de hauts et de bas. J’ai grandi en jouant au basket dans les rues de New York. Et c’était dur, très dur. J’ai commencé à jouer en NBA de la même manière. Désormais, la mentalité est différente de l’époque où j’étais jeune. J’ai toujours eu une mentalité de ‘rue’ mais quand en vieillissant vous devenez plus mature. Quand vous êtes en colère, vous ne pouvez pas vous concentrer. »

Après deux expériences infructueuses aux New York Knicks puis en Chine, Metta World Peace parviendra-t-il à relancer sa carrière en Europe ? Aucun doute si l’on en croit l’intéressé qui estime même avoir encore quelques belles années devant lui.

« J’ai encore cinq ans devant moi pour en profiter donc je vais jouer avec beaucoup de fougue. Pas avec colère, mais avec passion. »

S’il est peu probable de retrouver un MWP à son meilleur niveau, on peut toutefois faire confiance au meilleur ami des pandas pour apporter un peu de distraction à ses nouveaux supporteurs…

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